Diigo réinvente le surligneur et les notes dans la marge à la sauce sociale

Le 06 mai 2008 à 14h40 | 4 commentaires

DiigoOui, je sais, je parle trop de Diigo ces derniers temps, mais ce service en vaut la peine, que ce soit pour la qualité du produit, la richesse des fonctionnalités proposées, ou les usages qu’on peut en faire, bien au delà des simples fonctions de bookmarking social. Un point que je n’ai pas abordé, à dessein, dans on billet d’introspection du service est celui de l’annotation. Bien que cette fonctionnalité représente une facette non négligeable du service, je souhaitais lui consacrer un billet à part.

Qui n’a pas un jour souligné une phrase ou un paragraphe d’un livre avant d’ajouter quelques annotations dans la marge, quand il ne s’agissait pas de polycopiés de fac abondamment barrés de surligneur. Diigo reprend cet usage et le transpose online, comblant ainsi un gros trou dans les pratiques du web. Là encore c’est très intuitif : une fois activé le bookmarklet ou la barre d’outils, il vous suffit de sélectionner le texte à mettre en valeur, puis clic droit, et highlight. Difficile de faire plus simple, et les options sont insérées dans le menu clic droit des navigateurs, ce qui évite d’avoir à surcharger ce dernier.

Diigo introduit le Social dans Bookmarking Social

Le 06 mai 2008 à 00h21 | 8 commentaires

Diigo, service de bookmarking socialUtilisateur de Delicious de la première heure, j’ai toujours été à la fois séduit par la simplicité de l’interface d’ajout des bookmarks, et déçu par le quasi abandon de l’application. Si le coté bookmarking y est omniprésent, et c’est parfait, le coté réseau social n’a jamais été développé à mon grand dam, et il m’avait jusqu’ici été impossible de trouver un quelconque service répondant à mes exigences. Jusqu’à il y a trois semaines quand, lors d’une discussion sur IRC, Eric Rice m’a envoyé sur Diigo, un tout nouveau service de bookmarking social dont je vous ai parlé à plusieurs reprises depuis quelques temps. Un de plus, peut être. Sauf que Diigo met enfin la dose de social dans le bookmarking social, et rentre dans le cercle très fermé des applications web qui me font faire des bonds dans tous les sens.

C’est la raison pour laquelle je vous propose un tour plein de superlatifs de ce service, placé sous les auspices de l’ergonomie, de l’expérience utilisateur et de ses fonctionnalités de bookmarking, de socialisation et d’import / export qui en font un service vraiment à part.

Les gens sur le web utilisent-ils vraiment les tags ?

Le 29 avril 2008 à 04h46 | 15 commentaires

Je suis tombé récemment sur deux chiffres extrêmement intéressants concernant l’utilisation des tags dans les outils de publication sur le web, et sur les pratiques afférentes.

Le premier a été publié par Yahoo lors du WWW2008 de Pékin et concerne son service de bookmarking social Delicious, où 90% des utilisateurs et 95% des bookmarks sont rassemblés sous moins de 2000 tags, ce qui fait à la fois beaucoup et très peu.

Le second vient d’une présentation faite par Garrick Schmitt à l’IA Summit 2008 et concerne l’utilisation de la navigation par tags par les visiteurs de sites web : 87,8% d’entre eux n’ont jamais navigué à l’aide d’un nuage de tags ou ne le font jamais, et seuls 12.2% d’entre eux les utilisent régulièrement.

Lancement de Vaporware, l'autorité de certification de votre identité numérique, 500 invitations à gagner

Le 31 mars 2008 à 23h59 | 41 commentaires

English version at the bottom of the page

Vaporware.frAprès des mois de travail acharné, j’ai la fierté de vous annoncer le lancement officiel de Vaporware, la toute première autorité de certification globale de votre identité numérique, qui ouvrira en bêta privée dans les prochains jours et pour laquelle nous offrons une invitation aux 500 premières personnes se signalant dans les commentaires.

Friendfeed, le réseau social inutile de plus

Le 15 mars 2008 à 12h26 | 1 commentaire

Le logo de FriendfeedDans la catégorie des trucs hyper addictifs qui ne servent à rien, j’ai demandé le lifelog, à propos du plus connu d’entre lesquels je m’étais déjà exprimé l’année dernière. Présenté par ses fanatiques comme la révolution du lien social online, voire comme celle de la collaboration professionnelle, Twitter, puisqu’il s’agit de lui, n’a jamais réussi à me convaincre ni de la nouveauté de la chose, ni de son utilité. 2414 tweets plus tard, je ne le considère pas plus qu’une mauvaise en alternative à tout un ensemble de services que j’utilisais déjà, et dont il reproduit bien imparfaitement les avantages, et précisément les erreurs, j’aurai bientôt l’occasion de m’exprimer sur le sujet.

Refusez vos contacts professionnels sur Facebook sans les froisser

Le 29 janvier 2008 à 00h25 | 6 commentaires

Facebook est aujourd’hui un des réseaux sociaux les plus populaires au monde, et en tout cas celui qui connaît la croissance la plus forte. S’il a pour beaucoup le mérite de populariser les réseaux sociaux auprès du grand public – un peu comme André Rieu avec la musique, et au même niveau de qualité – ses nombreuses limitations le rendent très rapidement inutilisable en mélangeant sans distinction possible sphère privée et sphère professionnelle.

La dictée de Bernard Pivot 2008.0

Le 19 janvier 2008 à 11h28 | 2 commentaires

Un peu d’humour et d’auto dérision en ce samedi matin, avec cette vignette trouvée chez Guim.

Pourquoi j'ai fermé mon compte Facebook

Le 01 janvier 2008 à 23h30 | 15 commentaires

facebookJe viens de fermer mon compte Facebook. Première action d’éclat de l’année 2008, il ne s’agit absolument pas d’une résolution, mais plutôt une décision franche et ferme, prise à la suite d’un constat : sur Facebook, le social n’a justement plus rien de… social.

La Wish Machine, application Facebook de la nouvelle année

Le 28 décembre 2007 à 17h52 | 1 commentaire

logo groupe reflect Aussi drôle et inutile que Bash.org mais totalement indispensable en cette fin d’année 2.0, groupe Reflect vient de lancer la Wish Machine, une application Facebook totalement révolutionnaire qui égayera vos journées de travail pendant que vos clients se dorent la pilule en Afrique du Sud ou dévalent les pistes des trois vallées.

Une fois inscrit sur la Wish Machine, vous y enregistrez vos bonnes résolutions pour l’année 2008, et faites vôtre celles que les autres utilisateurs ont eux-même déposé. Rien de plus simple en soi, sauf que tout cela cache un grand concours doté de lots particulièrement impressionnants (pas taper quand je reviendrai au bureau, merci), voyez plutôt :

Mozilla Prism amène les applications web sur votre bureau

Le 28 octobre 2007 à 22h27 | 11 commentaires

La première application web digne de ce nom qu’il m’a été donné de croiser était une infâme usine à gaz en J2EE, lente à souhait malgré une architecture plus que respectable, mais qui avait le mérite de reproduire à l’identique l’application desktop dont elle était le portage. J’évoque souvent cette expérience, car, malgré bien des défauts, elle a marqué pour moi le jour où j’ai vu le web comme autre chose que du vent tout juste bon à causer des soucis de sécurité aux administrateurs système.

Je me rappelle très bien m’être alors fait la remarque – nous étions au mois d’août 2003 – qu’à la façon dont allaient les choses, les applications web pourraient rapidement remplacer leurs homologues de bureau tant elles palliaient les principaux défauts de ces dernières :

  • Plus de problèmes de compatibilité entre les architectures, les systèmes d’exploitation et les bibliothèques graphiques. Même si les problèmes d’interopérabilité entre les divers navigateurs existent toujours, leur résolution est nettement plus aisé que le portage d’une application développée dans un langage compilé d’un système à l’autre.
  • Plus de problèmes de copies piratées, puisque tout le contrôle se fait côté serveur. Il est certes toujours possible de se faire passer les identifiants, la mise en commun des documents avec les heureux possesseurs de mes accès risque fort de poser problème un jour ou l’autre.
  • La décentralisation totale des ressources, permettant à tout un chacun de travailler de n’importe quelle machine sans avoir à rapatrier un profil, un parc applicatif, une configuration et des documents sauvegardés. Tout se ferait côté serveur, ce qui supprimait bien des problèmes d’administration.
  • Dernier mais non des moindres, la solution à tous les problèmes de déploiement et de mise à jour posés par les applications de bureau sur les parcs de taille importante, malgré l’existence d’outils de déploiement automatisés.
  • Ma réflexion sur le sujet du point de vue de l’utilisabilité y a plus tard apporté une pierre supplémentaire : la possibilité de supprimer de nombreuses applications toutes les fonctions inutiles dont personne ne se sert jamais et qui les rendent inexploitables ou sous-utilisées. Corollaire : la vente de licences avec différents niveaux de fonctionnalités adaptées aux besoins des utilisateurs. En un mot, remettre ce dernier au centre de la boucle dont il n’aurait jamais du sortir.

Je me rendais rapidement compte des obstacles opposés à l’avènement de ce monde entièrement décentralisé dans lequel l’application web – on ne parlait alors pas encore de web 2.0, nous en étions aux premiers balbutiements d’AJAX, et c’était alors la croix et la bannière pour avoir quelque chose qui marchait vraiment – régnerait en maître.

  • Tout restait à faire en matière de portage. Nous sommes en 2007, soit quatre ans après ce premier contact, et la suite bureautique la plus aboutie a encore bien du chemin à faire.
  • Même si nous sentions que les choses bougeaient, la crise de confiance dans les valeurs de la première bulle Internet restait tenace, et il faudrait beaucoup de temps avant que les marchés, et à travers eux le grand public s’en remettent.
  • Je connaissais peu d’entreprises capables de confier leurs documents à une société tierce, quel que soit le niveau de confidentialité de ces derniers. Le passage par des appliances déployées chez le client pouvait bien résoudre ce problème, mais il déportait alors celui des mises à jour et du déploiement au niveau de l’éditeur, et non plus du SI de la société.
  • Enfin, et non des moindres, dès lors que je dois ouvrir mon navigateur pour y accéder, une application web reste un site web, avec toute la connotation négative que cette notion peut porter.

Billets précédents :