Roadmap vers Typo 5.0.4
Après quelques semaines de sommeil suite à la sortie de Typo 5.0.3, Piers et moi nous sommes remis au travail, avec pour objectif une version 5.0.4 d’ici à la mi mai. Celle-ci se focalisera principalement sur la qualité de l’application, tout en introduisant quelques nouveautés. Histoire de vous tenir au courant, je vous propose un aperçu des fonctionnalités que nous avons prévu d’y intégrer.
Les 9 killer features de l'admin de Wordpress 2.5
Wordpress 2.5, dont une démo est disponible en ligne apporte son habituel lot de nouveautés, parmi lesquelles une refonte en profondeur de l’administration, organisée autour des fonctionnalités de plus en plus nombreuses et diversifiées du plus populaire des blogware open source. Qu’on aime ou qu’on aime pas – et je rentre depuis longtemps dans la seconde catégorie – force m’est d’avouer que cette nouvelle version est impressionnante.
Plutôt qu’un tour complet de cette nouvelle admin qui ne servirait pas à grand-chose, je vous propose de passer en revue les 9 petits trucs qui vous changent la vie.
16 erreurs à ne pas commettre sur vos formulaires de login
Réaliser le formulaire de login parfait relève un peu de l’utopie ergonomique, tandis qu’il est particulièrement facile de se tromper. Dans son article en deux parties, Account sign-in, 8 *2 mistakes to avoid Jared Spool détaille 16 erreurs à ne pas commettre quand on crée un tel formulaire. Il y étudie le formulaire lui-même, mais également tout ce qui va autour : placement, opportunité… en l’appliquant à la boutique en ligne du site de Cisco.
Plutôt que de traduire simplement son billet, j’ai repris les 16 points étudiés, et j’ai tenté de les appliquer aux cas les plus génériques possibles, afin de pouvoir les réutiliser sur tous les types de sites et d’applications possibles.
Sondage : quel thème pour Typo 5.0
Après la sortie la semaine dernière de la version stable de Ruby on Rails 2.0, La toute nouvelle version de Typo se profile doucement à l’horizon. À l’occasion de ce changement de version majeure, nous avons décidé de changer le thème de base, pour un design rajeuni. Et dans notre grande mansuétude, nous avons décidé que ce serait TOI, oui TOI lecteur qui choisirait à quoi allait ressembler ton blogware préféré (si, si, tu vois, non seulement on va te faire décider à ta place, mais en plus décide à ta place que tu aimes Typo et que tu vas l’installer sur ta machine… ha les joies du crowdsourcing…)
Après cet intermède d’un cynisme particulièrement marqué, il est temps pour moi de vous présenter les heureux lauréats, parce qu’ils le valent bien :
Joomla second des Open Source CMS awards... On croit rêver !
Les Open Source CMS Awards 2007, récompenses attribuées aux meilleurs outils de gestion de contenus libres viennent d’être attribués sur le site de l’éditeur britannique Pact Publishing, et j’avoue que certains résultats me laissent sans voix.
Meilleurs CMS de l’année 2007 :
- Drupal.
- Joomla.
- CMS Made Simple.
CMS les plus prometteurs :
- MODx.
- TYPOlight (rien à voir avec Typo).
- dotCMS.
Meilleur CMS développés en PHP :
- Joomla.
- Drupal.
- e107.
Meilleurs CMS n’ayant pas été développés en PHP :
- mojoPortal.
- Plone.
- Silva.
Meilleur CMS à vocation sociale.
- Wordpress.
- Drupal.
- Elgg.
Les bonnes pratiques du web racontées aux enfants
Devant la déferlante des détournements de couvertures de Martine – phénomène qui n’a rien de nouveau mais qui semble avoir pris une ampleur particulière depuis quelques semaines – je n’ai pas pu m’empêcher d’accommoder l’héroïne des enfants sages à la sauce des bonnes pratiques du web.
TEASING ce que vous devriez trouver sur la prochaine version de Typo /TEASING
Depuis le temps que je ne vous avais pas donné de nouvelles de Typo, je pouvais bien me fendre d’un petit billet de teasing, histoire de vous montrer la prochaine fonctionnalité qui devrait arriver sous peu dans la trunk, avant de rejoindre la prochaine version stable : un éditeur de thèmes en ligne, qui m’a été demandé par pas mal de gens souhaitant migrer depuis Wordpress et pouvoir éditer leurs templates directement depuis le web.
Sémantique XHTML et bonnes pratiques
Depuis maintenant trois ou quatre ans, on peut lire jusqu’à plus soif que le web 2.0 a inauguré le règne du contenu, et cette allégation n’est pas complètement fausse. L’auteur d’un site publie un contenu ; les visiteurs y réagissent par des commentaires, des billets liés, du bookmarking social, ou de la mise en avant sur les agrégateur sociaux. Bien que la qualité des contenus promus laisse souvent à désirer – il vaut mieux ne pas trop demander aux gens de réfléchir – le système marche semble fonctionner malgré quelques ratés ici et là. Pourtant, si l’on parle beaucoup du contenu, on en oublie que trop souvent la structure, y compris dans le monde des développeurs web, à l’exception peut-être du web sémantique.
Contrairement à ce que j’ai longtemps cru, le XHTML n’est pas seulement un langage de mise en forme ; par la nature même de chacun de ses éléments, il donne du sens à la structure de la page, et ce sens peut être exploité de bien des manières. C’est pour cette raison que l’on parlera dans la suite de cet article de sémantique structurelle.
Des menus déroulants à choix multiples sans select
On se retrouve tous un jour ou l’autre confronté au problème de questions à réponses multiples et encore plus nombreuses, sans possibilités de filtrage préalable. Dans ce cas, la première solution qui vient à l’esprit est celle du menu déroulant à choix multiple, et elle peut sembler alléchante à plus d’un point de vue.
Grave erreur ! Il n’y a pas pire pour votre utilisateur que cette extension de notre bon vieux select, dont j’avais sérieusement remis la fiabilité en question il n’y a pas si longtemps que cela. Je me suis rendu compte à mes dépends que les menus déroulants à choix multiples étaient aux formulaires ce que le blink et les gifs animés étaient aux pages web des années 90 : une plaie.
On fait tous des conneries, et moi le premier. Confronté à des formulaires dans lesquels je rencontrais de nombreux champs à réponse multiple sans aucun contrôle de ma part sur leur nombre, j’ai mis du menu déroulant partout, persuadé de détenir la bonne méthode. Horreur, malheur, dirait la sorcière si elle était là, le truc s’avère épouvantable à utiliser.
- Un clic de souris à coté, et on perd toute sa sélection.
- La sélection de cases non adjacentes relève du défi olympique.
- Difficile à styler, on s’y perd facilement entre les réponses.
J’ai cherché un moment avant de trouver une solution satisfaisante vues les contraintes qui m’étaient imposées :
- Un nombre infini de réponses potentielles.
- Accessibilité totale, donc pas de javascript.
- Facilement personnalisable.
La solution
Pas besoin de chercher bien loin. Remonter à l’origine du problème et aux avantages apparents de la solution choisie devaient me permettre de prendre la bonne direction.
Dans un formulaire, la première chose à laquelle on pense quand il s’agit de réponses multiples, c’est “cases à cocher”. Malheureusement, celles-ci deviennent rapidement impossible à afficher au delà de quelques éléments. D’où l’utilisation du menu déroulant à choix multiple, dont l’ascenseur permet d’occuper un minimum de place, mais au détriment de l’utilisabilité.
Il me fallait donc combiner les avantages des cases à cocher et des menus déroulants à choix multiples, sans sacrifier à l’accessibilité :
- Espace à l’écran restreint.
- Réponses multiples.
- Nombre de réponses indéfini et potentiellement infini.
Pour cela, je commence par englober mes réponses dans une div dont je force la hauteur et à laquelle j’attribue la propriété CSS overflow-y : auto. Voilà pour la partie déroulante.
J’ajoute ensuite une série de label dans lesquels j’englobe ma case à cocher. Si je trouve ça sémantiquement moyen – le label désigne le champ de formulaire, ce dernier ne saurait donc y être inclus – c’est structurellement valide. J’applique ensuite à chacun de mes labels la propriété CSS display: block
Ce dernier point est très important. En effet, si l’id de la case à cocher et la propriété for= du label sont renseignées correctement, la sélection du champ quand je clique sur le label s’étend à toute la ligne. Pratique non ?
Il ne me reste qu’à mettre un peu de couleur une ligne sur deux pour bien différencier les réponses, et le tour est joué. Évidemment, le résultat présenté est tout sauf joli, mais je vous rappelle que mon sens artistique avoisine le zéro absolu.
Télécharger le code source de l’exemple.
Les standards du web expliqués à ma mère
Les standards du web expliqués à ma mère
Ma mère utilise un ordinateur sous Windows Millenium “le seul avec lequel je n’ai jamais eu de problèmes”, appelle une unité centrale un “moteur” car ça fait du bruit et c’est ce qui fait propulse la machine, et a depuis longtemps oublié sa propre adresse courriel peu peu qu’elle l’ait jamais connu. Le jour où elle m’a demandé de lui expliquer ce qu’étaient ces fameux standards du web dont je parlais si régulièrement et qui avaient l’air tellement importants, je savais que la partie était tout sauf gagnée.
– Ces standards du web, c’est quoi ?
– Eh bien, c’est un code de bonne conduite pour créer des sites web qui ont la même apparence sous tous les navigateurs du marché.
– Ah, parce qu’il y a plusieurs navigateurs ? Je ne connais qu’Internet Explorer.
– Oui, il y en a tout un tas : Firefox, Netscape, Flock, Opéra…
– Et ça sert à quoi d’en avoir autant, ce ne serait pas plus simple de n’en avoir qu’un seul ?
– Hmmm… peut-être, si. Au fait, pourquoi roulez-vous dans une Clio verte ?
– Eh bien parce que c’est une bonne voiture, et qu’elle me plaît bien.
– Ce ne serait pas plus simple que tout le monde roule en Golf diesel bleue ? Plus de problèmes de pièces détachées, un seul type d’essence à la pompe… le bonheur quoi.
– Et laisser à une entreprise allemande le monopole de l’automobile en France ?
– Ben voilà, vous avez compris.
– Quel est le navigateur le plus utilisé ?
– Internet Explorer, avec 90% de parts de marché (la conversation est assez ancienne, ndlr).
– Et Internet Explorer suit ce code de bonne conduite ?
– Non, pas vraiment. En fait il ne suit que ce qu’il veut.
– Alors pourquoi parler de “standards”, s’ils ne sont pas suivis pas 90% des utilisateurs ?
– C’est que les standards du web n’ont pas valeur normative.
– On ne peut donc pas parler de norme. Dans ce cas, à quoi servent-ils ?
– Vous connaissez les normes ISO ? La norme ISO9002 par exemple.
– Oui, prend ta vieille mère pour une imbécile, je ne te dirai rien.
– L’institut ISO part d’une implémentation pour définir une norme. Le W3C définit des codes de bonne conduite à priori pour que les navigateurs puissent s’y conformer dans le futur.
– Le W3C ?
– Oui, une organisation indépendante composée de grands noms de l’industrie informatique. Elle élabore les préconisations que l’on appelle les standards du web.
– Et qui les rédige ?
– Des groupes de travail. L’activité du W3C va bien au delà de l’unification du rendu des pages web.
– Et Microsoft en fait partie ?
– Oui.
– Donc, si j’ai bien compris, les standards du web sont directives à valeur non normatives créées par des sociétés qui ne les appliquent pas dans leur propre produit, produit qui se trouve de fait être le navigateur standard sur le web. C’est bien ça ?
– En quelque sorte, oui…
– Eh beh, nous voilà biens…
Note : cette conversation a été à peine déformée, dans un soucis de concision et de clarification.









Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.