Diigo réinvente le surligneur et les notes dans la marge à la sauce sociale
Oui, je sais, je parle trop de Diigo ces derniers temps, mais ce service en vaut la peine, que ce soit pour la qualité du produit, la richesse des fonctionnalités proposées, ou les usages qu’on peut en faire, bien au delà des simples fonctions de bookmarking social. Un point que je n’ai pas abordé, à dessein, dans on billet d’introspection du service est celui de l’annotation. Bien que cette fonctionnalité représente une facette non négligeable du service, je souhaitais lui consacrer un billet à part.
Qui n’a pas un jour souligné une phrase ou un paragraphe d’un livre avant d’ajouter quelques annotations dans la marge, quand il ne s’agissait pas de polycopiés de fac abondamment barrés de surligneur. Diigo reprend cet usage et le transpose online, comblant ainsi un gros trou dans les pratiques du web. Là encore c’est très intuitif : une fois activé le bookmarklet ou la barre d’outils, il vous suffit de sélectionner le texte à mettre en valeur, puis clic droit, et highlight. Difficile de faire plus simple, et les options sont insérées dans le menu clic droit des navigateurs, ce qui évite d’avoir à surcharger ce dernier.
Commandez vos sushi sur le web, réglez-les par paypal
Ça fait un moment maintenant que je ne commande plus mes sushi que chez Sushi Zen. Et pour cause, ce sont les premiers à Paris à proposer une commande entièrement en ligne, avec règlement par Paypal. On économise donc un coup de téléphone, un chèque, voire un aller-retour au distributeur de billets loin là bas dans le froid, le vent et la pluie.
Résultats de l'enquête sur l'usage des flux RSS chez les internautes francophones
Merci d’avoir été si nombreux à répondre à l’enquête sur l’usage des flux RSS par les internautes francophones, lancée dans ces colonnes le 14 septembre dernier. L’opération a été un succès bien plus important qu’escompté, et malgré un dépouillement partiellement automatisé, la consolidation de l’ensemble des informations reçues a pris énormément de temps.
Les robots ménagers ne sont (malheureusement) pas de jeux d'enfants
Peut-être vous êtes-vous déjà frotté à l’un de ces robots ménagers multitâches, multifonctions, vous assurant un remboursement du double du prix d’achat dans l’hypothèse improbable où vous rateriez un seul plat en suivant scrupuleusement livre de recettes mode d’emploi tout-en-un livré avec la bête. Si tel est le cas, vous vous êtes très probablement arraché les cheveux au à la vue des notices d’utilisation mal conçues aux schémas illisibles sur lesquel rien ne ressemble plus à un bol qu’un autre bol, et où rien ne permet de distinguer une lame d’un malaxeur.
J’ai eu l’occasion de discuter de ces aberrations de la nature avec un product manager d’une grande marque de robots ménagers. Ce dernier m’avait confié que les difficultés liées à l’utilisation des produits étaient responsables de plus de 70% des appels au service client. Malheureusement, ils étaient depuis longtemps entrés dans un épouvantable cercle vicieux : seuls se vendaient vraiment les robots disposant d’un nombre proprement incroyable de fonctionnalités, mais leur complexité les rendait inutilisables, au point que la très grande majorité d’entre-eux prend la poussière dans un placard. Je peux témoigner en ce sens, celui gagné par maman à la kermesse paroissiale n’est pour ainsi dire jamais sorti de son carton.
Enquête : combien de temps passez-vous chaque jour à lire vos flux RSS ?
Je lance une enquête auprès des francophones concernant leur rapport avec leur agrégateur RSS : qui, où, quand, comment, combien de temps et de flux ? Il s’agit juste de répondre, par mail, aux 10 petites questions ci-dessous. C’est rapide, et je ne publierai jamais ni la liste des répondants ni le détail des réponses.
- Quel âge avez-vous ?
- Quel est votre domaine d’activités (informatique, marketing, mode…) ?
- Combien de flux avez-vous dans votre agrégateur ?
- Combien de temps passez-vous chaque jour à lire vos flux ?
- Où lisez-vous vos flux (maison, bureau… )?
- Quel agrégateur utilisez-vous (Google Reader, Bloglines, Netvibes, Liferea…) ?
- Vos lectures ont-elles principalement un rapport avec votre activité professionnelle ?
- Classez-vous vos flux par thématiques dans votre agrégateur ?
- Votre liste de lecture évolue-t-elle régulièrement ?
- Pourquoi ?
Comment forcer les utilisateurs d'un produit à en lire la notice ?
Bien que la loi oblige les fabricants à traduire les notices de traduction en 8 à 11 langues différentes, selon le type de produit, on peut légitimement se demander à quoi elles servent tant les utilisateurs les ignorent royalement. On fera cependant une exception pour les notices de montage des meubles de la marque suédoise Ikéa, dont la simplicité est connue dans le monde entier. Il n’en est semble-t-il pas de même avec l’informatique, comme le montre cette tranche d’histoire de l’Internet français dans laquelle on voit un opérateur se battre pour faire comprendre le bon fonctionnement de ses équipements à des clients pourtant supposés technophiles.
Au milieu des années 90, lorsque apparurent les tous premiers modem ADSL USB, la notice d’utilisation de ces derniers spécifiait en toutes lettres que l’installation des outils fournis sur un CDROM était le préalable obligatoire au branchement du modem. Dans le cas contraire, une corruption de la base de registre Windows invitait le contrevenant à réinstaller son poste, avec la perte des données qui résultait.
Après une période de plusieurs mois durant lesquels son service d’assistance technique croulait sous les appels de clients enragés – et on les comprend – un opérateur de l’époque décida de pallier au problème. Dans ce but, il ajouta sur le dessus du carton contenant le kit de connexion un papier sur lequel était écrit en rouge sur fond blanc : “installez les outils présents sur le CDROM avant de brancher le modem”. Le nombre d’appels pour cause de réinstallation forcée diminua d’environ 5%, ce qui est bien, mais pas top.
Afin de faire passer l’information, il fut décidé de placer un autocollant affichant le message d’avertissement en blanc sur fond rouge sur le corps même du modem USB. Il fallait forcer les utilisateurs à prendre connaissance du message au moment du déballage de l’engin. Peine perdu, le nombre d’appels quotidien chuta à nouveau de 5%.
Puisque la notice, la partie supérieure de l’emballage et le modem ne suffisaient pas, il fallait aller au devant des utilisateurs les plus bornés. L’opérateur fit donc appel au bon sens de sa R&D, qui, une fois n’est pas coutume, n’en manquait pas. Il fut donc décidé de mettre un cache sur les prises USB du modem, scellé par l’autocollant sus-cité, pour voir enfin les utilisateurs prendre connaissance des consignes d’utilisation. La quatrième tentative fut la bonne, et les appels à la hotline pour ce motif diminuèrent de plus de 80%.
En guise de conclusion, je rappellerai deux points fondamentaux pour tout concepteur de site web – et concepteur tout court d’ailleurs :
- N’imaginez pas un seul instant que votre application puisse être un jour utilisée de la manière dont vous l’avez conçue.
- Si vous devez placer un garde-fou quelque-part, faites le toujours le plus tard possible, et de la manière la plus bloquante possible.
Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit. Si vous êtes sages, demain, nous parlerons des manières de concevoir une application web idiotproof.

Quel crédit accorder aux menus déroulants ?
Intéressante discussion la semaine dernière avec le responsable du service clientèle d’un fournisseur de télécommunications sur l’emploi fait par les utilisateurs des formulaires web de demande d’aide à la hotline.
En substance, il s’avère que, concernant les menus déroulants servant à qualifier les problèmes rencontrés par ses clients, cet opérateur m’a fourni les chiffres suivants :
- 90% choisissent la première option, quelle qu’elle soit.
- 5% choisissent l’option autres si elle est présente.
- 5% choisissent une option plus ou moins en rapport avec leur problème.
Cette constatation introduit deux problèmes évidents :
Les problèmes étant répartis entre les différentes équipes en fonction de leur typologie, un travail de requalification de l’affaire doit être effectué systématiquement avant traitement, avec une retransmission à l’équipe concernée. Outre l’allongement des délais de traitement, cela implique aussi une charge de travail supplémentaire, qui passe par l’analyse de diatribes rédigées dans un français généralement douteux par Madame Michu, dont je vous reparlerai très bientôt.
Vus ces chiffres, quel crédit accorder aux données émises via un menu déroulant, et par extension, par toute zone de formulaire à choix multiples ? Dès lors, on doit classer ces données en trois catégories :
- Celles qui impliquent une dépense ou un investissement du client, par exemple la durée d’un abonnement. On peut raisonnablement tabler sur la fiabilité d’une telle donnée puisqu’elle implique une variation du paiement à l’arrivée.
- Celles qui sont absolument indispensables au traitement du formulaire et qu’une intervention humaine ne peut permettre de recouper à partir d’autres renseignements.
- Les données purement statistiques.
Quant à notre opérateur, afin de mieux répartir le travail entre les équipes chargées des différentes typologies de problèmes, il a tout simplement décidé de générer ses menus déroulants dans un ordre aléatoire.

Conception de la navigation d'un site web
Ensemble d’éléments me permettant de savoir d’un coup d’oeil où je me trouve, où je suis allé, où je peux aller et comment m’y rendre, la navigation est une composante majeure d’un site web qu’il ne faut en aucun cas négliger. D’une navigation adéquate dépendent aussi bien la fidélisation de vos visiteurs que la transformation d’une visite en vente. Car ne vous y trompez pas, qu’il s’agisse d’un billet sur votre blog, du remplissage d’un formulaire de contact par un futur prospect ou d’un troupeau de zébus malgaches, si vous exposez sur le web, c’est que vous avez forcément quelque-chose à vendre.
Quelques principes simples
Comme vous l’avez vu plus haut, la navigation est :
Un ensemble d’éléments : la navigation ne se compose pas uniquement du menu, mais de tous les éléments permettant de… naviguer et de se retrouver sur le site. Nous reverrons cela en détails plus loin, mais on peut citer des éléments aussi divers que :
- Le menu.
- Le chemin de fer.
- Les liens d’évitement.
- Les titres de parties et sous parties dans un texte.
- Les éléments contextuels.
- Le pied de page.
- Le plan du site (bien qu’on ne puisse pas vraiment parler de navigation à proprement parler).
- Le titre de la page.
Me permettant de savoir où je me trouve : idéalement, l’arrivée sur une page d’un site devrait immédiatement me permettre de savoir où je me trouve, sans rien connaître du site, et surtout sans jamais avoir à réfléchir. Idéalement, si je me suis profondément enfoncé dans l’arborescence du site, je dois également pouvoir en visualiser les différentes étapes.
Me permettant de savoir où je suis allé : lorsque je tombe sur des éléments de navigation, je dois pouvoir reconnaître d’un seul coup d’oeil si je m’y suis déjà rendu ou non, et évidemment sans réfléchir. Pratiquement, cela passe le plus souvent par de la mise en forme. On pourra choisir de modifier la couleur de la police de caractères, traditionnellement en la rendant plus foncée. Pour des raisons d’accessibilité, il n’est cependant pas recommandé de supprimer le soulignement des liens afin de toujours les reconnaître pour ce qu’ils sont. En fonction de la typologie du site, on pourra également afficher la liste des derniers produits visualisés ou des derniers billets lus dans un encart contextuel.
Me permettant de savoir où je peux aller : l’ensemble des grandes rubriques du site doivent être clairement affichées, et cela passe notamment par :
- Montrer de manière explicite qu’il s’agit d’un élément de navigation. En 1996, le menu de mon premier site web arborait crânement la mention “menu”. Quelques semaines plus tard, je me rendais compte à quel point c’était évident, et j’éliminais la mention menu au profit d’indications quant aux rubriques : Cyberpunk, Jeux de Rôles, Roller, Contact.
- Séparer clairement la navigation du contenu.
- Utiliser une nomenclature claire, unifiée et adéquate. Des deux listes suivantes, l’une est bien, l’autre moins :
- Écrire, Gestion, Discussion, Personnaliser, Configuration.
- Écrire, Gérer, Discuter, Personnaliser, Configurer.
Les niveaux de navigation
On distingue deux niveaux de navigation : la navigation globale et la navigation contextuelle.
Navigation globale
La navigation globale est présente sur l’ensemble du site. Elle ne change pas quel que soit la page du site sur laquelle l’utilisateur se trouve, qu’il soit authentifié ou non.
En ce qui concerne ce dernier point, j’avais la semaine dernière le cas de la conception d’un site dont la partie “espace authentifié” devait être particulièrement mise en avant, et notamment apparaître dans la navigation global. Afin de résoudre ce point, nous avons placé le formulaire d’inscription et d’authentification derrière l’onglet “mon espace personnel” quand l’utilisateur n’est pas authentifié. Cela nous a permis de libérer de l’espace dans la têtière en n’ajoutant pas de lien “identification” / “inscription”
On trouvera habituellement la navigation dite “globale” sur la têtière, à gauche, ou à droite, et sur le pied de page qui regroupe généralement l’ensemble des liens utilitaires :
- Mentions légales.
- Licence sous laquelle est publiée le contenu.
- Contact.
- Plan du site.
Navigation contextuelle
On voit souvent la confusion entre navigation contextuelle et contenus contextuels, l’un et l’autre étant relativement semblables.
La navigation contextuelle, comme son nom l’indique, se compose d’éléments de navigation contextuels à la partie du site visitée. Le contenu contextuel, lui, est un ensemble de contenus en rapport avec le contenu affiché.
Dans le contenu contextuel, on trouvera notamment :
- Articles de la même famille que celui visité.
- Articles achetés par les visiteurs ayant acheté l’article en cours de consultation.
- Articles complémentaires de l’article consulté (des chaussettes si je regarde une paire de bottes en caoutchouc…).
- …
Nomenclature
La nomenclature, aussi appelée wording est fondamentale en termes de navigation. Elle est d’autant plus délicate à mettre en place que celui qui la choisit est généralement profondément immergée dans le site. Ce qui lui semblera limpide comme de l’eau de roche pourra sembler parfaitement obscure pour le visiteur.
Une fois le problème de clarté des libellés bien compris, reste le problème de l’efficacité. La navigation doit en effet inciter le visiteur à acheter cliquer, et pour cela, une seule solution : lui donner envie.
Autre point à prendre en compte, les codes et standards généralement admis sur le web. Ces codes peuvent être aussi bien écrits que visuels (oui, je sais, on parle de nomenclature). Si ces codes peuvent sembler clairs pour les spécialistes, il n’en est pas forcément de même pour le grand public.
Exemple :
- Syndiquer ce site.

- Fil RSS.
Ces trois libellés veulent dire exactement la même chose, mais ne seront pas perçus du tout de la même manière par un non spécialiste :
- Syndicat ? Syndicat ? Qu’est-ce que ça vient faire là, j’ai déjà ma carte à la CGT moi.
- …
- Fil RSS, j’ai lu ça dans le dernier Vieille et Moche, ça sert à suivre un blog sans avoir à revenir dessus tous les jours.
Ce site étant destiné à des spécialistes, le choix d’une icône colorée et mise en valeur, reconnue par les gens du sérail, s’imposait d’elle-même.
Pour résumer, le nomenclature de la navigation doit être :
- Très claire : je dois comprendre où je me trouve, et où je peux aller.
- Incitative : je dois avoir envie de cliquer.
- Adaptée aux us et coutumes du public auquel mon site est destiné.
Typologie des sites étudiés
Bien qu’il existe un très grand nombre de sites différents, nous étudierons dans la seconde partie de cet article des mode de navigations en rapport avec 5 typologies de site qui m’ont semblé les plus pertinents :
- Le site portail institutionnel.
- Le site marchand.
- Le site marketing produit.
- Le blog.
- L’application web.
À suivre…

Ergonomie d'un blog en 16 réponses
À l’occasion de la refonte de son blog, David se pose 16 questions sur la manière d’agencer son site afin d’offrir à ses visiteurs une ergonomie optimale. Ses interrogations pouvant s’appliquer à n’importe quel site, j’ai décidé d’y consacrer un billet, plutôt que répondre dans les commentaires comme il invite ses visiteurs à le faire.
Découverte d’un blog
1. Quelle est la porte d’entrée d’un nouveau blog ? Arrivez-vous le plus souvent sur la page d’accueil ou via un lien direct/une recherche ou autre ?
J’arrive généralement sur un nouveau blog via un médium externe : billet sur un blog déjà lu, ou résultat de recherche. J’arrive donc très rarement sur la page d’accueil. Cependant, quel que soit mon point de chute, je m’attends à y voir un certain nombre d’éléments bien précis (que l’on retrouve – oh surprise – sur celui-ci) :
- Un titre.
- Un descriptif de ce dont traite le blog (autrement appelé tagline).
- Un ou plusieurs billets.
- L’endroit où je me trouve (un chemin de fer est parfois un plus, mais pas toujours adapté).
- Une navigation générale simple et concise, comprenant un lien vers le flux RSS visible et standard.
- Une navigation thématique claire, complète et très facilement accessible (typiquement en première position de la sidebar).
2. Quelle est la page suivante, celle que vous visitez juste après avoir lu celle que vous venez de découvrir ? Les liens généralement fournis sont-ils adaptés ?
Je ne lis généralement pas d’autre page que celle sur laquelle je suis tombé, puisque mon arrivée sur ce blog répond à un besoin précis. Je peux cependant faire une entorse à la règle si la page visitée réunit des conditions précises :
- Que tous les titres des billets soient parfaitement pertinents.
- Que les billets disposent de liens “précédent” et “suivant” affichés en haut de page et affichant le titre des articles vers lesquels ils pointent.
- Ou, mieux, que sous chaque billet se trouve un encadré comprenant un ou plusieurs liens pointant vers des billets connexes.
3. Lorsque vous découvrez un blog intéressant, quel est votre type d’exploration ? Via les tags, les favoris, les archives ?
Quand je ne passe pas par les média explicités ci-dessus, j’utilise généralement la navigation thématique large, autrement appelée catégories, à moins que je ne cherche que des billets traitant d’un sujet vraiment particulier pouvant se définir par un simple mot clé.
Souscription à son flux RSS
4. Quel est le facteur déclenchant la souscription ? Quels sont vos critères de sélection ?
Le premier facteur, c’est la visibilité du flux RSS. Le bouton RSS fait partie des premières choses que je m’attends à voir sur un blog, avec le titre et la tagline. Si je dois me demander où chercher la souscription ne serait-ce qu’une seconde, je n’irai pas plus loin.
Il faut ensuite que le contenu soit vraiment intéressant pour que je rajoute un flux aux quelques centaines qui encombrent déjà mon agrégateur, et là aussi, cela implique des critères tout à fait subjectifs :
- Si c’est un blog personnel, il faut impérativement que je connaisse la personne au moins en ligne.
- Il faut qu’il soit en bon français.
- S’il s’agit d’un blog professionnel ou technique, il faut que sa ligne éditoriale aille dans le sens de mes centres d’intérêt (elle doit donc être clairement définie, notamment à travers la navigation thématique simplifiées).
- Les contenus doivent être pertinents, de qualité, et ne pas être de simple relais des billets à la mode sur les autres blogs. J’ai les favoris populaires de Delicious pour ça.
5. Vous abonnez-vous au flux général ou à une sous-partie (lorsque c’est possible) ?
Le flux général, toujours, mais je ne lis que ce qui m’intéresse (d’où l’utilité de donner des titres pertinents à ses billets).
6. Qu’est ce qui vous pousse à supprimer un fil RSS de votre agrégateur ?
Cette question rejoint celle du facteur déclencheur de la souscription, mais dans le sens inverse :
- Perte de la qualité rédactionnelle.
- Perte durable d’intérêt des billets.
- Transformation du blog en relais de Digg.
Recherche d’un billet particulier
7. Passez-vous par une recherche externe ? interne ?
Arrivant le plus souvent sur un blog par un moteur de recherche, je passe assez peu par la recherche interne. Je m’attends cependant à en trouver une accessible immédiatement à un endroit pertinent : à droite de l’en-tête, ou bien placée dans la sidebar. Il faudra d’ailleurs que je la remette ici quand j’aurai refait la CSS des résultats.
8. Utilisez-vous les archives d’un blog ?
Je n’utilise pas les archives temporelles, qui ne valent finalement que dans le cadre du diarisme (journal intime pas intime). J’utilise en revanche beaucoup les catégories, qui sont une méthode d’archivage thématique.
9. Pour vous rappeler d’un billet, le titre est-il primordial ? Faut-il qu’il soit choquant/spécial ?
Pourquoi me rappeler le titre d’un billet si je sais de quoi il parle et que je dispose d’une recherche locale ? En revanche, utilisant un agrégateur RSS particulièrement peuplé, je m’attends à ce que les titres soient pertinents, sinon je ne lis pas le contenu.
Contenu et disposition
10. Préférez-vous le classique deux colonnes ou le nouveau big footer pour tout ce qui est « annexe » (liens, archives, derniers *, etc) ? ou autre (par exemple ici c’est un peu hybride) ?
Je préfère une solution hybride qui me permette de :
- Embrasser d’un seul coup d’oeil navigation thématique et contenu du billet sur lequel j’arrive.
- Affiche le reste des éléments de navigation à part, de manière bien détachée, claire, et surtout sans interférer avec le contenu, donc de préférence en dessous.
11. Un bon billet de blog, c’est le point de départ vers de nombreuses pages intéressantes à lire ou une impasse car vous n’avez bien souvent pas le temps de lire d’autres ressources ?
Un bon billet de blog, c’est généralement un aller simple dans mes bookmarks Delicious, avec très peu de chances pour que je lise autre chose, à moins que les options de navigation décrites plus haut ne me soient offertes.
12. Quelle importance accordez-vous à la régularité de publication d’un blog ?
La généralisation des agrégateurs RSS a profondément changé notre mode de consultation d’un contenu web : d’actifs – nous allions vers l’information – nous sommes devenus passifs – l’information vient à nous. Dès lors, la fréquence de publication n’a plus grand intérêt : nous ne nous lassons plus à force de nous heurter quotidiennement à un mur de non nouveauté tous les matins à l’heure du petit déjeuner.
Commentaires
13. Souhaitez-vous être tenu au courant des réponses à votre commentaire ? Si oui, comment ?
Il existe deux manières de se tenir au courant des réponses à un commentaire :
- Par courrier électronique.
- Par un flux RSS associé à la discussion.
Pour moi, le premier médium n’est pas envisageable. La plupart des gens ne ferment pas leurs commentaires au bout d’une durée déterminée, et recevoir des mails à propos d’une discussion vieille de deux ans, totalement dépassée et sortie de son contexte est relativement fatiguant.
Le flux RSS, au contraire, me semble présenter des avantages indéniables. Il évite de sortir de l’agrégateur (pour rejoindre le client mail), il se fait oublier tant qu’il n’y a plus de réponse, et il ne vient pas polluer ma boite à lettres.
14. Préférez-vous que la réponse soit incluse à votre propre commentaire ou dans un commentaire suivant ?
Un commentaire suivant.
15. Quelle importance accordez-vous à la qualité de vos commentaires ?
Idéalement, tout blog modérerait les commentaires à priori. Bien que plus contraignante pour l’auteur, cette solution présenterait au moins un avantage : prévenus des risques de modération, les commentateurs ne publieraient que des commentaires pertinents, et éviteraient les missives du genre “ouah, j’adore ce que tu fais, kikooolol”.
16. Avez-vous déjà hésité à répondre après avoir identifié les liens sortants en « nofollow » ?
J’ai une double position vis à vis des liens sortants en « nofollow » :
- Dans les commentaires, ils ne posent pas de problèmes, car ils ne risquent pas d’empêcher les moteurs de recherche de perdre le fil de la discussion.
- Dans les pingbacks ou trackbacks, il me semble qu’ils arrêtent la discussion, au moins virtuellement.
Ma réponse à la question sera “non”, car je ne fais pas attention à la politique du blog avant de poster un commentaire, et je ne le fais pas pour profiter du pagerank de l’auteur du billet mais parce que j’ai quelque chose à dire.
Remarque :
En rédigeant ce billet, je me suis rendu compte que de nombreuses réponses aux questions de David étaient redondantes, et je vous prie de m’en excuser.
Cela révèle un premier problème : en rédigeant son questionnaire, David a pensé de manière thématique, en mettant en avant les éléments que l’on s’attend à trouver sur un blog, et non transverse en isolant les problèmes posés. J’ai songé un moment à reformuler mes réponses afin de supprimer l’ensemble des répétitions, mais cela impliquait de ne plus suivre le jeu des questions réponses (un peu comme, en milieu de troisième, le jour où j’ai regroupé les questions posées autour d’un texte en trois thématiques et rédigé mon premier commentaire composé un an trop tôt au lieu de répondre bêtement comme on me l’avait demandé).
Mon conseil à David serait donc : lorsque tu t’occuperas de ta refonte effective, essaie de réfléchir de manière transverse de manière à ne pas imposer d’éléments redondants à ton visiteur afin de lui offrir un parcours agréable sur un blog par ailleurs de qualité.
[edit]
David a mis en ligne l’ensemble des réponses et un résumé de celles-ci sur son blog.
Être paresseux, c'est une question de bon sens
Sur le principe, difficile de ne pas approuver l’auteur d’un ouvrage sur l’utilisabilité des sites web qui commence son livre en expliquant qu’il a voulu faire quelque chose de court afin d’acquérir la certitude que son livre soit lu jusqu’au bout et serve à quelque chose. Tant que la brièveté ne masque pas l’indigence, cette introduction me parait frappée au coin du bon sens, et cela tombe bien, puisque c’est justement de bon sens que Steve Krug nous parle dans Don’t Make Me Think, A Common Sense Approach to Web Usability (Ne me faites pas réfléchir, une approche de l’utilisabilité des sites web par le bon sens).
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Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.