Diigo réinvente le surligneur et les notes dans la marge à la sauce sociale
Oui, je sais, je parle trop de Diigo ces derniers temps, mais ce service en vaut la peine, que ce soit pour la qualité du produit, la richesse des fonctionnalités proposées, ou les usages qu’on peut en faire, bien au delà des simples fonctions de bookmarking social. Un point que je n’ai pas abordé, à dessein, dans on billet d’introspection du service est celui de l’annotation. Bien que cette fonctionnalité représente une facette non négligeable du service, je souhaitais lui consacrer un billet à part.
Qui n’a pas un jour souligné une phrase ou un paragraphe d’un livre avant d’ajouter quelques annotations dans la marge, quand il ne s’agissait pas de polycopiés de fac abondamment barrés de surligneur. Diigo reprend cet usage et le transpose online, comblant ainsi un gros trou dans les pratiques du web. Là encore c’est très intuitif : une fois activé le bookmarklet ou la barre d’outils, il vous suffit de sélectionner le texte à mettre en valeur, puis clic droit, et highlight. Difficile de faire plus simple, et les options sont insérées dans le menu clic droit des navigateurs, ce qui évite d’avoir à surcharger ce dernier.
Diigo introduit le Social dans Bookmarking Social
Utilisateur de Delicious de la première heure, j’ai toujours été à la fois séduit par la simplicité de l’interface d’ajout des bookmarks, et déçu par le quasi abandon de l’application. Si le coté bookmarking y est omniprésent, et c’est parfait, le coté réseau social n’a jamais été développé à mon grand dam, et il m’avait jusqu’ici été impossible de trouver un quelconque service répondant à mes exigences. Jusqu’à il y a trois semaines quand, lors d’une discussion sur IRC, Eric Rice m’a envoyé sur Diigo, un tout nouveau service de bookmarking social dont je vous ai parlé à plusieurs reprises depuis quelques temps. Un de plus, peut être. Sauf que Diigo met enfin la dose de social dans le bookmarking social, et rentre dans le cercle très fermé des applications web qui me font faire des bonds dans tous les sens.
C’est la raison pour laquelle je vous propose un tour plein de superlatifs de ce service, placé sous les auspices de l’ergonomie, de l’expérience utilisateur et de ses fonctionnalités de bookmarking, de socialisation et d’import / export qui en font un service vraiment à part.
Les gens sur le web utilisent-ils vraiment les tags ?
Je suis tombé récemment sur deux chiffres extrêmement intéressants concernant l’utilisation des tags dans les outils de publication sur le web, et sur les pratiques afférentes.
Le premier a été publié par Yahoo lors du WWW2008 de Pékin et concerne son service de bookmarking social Delicious, où 90% des utilisateurs et 95% des bookmarks sont rassemblés sous moins de 2000 tags, ce qui fait à la fois beaucoup et très peu.
Le second vient d’une présentation faite par Garrick Schmitt à l’IA Summit 2008 et concerne l’utilisation de la navigation par tags par les visiteurs de sites web : 87,8% d’entre eux n’ont jamais navigué à l’aide d’un nuage de tags ou ne le font jamais, et seuls 12.2% d’entre eux les utilisent régulièrement.








Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.