Google Chrome sort de la bêta, la fin d'une époque ?

Le 13 décembre 2008 à 13h31 | 2 commentaires

La sortie de la version stable de Google Chrome va-t-elle relancer la guerre des navigateurs dans laquelle Mozilla Firefox réussi à passer du stade d’outsider exotique à celui de challenger sérieux ? J’ignore de le savoir © et il est à mon avis trop tôt pour le dire. Le produit est encore neuf, visiblement buggé, ne dispose pas du système d’extensions qui fait visiblement de Firefox une meilleure station météo qu’un navigateur, et n’est disponible que sur une seule plate-forme. Et, il faut l’avouer, Google commence à faire peur.

kickIE6, et si on renvoyait le web 10 ans en arrière ?

Le 20 septembre 2008 à 15h37 | 14 commentaires

Ça me fait franchement mal de taper sur un des meilleurs sites francophones dédiés au développement web. Je dois toutefois reconnaître que la dernière trouvaille de Bruno Bichet pour bouter Internet Explorer 6 hors de nos frontières est une des idées les plus stupides depuis l’invention du parcmètre, et donc du Firefox Download Day, pour ceux qui suivent.

Les militants qui posent sur leur site un badge best viewed with Firefox ont tendance à m’agacer. Ceux qui affichent une bannière, ou pire, une landing page de type vous utilisez un navigateur obsolète et dangereux pour le web m’horripilent avec un H comme dans Halimi. Quant à ceux qui bloquent purement et simplement l’accès à leur site à quelque navigateur que ce soit – à une exception d’amour près – ils m’inspirent le même genre de réactions qu’une horde de touristes sur le quai de la ligne 1 du métro parisien à 8 heures et demi un jour de grève des transports. En redirigeant les utilisateurs d’Internet Explorer version 6 et inférieure vers son flux RSS mis en forme par Feedburner, Bruno vient de poser une nouvelle borne aux limites de la bêtise. Son geste et encore plus impardonnable qu’il est un professionnel du secteur, pour le travail duquel j’ai, par ailleurs beaucoup de respect.

J'ai testé pour vous Internet Explorer 8 bêta 2

Le 04 septembre 2008 à 22h01 | 6 commentaires

Après m’être jeté sur Chrome, le navigateur lancé par Google sur une base de Webkit comme la misère sur le pauvre monde, il me fallait, dans ce soucis d’exhaustivité, d’impartialité et d’absence totale de parti pris qui me caractérise, terminer mon test d’Internet Explorer 8 bêta 2. D’abord parce que je l’avais promis à Christophe Lauer, et qu’il attend ce test avec impatience, ensuite parce qu’IE8 est à termes supposé remplacer définitivement cette saloperie d’Internet Explorer 6 qui n’aurait clairement jamais du exister. Tout cela sans parti pris et dans une parfaite objectivité impartiale évidemment.

Test de Chrome, le navigateur de Google, Firefox killer ?

Le 02 septembre 2008 à 23h07 | 9 commentaires

Chrome à peine sorti depuis quelques minutes, j’installais déjà une machine virtuelle pour tester ce nouveau navigateur lancé par Google dont on dit déjà monts et merveilles. Première déception en effet, il n’est pour l’instant disponible que sous Windows XP ou Vista, les utilisateurs de Mac OS X ou Linux devront donc encore attendre un peu. Première mauvaise impression, laquelle sera, j’espère, rapidement oubliée.

J’effectue les tests sur une machine virtuelle Windows XP tournant sous Parallels Desktop, avec 512Mo de Ram sur un Mac sur lequel tournent déjà une quantité incroyable d’applications gourmandes, dont Photoshop et Adobe Air.

Google Chrome, Mozilla et Webkit sont dans un bateau, la suite

Le 02 septembre 2008 à 21h38 | 0 commentaire

L’annonce par Google de son nouveau navigateur a fait l’effet d’une bombe et soulevé pas mal d’interrogations légitimes, et extrêmement variées.

Il y a tout d’abord les questions légitimes des développeurs web, qui voient d’un oeil pas toujours favorable l’arrivée d’un nouveau navigateur – surtout porté par une machine de guerre comme Google – avec son cortège d’incompatibilités latentes. Kapil Bhatia les exprime assez justement dans sa lettre ouverte d’un développeur web à Google Chrome.

Google Chrome, Mozilla et Webkit sont dans un bateau

Le 01 septembre 2008 à 23h24 | 1 commentaire

Google, qui vient de renouveler son partenariat avec la fondation Mozilla (félicitations) annonce Chrome, son browser maison reposant sur Webkit….

La soirée Firefox 3 ne passera pas par moi

Le 27 juin 2008 à 23h49 | 6 commentaires

La grande question de ce vendredi soir 27 juin de l’an de disgrâce 2008 qui revient avec la régularité métronomique d’un gag de comique de répétition pourrait presque être drôle si elle n’était pas entachée du cynisme qui caractérise habituellement ces colonnes, lui-même teinté de ce mélange doux amer d’amertume et de nostalgie que l’on ressent en se disant “c’était mieux avant”.

Tiens, mais tu n’es pas à la soirée Firefox 3 ?

100 fois peut-être l’ai-je entendu, et 100 fois sans coup férir j’ai donné la même réponse à mes interlocuteurs : non, je n’y suis pas, et quand bien même la fondation Mozilla m’aurait-elle envoyé une invitation que je ne m’y serais pas rendu. Pas cette fois, et surtout, pas comme ça.

Une vulnérabilité critique dans Firefox : la fondation Mozilla n'est pas la seule à surfer sur le buzz firefox 3

Le 19 juin 2008 à 11h22 | 7 commentaires

Peut être ai-je lu un peu trop d’ouvrages traitant du grand complot judéo maçonnique mondial ourdi par les adorateurs de Cthulhu et que le Necronomicon n’est pas forcément un livre de chevet recommandable pour une personne normale. Je trouve cependant singulièrement frappant qu’une vulnérabilité de sécurité critique touchant Firefox 3 ET Firefox 2 ait fort opportunément été découverte, et publiée, moins de 5 heures après la release en grandes pompes de Firefox 3 et le début du Firefox Download Day.

Le Firefox Download Day est-il l'idée la plus stupide depuis l'invention du parcmètre ?

Le 17 juin 2008 à 19h40 | 25 commentaires

Cela fait trois semaine que j’avais ce billet dans mes cartons, mais le manque de temps m’a empêché de le terminer avant aujourd’hui, ce qui, quelque part, tombe bien, tant il est d’actualité.

Firefox Download DaySi vous vous intéressez un tant soit peu au développement web, ou mieux, à l’actualité des standards du web, vous ne pouvez pas être passé à coté de ce qui risque bien de rester dans les anales comme l’idée la plus stupide depuis l’invention du parcmètre© : le Firefox Download Day. Peut-être y avez-vous même participé dans un grand élan de panurgisme.

Dans le cas où vous seriez toutefois resté enfermé dans une cave autrichienne durant les 28 dernières années, permettez-moi de vous expliquer rapidement du happening qui a accompagné la sortie de la troisième version du célèbre navigateur au panda. Il s’agissait ni plus ni moins que de battre le record du monde, de la vie, de l’univers et du reste, du logiciel le plus téléchargé le jour de sa sortie. Record, soit dit en passant, qui ne devrait pas être difficile à battre puisqu’il n’était à ce jour homologué nulle part.

Mozilla Prism amène les applications web sur votre bureau

Le 28 octobre 2007 à 22h27 | 11 commentaires

La première application web digne de ce nom qu’il m’a été donné de croiser était une infâme usine à gaz en J2EE, lente à souhait malgré une architecture plus que respectable, mais qui avait le mérite de reproduire à l’identique l’application desktop dont elle était le portage. J’évoque souvent cette expérience, car, malgré bien des défauts, elle a marqué pour moi le jour où j’ai vu le web comme autre chose que du vent tout juste bon à causer des soucis de sécurité aux administrateurs système.

Je me rappelle très bien m’être alors fait la remarque – nous étions au mois d’août 2003 – qu’à la façon dont allaient les choses, les applications web pourraient rapidement remplacer leurs homologues de bureau tant elles palliaient les principaux défauts de ces dernières :

  • Plus de problèmes de compatibilité entre les architectures, les systèmes d’exploitation et les bibliothèques graphiques. Même si les problèmes d’interopérabilité entre les divers navigateurs existent toujours, leur résolution est nettement plus aisé que le portage d’une application développée dans un langage compilé d’un système à l’autre.
  • Plus de problèmes de copies piratées, puisque tout le contrôle se fait côté serveur. Il est certes toujours possible de se faire passer les identifiants, la mise en commun des documents avec les heureux possesseurs de mes accès risque fort de poser problème un jour ou l’autre.
  • La décentralisation totale des ressources, permettant à tout un chacun de travailler de n’importe quelle machine sans avoir à rapatrier un profil, un parc applicatif, une configuration et des documents sauvegardés. Tout se ferait côté serveur, ce qui supprimait bien des problèmes d’administration.
  • Dernier mais non des moindres, la solution à tous les problèmes de déploiement et de mise à jour posés par les applications de bureau sur les parcs de taille importante, malgré l’existence d’outils de déploiement automatisés.
  • Ma réflexion sur le sujet du point de vue de l’utilisabilité y a plus tard apporté une pierre supplémentaire : la possibilité de supprimer de nombreuses applications toutes les fonctions inutiles dont personne ne se sert jamais et qui les rendent inexploitables ou sous-utilisées. Corollaire : la vente de licences avec différents niveaux de fonctionnalités adaptées aux besoins des utilisateurs. En un mot, remettre ce dernier au centre de la boucle dont il n’aurait jamais du sortir.

Je me rendais rapidement compte des obstacles opposés à l’avènement de ce monde entièrement décentralisé dans lequel l’application web – on ne parlait alors pas encore de web 2.0, nous en étions aux premiers balbutiements d’AJAX, et c’était alors la croix et la bannière pour avoir quelque chose qui marchait vraiment – régnerait en maître.

  • Tout restait à faire en matière de portage. Nous sommes en 2007, soit quatre ans après ce premier contact, et la suite bureautique la plus aboutie a encore bien du chemin à faire.
  • Même si nous sentions que les choses bougeaient, la crise de confiance dans les valeurs de la première bulle Internet restait tenace, et il faudrait beaucoup de temps avant que les marchés, et à travers eux le grand public s’en remettent.
  • Je connaissais peu d’entreprises capables de confier leurs documents à une société tierce, quel que soit le niveau de confidentialité de ces derniers. Le passage par des appliances déployées chez le client pouvait bien résoudre ce problème, mais il déportait alors celui des mises à jour et du déploiement au niveau de l’éditeur, et non plus du SI de la société.
  • Enfin, et non des moindres, dès lors que je dois ouvrir mon navigateur pour y accéder, une application web reste un site web, avec toute la connotation négative que cette notion peut porter.

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