Mozilla Prism amène les applications web sur votre bureau

Le 28 Oct 2007 à 22h27 | 11 commentaires

La première application web digne de ce nom qu’il m’a été donné de croiser était une infâme usine à gaz en J2EE, lente à souhait malgré une architecture plus que respectable, mais qui avait le mérite de reproduire à l’identique l’application desktop dont elle était le portage. J’évoque souvent cette expérience, car, malgré bien des défauts, elle a marqué pour moi le jour où j’ai vu le web comme autre chose que du vent tout juste bon à causer des soucis de sécurité aux administrateurs système.

Je me rappelle très bien m’être alors fait la remarque – nous étions au mois d’août 2003 – qu’à la façon dont allaient les choses, les applications web pourraient rapidement remplacer leurs homologues de bureau tant elles palliaient les principaux défauts de ces dernières :

  • Plus de problèmes de compatibilité entre les architectures, les systèmes d’exploitation et les bibliothèques graphiques. Même si les problèmes d’interopérabilité entre les divers navigateurs existent toujours, leur résolution est nettement plus aisé que le portage d’une application développée dans un langage compilé d’un système à l’autre.
  • Plus de problèmes de copies piratées, puisque tout le contrôle se fait côté serveur. Il est certes toujours possible de se faire passer les identifiants, la mise en commun des documents avec les heureux possesseurs de mes accès risque fort de poser problème un jour ou l’autre.
  • La décentralisation totale des ressources, permettant à tout un chacun de travailler de n’importe quelle machine sans avoir à rapatrier un profil, un parc applicatif, une configuration et des documents sauvegardés. Tout se ferait côté serveur, ce qui supprimait bien des problèmes d’administration.
  • Dernier mais non des moindres, la solution à tous les problèmes de déploiement et de mise à jour posés par les applications de bureau sur les parcs de taille importante, malgré l’existence d’outils de déploiement automatisés.
  • Ma réflexion sur le sujet du point de vue de l’utilisabilité y a plus tard apporté une pierre supplémentaire : la possibilité de supprimer de nombreuses applications toutes les fonctions inutiles dont personne ne se sert jamais et qui les rendent inexploitables ou sous-utilisées. Corollaire : la vente de licences avec différents niveaux de fonctionnalités adaptées aux besoins des utilisateurs. En un mot, remettre ce dernier au centre de la boucle dont il n’aurait jamais du sortir.

Je me rendais rapidement compte des obstacles opposés à l’avènement de ce monde entièrement décentralisé dans lequel l’application web – on ne parlait alors pas encore de web 2.0, nous en étions aux premiers balbutiements d’AJAX, et c’était alors la croix et la bannière pour avoir quelque chose qui marchait vraiment – régnerait en maître.

  • Tout restait à faire en matière de portage. Nous sommes en 2007, soit quatre ans après ce premier contact, et la suite bureautique la plus aboutie a encore bien du chemin à faire.
  • Même si nous sentions que les choses bougeaient, la crise de confiance dans les valeurs de la première bulle Internet restait tenace, et il faudrait beaucoup de temps avant que les marchés, et à travers eux le grand public s’en remettent.
  • Je connaissais peu d’entreprises capables de confier leurs documents à une société tierce, quel que soit le niveau de confidentialité de ces derniers. Le passage par des appliances déployées chez le client pouvait bien résoudre ce problème, mais il déportait alors celui des mises à jour et du déploiement au niveau de l’éditeur, et non plus du SI de la société.
  • Enfin, et non des moindres, dès lors que je dois ouvrir mon navigateur pour y accéder, une application web reste un site web, avec toute la connotation négative que cette notion peut porter.

Flock.com fait peu neuve et en oublie l'open source, les standards et l'accessibilité

Le 14 Jul 2007 à 20h28 | 6 commentaires

Histoire de fêter la version 0.9 de son navigateur social dont j’avais déjà parlé ici, Flock a également remis son site à neuf, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat est tout simplement catastrophique.

capture d'écran de Flock.com

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Flock est un navigateur dérivé de Mozilla Firefox, et intégrant directement de nombreux services du web 2.0 : Flickr, Youtube, un outil de blog… Il est disponible sous Mac OS X, Linux et Windows, et compatible avec la très grande majorité des extensions Firefox. Il semble malheureusement que Flock, la société derrière cet excellent outil ait oublié quelques uns des éléments fondamentaux qui ont fait le succès de son prédécesseur : open source, standards du web et accessibilité.

  • Une première page toute en Flash, sans qu’un contenu alternatif autre qu’un bête message marketing ne soit proposé. C’est bien dommage pour les technologies open source, mais surtout pour les personnes ne pouvant utiliser ce site (notamment les déficients visuels) : il s’agit tout simplement d’une présentation des principales fonctionnalités du navigateur.
  • Une construction en tableaux, pas un poil de sémantique, on se croirait revenu en 2001.
  • Des menus déroulants entièrement en javascript, bonjour l’accessibilité. Quand je désactive ce dernier, je n’ai accès qu’aux liens de premier niveau, ce qui signifie que le contenu du menu est ENTIÈREMENT en javascript. Il aurait été beaucoup plus simple, pratique et accessible de mettre les liens dans des listes en display: none, avec un peu de javascript pour les faire apparaître ou disparaître. D’ailleurs, ajouter un espace insécable entre les liens du menu n’aurait pas été du luxe, il est inutilisables sans les images de fond.
  • Des balises pas ou mal fermées, invalides… au total pas moins de 42 (sic) erreurs de validation.
  • Et même la hCard de la page de contact n’est pas valide…

On ne le répétera jamais assez, ceux qui croient que les standards sont aujourd’hui largement adoptés vivent dans un petit monde idéal loin des véritables réalités du web, même si de nombreux progrès ont été faits depuis 4 ans.

Il est de la responsabilité des éditeurs de navigateurs de promouvoir l’adoption massive des standards, de l’accessibilité, et, dans une certaine mesure, des technologies ouvertes, aussi bien dans leur produit que dans leur communication. Le leitmotiv de la Mobile Initiative du W3C “développer pour un web” devrait aussi pouvoir s’appliquer aux navigateurs traditionnels, et ces derniers devraient être les premiers à montrer l’exemple.

les voutes en lambris du château de Vincennes

Flock le navigateur social sort en version bêta

Le 06 Jul 2007 à 19h30 | aucun commentaires

Cela faisait plusieurs mois que l’on n’entendait plus parler de Flock, et je commençais franchement à me faire du soucis pour mon navigateur favori. L’équipe de développement a visiblement décidé de me donner tort en publiant une release candidate de sa prochaine version, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas chômé.

Flock est un navigateur social basé sur Mozilla Firefox, mais dont le code a été modifié en profondeur afin d’offrir à l’utilisateur une toute nouvelle expérience de navigation, et tout ce que je peux dire de cette nouvelle version est que leur but est – au moins partiellement – atteint. La dimension sociale de Flock vient d’une intégration très intelligente des grands services à caractère web 2.0 : Flickr, Youtube, delicious, éditeur de blog, barre de média permettant de télécharger ces derniers pour consultation hors ligne… la liste est impressionnante, le tout avec un travail poussé sur l’ergonomie. Flock accepte évidemment l’ensemble des extensions développées pour son grand frère, et il est disponible sous Linux, Mac OS X et Windows. J’ai adopté Flock lors de sa toute première version publique pour son intégration de Flickr et son système de recherche simultané sur le moteur choisi, dans les favoris locaux et dans les sites récemment visités.

liste de mes comptes

Quoi de neuf ?

My world

Cette version 0.9 apporte un lot de nouveautés considérables, à commencer par My World, une sorte de page personnelle intégrée au navigateur et rassemblant l’ensemble des comptes enregistrés sur l’application (Flickr, Delicous), les favoris, les flux RSS auquel on est abonné, les média téléchargés, et l’intégration des services supportés par Flock… Quelle différence avec un Netvibes ? Eh bien je vois plus My World comme une console de pilotage de mon espace social sur le net – bien qu’il y manque clairement une interaction avec Facebook et Twitter, me permettant un accès rapide vers mes services préférés.

my world

Une refonte complète de l’UI

Le thème de Flock a été très largement revu afin d’y ajouter de nombreuses fonctionnalités discrètes, mais indispensables.

La flock toolbar offre un accès rapide aux principales fonctionnalités du navigateur :

  • My world.
  • Barre des média.
  • Mes favoris.
  • Mes comptes.
  • Mes flux RSS.
  • Bloguer.
  • Publier des photos.

La flock toolbar

À gauche de la barre d’URL, 3 icônes permettent avertissent l’utilisateur de la présence sur le site visité :

  • d’un flux RSS.
  • d’un média téléchargeable.
  • d’un outil de recherche intégrable à Flock.
Et à part ça ?

Les utilisateurs de la version 0.7 de Flock iront voir ce comparatif entre les deux versions. Le point le plus important est – à mes yeux – le travail de fond réalisé sur les performances du navigateur qui ont été vraiment améliorées. Finis les temps d’indisponibilité quand un site présente un peu trop de javascript ou qu’on a ouvert trop d’onglets. La Flock toolbar sait disparaître au bon moment, permettant de gagner de la place à l’écran, et tout cela est très intuitif. Il reste encore du travail pour arriver au navigateur idéal tel que je me l’imagine, mais le résultat est déjà très bon.

Le Web Inspector de Safari 3, un Firebug killer ?

Le 01 Jul 2007 à 17h51 | 6 commentaires

La toute nouvelle mouture de Safari, la navigateur fourni par défaut sur Mac OS X a fait couler beaucoup d’encre, aussi bien pour annoncer son arrivée sous Windows que pour dénoncer les nombreuses failles de sécurité qui l’affectent au point – pouvait-on lire chez les mauvaises langues pommophobes – de concurrencer Internet Explorer toutes versions confondues. C’était évidemment en occulter toutes nouveautés intéressantes, à commencer par le nouveau Web Inspector, la nouvelle suite d’outils Safari pour développeurs web. Et pour cause, puisque cette dernière n’est disponible que sous Mac OS, et qu’elle est surtout désactivée par défaut.

Le Web Inspector de Safari vous permet dans un premier temps d’explorer le DOM de la page en cours et d’obtenir les renseignements relatifs aux différents noeuds présents avec une vue globale.

Exploration du DOM avec le Web Inspector de Safari

Il permet également d’afficher le style de CSS appliqué à l’élément en cours. Là où cette fonctionnalité devient vraiment intéressante, c’est que les différents styles appliqués sont affichés dans l’ordre de la cascade, et que les styles écrasés par d’autres appelés plus tard dans la cascade sont barrés.

Exploration du style CSS avec le Web Inspector de Safari

Mais également les dimensions, marges intérieures et extérieures dudit élément, toujours pratique. Dommage qu’il ne permette pas de repérer les bugs de doublement des marges des éléments flottants sous Internet Explorer !

Exploration des marges avec le Web Inspector de Safari

Enfin, le quatrième volet vous permet de connaître tout ce que vous aviez toujours voulu savoir sur l’élément en cours sans jamais oser le demander ©.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'élément en cours sans jamais oser le demander

Utiliser le Web Inspector de Safari

Comme nous l’avons vu plus haut, le Web Inspector n’est pas actif par défaut dans Safari, il vous faut donc l’activer avant de pouvoir l’utiliser. Lancez Terminal.app et entrez la ligne suivante :

defaults write com.apple.Safari WebKitDeveloperExtras -bool true

Redémarrez maintenant votre Safari et chargez une page quelconque. Le clic droit vous propose maintenant un menu contextuel “Inspect Element”. Sélectionnez le, vous y êtes.

Et Firebug dans tout ça ?

Firebug est une extension Firefox également disponible sous Flock. Must have absolu pour tout développeur web qui se respecte, elle offre une impressionnante panoplie d’outils permettant d’explorer le DOM, débugger du CSS, du Javascript… Le Web Inspector de Safari peut-il se targuer de remettre la supprématie de cette dernière en question ou bien le fossé entre les deux est-il encore trop important ?

Eh bien malheureusement, et malgré tout le travail effectué, il reste encore beaucoup de chemin à faire aux développeurs de Webkit pour égaler Firebug. Le Web Inspector ne dispose pas (encore) de débugger Javascript, ce qui ne serait pas du luxe sous Safari, et, oh combien frustrant, il n’est pas possible de changer les propriétés des du Javascript, du CSS ou du XHTML à la volée afin d’obtenir le résultat désiré en live sans devoir recharger la page toutes les 5 secondes.

Pas encore un must have, donc, mais un outil bien pratique pour débugger sous Safari, en attendant la vraie caisse à outils dont rêvent tous les développeurs travaillant sous Mac.

Les standards du web expliqués à ma mère

Le 20 May 2007 à 17h10 | 10 commentaires

Les standards du web expliqués à ma mère

Ma mère utilise un ordinateur sous Windows Millenium “le seul avec lequel je n’ai jamais eu de problèmes”, appelle une unité centrale un “moteur” car ça fait du bruit et c’est ce qui fait propulse la machine, et a depuis longtemps oublié sa propre adresse courriel peu peu qu’elle l’ait jamais connu. Le jour où elle m’a demandé de lui expliquer ce qu’étaient ces fameux standards du web dont je parlais si régulièrement et qui avaient l’air tellement importants, je savais que la partie était tout sauf gagnée.

– Ces standards du web, c’est quoi ?
– Eh bien, c’est un code de bonne conduite pour créer des sites web qui ont la même apparence sous tous les navigateurs du marché.
– Ah, parce qu’il y a plusieurs navigateurs ? Je ne connais qu’Internet Explorer.
– Oui, il y en a tout un tas : Firefox, Netscape, Flock, Opéra…
– Et ça sert à quoi d’en avoir autant, ce ne serait pas plus simple de n’en avoir qu’un seul ?
– Hmmm… peut-être, si. Au fait, pourquoi roulez-vous dans une Clio verte ?
– Eh bien parce que c’est une bonne voiture, et qu’elle me plaît bien.
– Ce ne serait pas plus simple que tout le monde roule en Golf diesel bleue ? Plus de problèmes de pièces détachées, un seul type d’essence à la pompe… le bonheur quoi.
– Et laisser à une entreprise allemande le monopole de l’automobile en France ?
– Ben voilà, vous avez compris.
– Quel est le navigateur le plus utilisé ?
– Internet Explorer, avec 90% de parts de marché (la conversation est assez ancienne, ndlr).
– Et Internet Explorer suit ce code de bonne conduite ?
– Non, pas vraiment. En fait il ne suit que ce qu’il veut.
– Alors pourquoi parler de “standards”, s’ils ne sont pas suivis pas 90% des utilisateurs ?
– C’est que les standards du web n’ont pas valeur normative.
– On ne peut donc pas parler de norme. Dans ce cas, à quoi servent-ils ?
– Vous connaissez les normes ISO ? La norme ISO9002 par exemple.
– Oui, prend ta vieille mère pour une imbécile, je ne te dirai rien.
– L’institut ISO part d’une implémentation pour définir une norme. Le W3C définit des codes de bonne conduite à priori pour que les navigateurs puissent s’y conformer dans le futur.
– Le W3C ?
– Oui, une organisation indépendante composée de grands noms de l’industrie informatique. Elle élabore les préconisations que l’on appelle les standards du web.
– Et qui les rédige ?
– Des groupes de travail. L’activité du W3C va bien au delà de l’unification du rendu des pages web.
– Et Microsoft en fait partie ?
– Oui.
– Donc, si j’ai bien compris, les standards du web sont directives à valeur non normatives créées par des sociétés qui ne les appliquent pas dans leur propre produit, produit qui se trouve de fait être le navigateur standard sur le web. C’est bien ça ?
– En quelque sorte, oui…
– Eh beh, nous voilà biens…

Note : cette conversation a été à peine déformée, dans un soucis de concision et de clarification.

tu perds la boule ?

Flock, la recherche et Google

Le 13 Feb 2007 à 12h35 | aucun commentaires

À cause de gros problèmes de stabilité, je viens de repasser des nightly builds de Flock, version 0.7.99 vers la dernière version stable 0.7.10. Le moteur par défaut de Flock est Yahoo, contre lequel je n’ai rien, mais auquel je préfère largement Google.

Pour une raison que j’ignore, l’onglet de choix de la recherche est absent du panneau de configuration de la version stable, alors qu’il est présent dans la version de développement, et, de mémoire, qu’il l’était dans la précédente stable, du moins la dernière fois que je l’ai testée.

Si vous souhaitez modifier le moteur de recherche par défaut, il va vous falloir choisir les options de configuration à la main. Dans la barre d’URL, saisissez about:config, puis remplacez les champs browser.search.defaultenginename et browser.search.selectedEngine par Google. Puis, remplacez la valeur de browser.search.defaulturl par http://google.fr/.

Voilà, c’est fait, vous pouvez chercher en paix.

Kremlin Bicetre

Linutop : linux, le web, un point c'est tout

Le 07 Dec 2006 à 12h45 | 3 commentaires

linutopÀ l’occasion des Mobile Monday qui se tenaient hier soir au Palais des congrès de Paris, j’ai eu l’occasion de rencontrer Frédéric Baille, qui m’a présenté sont projet Linutop.

Linutop fait partie de cette génération d’ordinateurs pour lesquels l’avenir passe par le web, et uniquement par le web.

De la taille de deux paquets de cigarettes pour 280 grammes, il ne comprend pas de disque dur, et consomme particulièrement peu d’énergie, tout en étant extensible. Ses 4 ports USB peuvent accueillir un disque dur externe en plus d’un clavier et d’une souris, et ses entrées / sorties audio permettent l’utilisation d’un casque et d’un microphone.

linutop en action

Côté logiciels, Linutop tourne sous Linux et accueille le navigateur Mozilla Firefox. Le site annonce aussi le traitement de textes Abiword, le lecteur multimédia Totem et le logiciel de messagerie instantanée Gaim, mais Frédéric m’a assuré hier soir que seul Firefox serait installé sur la machine.

Bien que Linutop présente des qualités séduisantes – coût, taille, poids, utilisation de logiciels libres – on regrettera qu’il ne propose pas le wifi par défaut. Ce qui est aujourd’hui encore considéré comme un atout risque bien de voir son absence sanctionnée dans les prochains mois.

Si la migration de nombreuses applications traditionnelles vers le “tout web” semble pour l’instant donner raison à Linutop, je ne crois pas à terme au navigateur comme fenêtre unique sur l’extérieur. J’aurais même tendance à le considérer comme une limitation à dépasser, par exemple par des applications basées sur des services web et utilisant les moteurs de rendu existants – gecko, KHTML – pour afficher les données. Les widgets d’Apple et le récent working draft du w3c sur les widgets sont pour moi les meilleures pistes de réflexion.

Firefox 2 et SSL 2

Le 30 Oct 2006 à 06h32 | 11 commentaires

firefoxEn testant la dernière nightly build de Flock, je me suis rendu compte que celui-ci ne supportait plus les versions de SSL inférieures à 3. Je trouve cela particulièrement stupide quand on voit le nombre de sites utilisant de vieux certificats SSL – comme des hébergeurs professionnels, d’autant que ceci concerne aussi les versions 2 et 3 de Firefox.

Le ticket 236933 ouvert chez Mozilla et intitulé Disable SSL2 and other weak ciphers explique les raisons de ce retrait :

Heya,

I would suggest to change the default security-settings … I have disabled the following myself:

SSLv2, all ciphers lower than 128 bit. And it would be even better yo disable md5 and only allow the others like sha-1, …

SSLv2 isn’t secure anymore since some time. SSLv3 and TLS are the only “secure” once to use these days as far as I know. It’s good mozilla includes them “MAYBE” for compatibility, but they shouldn’t be enabled as defaults …

I wouldn’t advise people who use their computer for internet-banking to enable SSLV2, … Ofcourse there are maybe easier ways to break get the necessary info, but disabling the things I mentionned above would help.

En cas de besoin pressant, réactiver SSL V2 reste toutefois possible :

Dans la barre d’adresse, tapez : about:config puis entree
Filtrez sur security.enable_ssl2
Mettez la valeur à true

Je ne sais évidemment pas ce qui est le plus stupide : toujours utiliser une vieille version pas sûre de SSL ou en désactiver et cacher le support. La discussion à ce sujet dans le bug sur le trop faible nombre de sites utilisant SSL V2 ne m’a pas vraiment convaincu. Désactiver le support des anciennes versions de SSL par défaut, en permettre la réactivation en cas de besoin d’une manière plus simple qu’en allant farfouiller dans le about:config, par exemple dans préférences -> avancé -> chiffrement comme c’était le cas autrefois, en l’accompagnant au besoin d’un message prévenant l’utilisateur des risques encourus m’aurait semblé beaucoup plus sensé.

Merci à Jeremy de #flock@irc.flock.com pour son aide.

Soirée de lancement Firefox 2

Le 26 Oct 2006 à 23h24 | 8 commentaires

firefoxMalgré un emploi du temps de ministre cumulant plusieurs portefeuilles tout en honorant avec un rare zèle l’ensemble de ses mandats locaux, et des yeux à faire pâlir un lapins albinos myxomateux pour cause de fatigue excessive, j’ai tout de même pu me rendre à la grande messe de lancement de Firefox 2 organisée par la fondation Mozilla et le conseil régional d’Île de France.

J’ai pris beaucoup de plaisir à revoir des gens que je n’avais pas croisé depuis parfois plus cinq ans et l’abandon de mes activités militantes actives en faveur du logiciel libre ; ce genre de soirées détendues est le lieu idéal pour (re)nouer des contacts souvent très enrichissants. Enfin, j’ai pu voir une certaine personne avec laquelle je jouais à cache cache depuis un moment, et que je regrette de ne pas avoir rencontrée plus tôt.

Le buffet était excellent, et les discours pas interminables. Je dois avouer que Tristan Nitot est un bien meilleur orateur que Jean Paul Huchon dont c’est pourtant le métier, au moins auprès d’une assemblée largement acquise à sa cause. Je ne sais d’ailleurs pas si c’était une touche d’humour, mais le transparent consacré aux logiciels libres de la présentation de Tristan contenait entre autres choses le logo de la distribution Debian. Isn’t it ironic ? Don’t you think ?

Le tshirt de la soirée et un aspirateur USB

Retour à la maison vers 23 heures, le t-shirt de la soirée sous le bras pour découvrir que ma tendre épouse m’avait ramené un aspirateur USB de ses pérégrinations diurnes, gadget complètement inutile, donc totalement indispensable pour faire rire les collègues de bureau.

Merci au conseil régional d’Île de France pour cette excellente soirée et à la Fondation Mozilla pour cet excellent navigateur.

[edit]
Je viens d’apprendre que Thanh Nguyen était à la soirée, et que j’ai été capable de le rater. Dommage. On se verra à l’apéro du forum PHP.

Reprise normale des activités de ce blog à partir de lundi, après trois bonnes semaines la tête sous l’eau, avec tout un tas d’articles de fond en préparation.

Firefox 2.0 stable est sorti... en tout cas c'est Clubic qui le dit

Le 23 Oct 2006 à 14h21 | 8 commentaires

firefoxEn dehors de faire monter leur audience de manière un peu simpliste, je ne vois pas très bien l’intérêt qu’à eu Clubic à annoncer la mise à disposition de Firefox 2.0 la veille de la sortie officielle. D’autant que l’on trouve quelques incohérences majeures sur leur site, qui me font vraiment douter de la véracité de leurs dires.

Pour un téléchargement de quelque 5,4 Mo, cette nouvelle mouture vous permettra de découvrir gratuitement les innovations apportées à Firefox.

Quand la page de téléchargements annonce 17.367Mo.

clubic

Sans compter qu’on peut se demander pourquoi la page de téléchargement annonce :

NB : la version beta 2.0 n’est pas encore stable et la plupart des extensions ne sont pas compatibles. Vous pouvez l’essayer pour vous faire une idée, mais pour une expérience stable, téléchargez plutôt la version 1.5.

Et pourquoi le fichier à télécharger se termine par un numéro de build ?

Une fausse annonce qui n’apporte rien à part faire monter le buzz en faisant passer ses auteurs pour des imbéciles. Sans compter que le public intéressé par ce genre de nouvelle a déjà certainement installé la RC3, les autres attendant probablement la date de sortie officielle, pour ceux qui la connaissent. Ça mériterait presque un TC tiens.

[edit]
Comme semble le montrer ce lien, à 18h44, Firefox 2.0 est sorti. Toutes mes félicitations à Tristan et son équipe pour ce beau bébé.

Cependant :

  1. Ce n’était pas la peine de faire une annonce pré officielle, et je trouve toujours cela aussi c*@# de la part de Clubic.
  2. Je ne l’utiliserai pas, mais vivement la prochaine version stable de Flock (basée sur Firefox 2.0).

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