Une utilisation des codes à 2 dimensions dans un clip vidéo des Pet Shop Boys

Le 15 Oct 2007 à 14h12 | aucun commentaires

Je vous parlais hier des codes visuels à 2 dimensions, et des usages possibles. Je viens de trouver chez Guillaume Frat cet excellent exemple d’utilisation des QR codes dans le dernier clip du groupe Pet Shop Boys (qui se trouve incidemment être mon groupe de musique préféré).

Et l'analyse de header, c'est pour les chiens ?

Le 25 Nov 2006 à 19h50 | aucun commentaires

zuneJe ne relaie pas souvent de nouvelles, mais les ridicules péripéties du prétendu “IPod Killer”, le Zune de Microsoft méritent un billet occasionnel.

Pour ceux qui auraient passé les six derniers mois chez les Trappistes, je rappelle les faits :

Afin de concurrencer l’hégémonie d’Apple sur le marché des lecteurs MP3, Microsoft lance le Zune, un baladeur MP3 wifi permettant d’échanger des fichiers. Les seuls fichiers supportés doivent contenir un DRM propriétaire de Microsoft, ce qui exclut d’office les morceaux achetés sur Itunes ou au format des baladeurs Sony. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si :

  1. Un fichier échangé pouvait se lire plus de trois fois (une second d’écoute équivaut à une lecture).
  2. Le Zune pouvait lire les fichiers protégés achetés auparavant sur le service de musique en ligne de Microsoft (sic).

À priori, le Zune semble donc inutilisable pour le commun des mortels. Sauf que…

Gizmodo nous signale qu’il est possible de contourner le système de DRM appliqué aux fichiers au moment de leur transfert d’un Zune à l’autre (vous savez, la limitation à trois lectures pour tous les fichiers musicaux y compris ceux sous Creative Commons) :

Dans un premier temps, activez le mode disque dur. Puis renommez les fichiers musicaux, films ou programmes avec l’extension .jpg. Le Zune pensera alors avoir affaire à un fichier image. Le truc marche car le Zune n’applique pas de DRM aux images !

Et puis ?

Prenez votre Zune et envoyez le répertoire contenant les fichiers renommés à un ami en même temps qu’une véritable photo. Envoyer une fausse photo seule provoquera une erreur. Ile ne reste plus à votre ami qu’à renommer les fichiers reçus avec la bonne extension.

Cette technique est tellement simple que je crois que je n’y aurais jamais pensé. Elle était utilisée au début des années 2000 par des ados de 14 ans afin de tromper les robots de Free sur la nature de fichiers MP3 et divx. Quitte à véritablement verrouiller les fichiers transmis, on aurait pu s’attendre au minimum à une analyse des en-têtes de fichiers afin de savoir à quoi le Zune avait vraiment à faire. Le genre de choses que les antivirus font depuis la fin des années 80…

Ce qui se trouve sur Internet ne vous appartient pas forcément

Le 08 Oct 2006 à 21h59 | 4 commentaires

J’ai un peu l’impression de réécrire le même billet tous les six mois, sorte de piqûre de rappel en forme de placebo inutile, mais je ne peux m’empêcher de pousser mon coup de gueule bisannuel, bien que je sache pertinemment que je ne fais que crier dans le désert.

J’apprécie déjà moyennement qu’on lie mes photos depuis cette machine sans en donner les crédits ; je laisse faire, un peu par flemme : je pourrais très bien mettre en place une rewrite rule qui renvoyant le contrevenant vers une source comique, amusante, voire cocasse.

En revanche, je dois avouer sortir de mes gonds quand quelqu’un se permet de faire du hotlinking sur mes photos, s’en attribue la paternité et se permet même la sublime démonstration de mauvaise foi de m’expliquer qu’il les a prises quand ce dont nous parlons se trouve sur mon serveur, et les originales sur mon disque dur. Je ne demande pas grand chose en dehors de la réattribution césarienne de ce qui lui appartient, ce qui semble pour certain une épreuve infranchissable.

Je ne sais pas trop s’il s’agit de mauvaise éducation, ou d’absence d’éducation, mais il semble que mes concitoyens n’ont pas encore totalement intégré le concept de propriété intellectuelle. Trouver un document en libre consultation sur le web ne signifie en aucun cas qu’il est libre de droits. Cela vaut évidemment pour les photos, mais aussi pour les textes, et les récents déboires de Google avec la justice belge, et le retour de bâton qui s’ensuivit, en sont l’exemple le plus récent.

Détail de la chaire de l'église Saint Roch à Paris Détail de la chaire de prêche de l’église Saint Roch à Paris

Après des années de militantisme libriste, d’apprentissage de la valeur d’une oeuvre de l’esprit et des libertés et contraintes sous-jacentes, je me vois obligé de marquer toutes les photos de ma galerie à cause d’une bande d’imbéciles que je préfère croire plus mal élevés que malhonnêtes. J’ose imaginer sans conviction qu’ils prendront conscience de ce qu’ils font avant de se réveiller dans un monde entièrement verrouillé par une série de brevets et de DRM, monde contre lequel je milite et me bats depuis des années.

[edit]
Mat me signale cet intéressant article sur l’ajout d’annotations à la volée quand l’image est affichée par une source extérieure. Malheureusement, ça n’empêche pas ceux qui sauvegardent la photo et la réutilisent depuis chez eux de le faire.

Et je rajoute une photo prise samedi, extraite de ma galerie des églises de Paris, juste pour le plaisir.

Don't download this song !

Le 23 Aug 2006 à 11h52 | aucun commentaires

Un peu d’humour ne fait pas de mal en ces temps de DADVSI, et la récréation du jour nous vient de la liste de diffusion Open Rights Group d’habitude consacrée à des discussions sur les atteintes à la vie privée et autres lois liberticides.

Weird Al Yankovic, connu pour ses parodies hilarantes des tubes du Top50 comme “Amish Paradise” (Gangsta’s Paradise), “The saga beggins” (Mr American Pie sur le thème de Star Wars Épisode 1) ou “Fat” (Bad) vient de sortir son meilleur titre depuis des années : Dont’ download this song (ne téléchargez pas cette chanson !) est un cri d’alarme sur les dangers que font courir le piratage musical et l’utilisation des réseaux P2P, sur le mode des grands succès du “charity business” à la We are the world.

30000 sosies d'Elvis bientôt au chômage

Le 20 Apr 2006 à 14h35 | aucun commentaires

Bien que je ne participes pas régulièrement, la majorité des discussions concernant la Grande Bretagne, je suis quotidiennement la liste de diffusion de l’Open Rights Group, histoire de me tenir au courant du grand n’importe quoi régulièrement organisé autour de la propriété intellectuelle.

Ne pas regarder les publicités à la télévision équivaut à un vol

Le 19 Apr 2006 à 09h48 | 2 commentaires

Je viens de tomber sur cette déclaration édifiante de Jamie Kellner, CEO de Tunrner broadcasting, société propriétaire de CNN et part du groupe AOL Time Warner qui explique pourquoi il est contre les magnétoscopes et autres enregistreurs personnels :

T-shirts Digital Rights Ireland

Le 11 Apr 2006 à 17h45 | aucun commentaires

En Irlande, le simple fait d’utiliser un Ipod fait de vous un criminel en puissance.

Digital Rights Ireland vient de lancer une série de t-shirts sur le thème des droits digitaux, principalement dans le domaine de la musique. Ils sont un peu chers, mais l’intégral des bénéfices ira directement à DRI pour financer ses actions en faveur des droits à l’ère numérique.