Buttonator : click me, I'm famous
Si comme moi vous êtes aussi doué en graphisme qu’un enfant de deux ans, et que vous ne pouvez pas vous permettre de passer des heures sur Photoshop à tenter d’obtenir un résultat décent, Buttonator est fait pour vous.
Buttonator est un site entièrement en AJAX qui vous permet de créer très facilement et gratuitement des boutons de validation pour le web. Vous choisissez un template parmi les 14 proposés, le texte, une icône pour l’agrémenter, la font et la couleur de fond et les options, vous rafraîchissez, et c’est bon, vous pouvez télécharger votre oeuvre. Une version payante à 10 dollars par mois vous permet de choisir parmi une soixantaine de templates, et d’avoir accès à de la génération de masse ainsi qu’à tout un tas d’options bien pratiques. Le paiement se fait par Paypal, et on prendra l’abonnement pour un mois, le temps de générer à moindre coût tous les boutons d’une application web particulièrement riche en formulaires.

On choisit le style.

Les fonts

Les couleurs

Et on regarde la preview
Quelques regrets cependant :
On aurait aimé pouvoir créer ses propres templates, par exemple en choisissant les couleurs de départ et d’arrivée d’un dégradé. Pareillement, tous les boutons ont une taille fixe, ce qui pose des problèmes avec des textes un peu longs, ou l’utilisation d’icônes pour rendre nos créations plus expressives.
De même, on aurait aimé pouvoir choisir de quel côté du bouton placer les icônes, et pouvoir uploader ses propres jeux d’icônes pour créer des boutons véritablement personnalisés.
L’interface est très simple d’utilisation, mais curieusement, on se serait attendu à trouver l’interface de choix des templates à gauche, et la prévisualisation à droite, et non le contraire. Cette petite faute d’ergonomie empêche l’outil d’être intuitif à 100%, tout comme l’absence de numérotation des étapes menant à la création d’un bouton.
On aurait pu s’en douter, mais le site ne propose ni progressive enhancement, ni graceful degradation. Au temps pour l’accessibilité.
Malgré ses défauts, Buttonator est bien pratique pour ceux qui, comme moi, perdent énormément de temps à créer des boutons pas toujours réussis, et préfèrent confier le travail à un tiers.

Ergonomie d'un blog en 16 réponses
À l’occasion de la refonte de son blog, David se pose 16 questions sur la manière d’agencer son site afin d’offrir à ses visiteurs une ergonomie optimale. Ses interrogations pouvant s’appliquer à n’importe quel site, j’ai décidé d’y consacrer un billet, plutôt que répondre dans les commentaires comme il invite ses visiteurs à le faire.
Découverte d’un blog
1. Quelle est la porte d’entrée d’un nouveau blog ? Arrivez-vous le plus souvent sur la page d’accueil ou via un lien direct/une recherche ou autre ?
J’arrive généralement sur un nouveau blog via un médium externe : billet sur un blog déjà lu, ou résultat de recherche. J’arrive donc très rarement sur la page d’accueil. Cependant, quel que soit mon point de chute, je m’attends à y voir un certain nombre d’éléments bien précis (que l’on retrouve – oh surprise – sur celui-ci) :
- Un titre.
- Un descriptif de ce dont traite le blog (autrement appelé tagline).
- Un ou plusieurs billets.
- L’endroit où je me trouve (un chemin de fer est parfois un plus, mais pas toujours adapté).
- Une navigation générale simple et concise, comprenant un lien vers le flux RSS visible et standard.
- Une navigation thématique claire, complète et très facilement accessible (typiquement en première position de la sidebar).
2. Quelle est la page suivante, celle que vous visitez juste après avoir lu celle que vous venez de découvrir ? Les liens généralement fournis sont-ils adaptés ?
Je ne lis généralement pas d’autre page que celle sur laquelle je suis tombé, puisque mon arrivée sur ce blog répond à un besoin précis. Je peux cependant faire une entorse à la règle si la page visitée réunit des conditions précises :
- Que tous les titres des billets soient parfaitement pertinents.
- Que les billets disposent de liens “précédent” et “suivant” affichés en haut de page et affichant le titre des articles vers lesquels ils pointent.
- Ou, mieux, que sous chaque billet se trouve un encadré comprenant un ou plusieurs liens pointant vers des billets connexes.
3. Lorsque vous découvrez un blog intéressant, quel est votre type d’exploration ? Via les tags, les favoris, les archives ?
Quand je ne passe pas par les média explicités ci-dessus, j’utilise généralement la navigation thématique large, autrement appelée catégories, à moins que je ne cherche que des billets traitant d’un sujet vraiment particulier pouvant se définir par un simple mot clé.
Souscription à son flux RSS
4. Quel est le facteur déclenchant la souscription ? Quels sont vos critères de sélection ?
Le premier facteur, c’est la visibilité du flux RSS. Le bouton RSS fait partie des premières choses que je m’attends à voir sur un blog, avec le titre et la tagline. Si je dois me demander où chercher la souscription ne serait-ce qu’une seconde, je n’irai pas plus loin.
Il faut ensuite que le contenu soit vraiment intéressant pour que je rajoute un flux aux quelques centaines qui encombrent déjà mon agrégateur, et là aussi, cela implique des critères tout à fait subjectifs :
- Si c’est un blog personnel, il faut impérativement que je connaisse la personne au moins en ligne.
- Il faut qu’il soit en bon français.
- S’il s’agit d’un blog professionnel ou technique, il faut que sa ligne éditoriale aille dans le sens de mes centres d’intérêt (elle doit donc être clairement définie, notamment à travers la navigation thématique simplifiées).
- Les contenus doivent être pertinents, de qualité, et ne pas être de simple relais des billets à la mode sur les autres blogs. J’ai les favoris populaires de Delicious pour ça.
5. Vous abonnez-vous au flux général ou à une sous-partie (lorsque c’est possible) ?
Le flux général, toujours, mais je ne lis que ce qui m’intéresse (d’où l’utilité de donner des titres pertinents à ses billets).
6. Qu’est ce qui vous pousse à supprimer un fil RSS de votre agrégateur ?
Cette question rejoint celle du facteur déclencheur de la souscription, mais dans le sens inverse :
- Perte de la qualité rédactionnelle.
- Perte durable d’intérêt des billets.
- Transformation du blog en relais de Digg.
Recherche d’un billet particulier
7. Passez-vous par une recherche externe ? interne ?
Arrivant le plus souvent sur un blog par un moteur de recherche, je passe assez peu par la recherche interne. Je m’attends cependant à en trouver une accessible immédiatement à un endroit pertinent : à droite de l’en-tête, ou bien placée dans la sidebar. Il faudra d’ailleurs que je la remette ici quand j’aurai refait la CSS des résultats.
8. Utilisez-vous les archives d’un blog ?
Je n’utilise pas les archives temporelles, qui ne valent finalement que dans le cadre du diarisme (journal intime pas intime). J’utilise en revanche beaucoup les catégories, qui sont une méthode d’archivage thématique.
9. Pour vous rappeler d’un billet, le titre est-il primordial ? Faut-il qu’il soit choquant/spécial ?
Pourquoi me rappeler le titre d’un billet si je sais de quoi il parle et que je dispose d’une recherche locale ? En revanche, utilisant un agrégateur RSS particulièrement peuplé, je m’attends à ce que les titres soient pertinents, sinon je ne lis pas le contenu.
Contenu et disposition
10. Préférez-vous le classique deux colonnes ou le nouveau big footer pour tout ce qui est « annexe » (liens, archives, derniers *, etc) ? ou autre (par exemple ici c’est un peu hybride) ?
Je préfère une solution hybride qui me permette de :
- Embrasser d’un seul coup d’oeil navigation thématique et contenu du billet sur lequel j’arrive.
- Affiche le reste des éléments de navigation à part, de manière bien détachée, claire, et surtout sans interférer avec le contenu, donc de préférence en dessous.
11. Un bon billet de blog, c’est le point de départ vers de nombreuses pages intéressantes à lire ou une impasse car vous n’avez bien souvent pas le temps de lire d’autres ressources ?
Un bon billet de blog, c’est généralement un aller simple dans mes bookmarks Delicious, avec très peu de chances pour que je lise autre chose, à moins que les options de navigation décrites plus haut ne me soient offertes.
12. Quelle importance accordez-vous à la régularité de publication d’un blog ?
La généralisation des agrégateurs RSS a profondément changé notre mode de consultation d’un contenu web : d’actifs – nous allions vers l’information – nous sommes devenus passifs – l’information vient à nous. Dès lors, la fréquence de publication n’a plus grand intérêt : nous ne nous lassons plus à force de nous heurter quotidiennement à un mur de non nouveauté tous les matins à l’heure du petit déjeuner.
Commentaires
13. Souhaitez-vous être tenu au courant des réponses à votre commentaire ? Si oui, comment ?
Il existe deux manières de se tenir au courant des réponses à un commentaire :
- Par courrier électronique.
- Par un flux RSS associé à la discussion.
Pour moi, le premier médium n’est pas envisageable. La plupart des gens ne ferment pas leurs commentaires au bout d’une durée déterminée, et recevoir des mails à propos d’une discussion vieille de deux ans, totalement dépassée et sortie de son contexte est relativement fatiguant.
Le flux RSS, au contraire, me semble présenter des avantages indéniables. Il évite de sortir de l’agrégateur (pour rejoindre le client mail), il se fait oublier tant qu’il n’y a plus de réponse, et il ne vient pas polluer ma boite à lettres.
14. Préférez-vous que la réponse soit incluse à votre propre commentaire ou dans un commentaire suivant ?
Un commentaire suivant.
15. Quelle importance accordez-vous à la qualité de vos commentaires ?
Idéalement, tout blog modérerait les commentaires à priori. Bien que plus contraignante pour l’auteur, cette solution présenterait au moins un avantage : prévenus des risques de modération, les commentateurs ne publieraient que des commentaires pertinents, et éviteraient les missives du genre “ouah, j’adore ce que tu fais, kikooolol”.
16. Avez-vous déjà hésité à répondre après avoir identifié les liens sortants en « nofollow » ?
J’ai une double position vis à vis des liens sortants en « nofollow » :
- Dans les commentaires, ils ne posent pas de problèmes, car ils ne risquent pas d’empêcher les moteurs de recherche de perdre le fil de la discussion.
- Dans les pingbacks ou trackbacks, il me semble qu’ils arrêtent la discussion, au moins virtuellement.
Ma réponse à la question sera “non”, car je ne fais pas attention à la politique du blog avant de poster un commentaire, et je ne le fais pas pour profiter du pagerank de l’auteur du billet mais parce que j’ai quelque chose à dire.
Remarque :
En rédigeant ce billet, je me suis rendu compte que de nombreuses réponses aux questions de David étaient redondantes, et je vous prie de m’en excuser.
Cela révèle un premier problème : en rédigeant son questionnaire, David a pensé de manière thématique, en mettant en avant les éléments que l’on s’attend à trouver sur un blog, et non transverse en isolant les problèmes posés. J’ai songé un moment à reformuler mes réponses afin de supprimer l’ensemble des répétitions, mais cela impliquait de ne plus suivre le jeu des questions réponses (un peu comme, en milieu de troisième, le jour où j’ai regroupé les questions posées autour d’un texte en trois thématiques et rédigé mon premier commentaire composé un an trop tôt au lieu de répondre bêtement comme on me l’avait demandé).
Mon conseil à David serait donc : lorsque tu t’occuperas de ta refonte effective, essaie de réfléchir de manière transverse de manière à ne pas imposer d’éléments redondants à ton visiteur afin de lui offrir un parcours agréable sur un blog par ailleurs de qualité.
[edit]
David a mis en ligne l’ensemble des réponses et un résumé de celles-ci sur son blog.
Occuper l'espace
Note : ce billet ne concerne en rien les velléités d’installation d’une base lunaire permanente par les États-Unis, pas plus que la stratégie militaire en milieu désertique par ailleurs.
Entre la croissance de la largeur des écrans et celle des téléphones mobiles et autres PDA proposant un navigateur web, gageons que la maîtrise de l’espace sera la grande problématique de l’année 2007, et probablement de la suivante.
Si la coutume qui veut qu’on développe en 720 pixels de large pour une résolution de 800600 tend maintenant à s’estomper au profit de 950 pixels pour du 1024760, les jeux ne sont pas faits pour autant. Bien que fort séduisants, les layouts dits “liquides” – car ils s’adaptent et adaptent leur contenu à la largeur de l’écran – posent finalement plus de problèmes qu’ils n’en résolvent.
D’une part, les responsables des chartes graphiques travaillant sous Photoshop, ils sont souvent incapables de penser un espace autre que fixe, et la valeur artistique des layouts liquides tend souvent à désirer. En dehors de celui de Wikio que je trouve tout à fait réussi, je ne crois pas avoir jamais vu de layouts liquides véritablement réussis.
Ensuite parce que, les écrans d’une largeur supérieure à 19 pouces devenant particulièrement abordables dans notre monde de riches – on trouve un 22 pouces pour 400 euros, plus rien à voir avec les 1500 euros minimum de mon 19 pouces acheté il y a 4 ans et demi. Nombreux sont les écrans qui affichent maintenant des résolutions supérieures à 1280 pixels, et une ligne d’une largeur supérieure à 800 pixels est particulièrement pénible à lire, surtout sur la longueur.
Il existe toutefois une solution, qui est celle des layouts semi liquide qui s’adaptent à la taille de l’écran jusqu’à un certain point, en faisant un bon usage de min-width et de max-width, ou de solutions de contournement en Javascript quand ces deux propriétés ne sont pas supportées par le navigateur. Là encore, il s’agit d’une solution à moitié satisfaisante sur les supports de grande largeur : on se retrouve soit avec un très grand espace vide, soit avec des lignes trop longues.
Reste une solution : un layout fixe, mais plein écran.
Mon précédent thème avait pour vocation à mettre le contenu en valeur en débarrassant l’écran de toute source de pollution visuelle gênante – le menu latéral, souvent un nid à publicités – tout en cherchant à occuper l’espace sans pour autant forcer le lecteur à supporter des lignes trop longues.
En utilisant un en-tête coloré faisant toute la largeur de l’écran et offrant une navigation centrée de largeur fixe, on parvient à donner l’illusion du plein écran. Le contenu de la sidebar passe en bas de l’écran selon le même schéma. On parvient ainsi à donner l’illusion du plein écran tout en offrant aux éléments de la sidebar une largeur plus confortable qu’ils ne l’auraient eue sur le coté. L’affichage se fait de manière horizontale et non plus verticale, ce qui permet d’embrasser l’ensemble des éléments d’un seul coup d’oeil et donne une impression de “fourre tout” organisé qu’est bien souvent devenu le menu latéral aujourd’hui.
Ce dernier point prête d’ailleurs à une observation intéressante : en passant d’une disposition verticale à une disposition horizontale, le contenu de ce qui était autrefois un fourre tout dans le menu latéral prend une importance beaucoup plus importante, et on est tenté de le réduire aux informations pertinentes tout en l’ordonnant mieux.
Si j’avais parfaitement réussi à me débarrasser de la sidebar, tout en offrant un lien d’évitement bien placé, je n’avais pas résolu le problème de l’affichage du contenu livré à lui-même sur une seule colonne.
Un premier essai en 720 pixels de large laissait trop de place aux blancs latéraux sur les écrans en 1024*768 et supérieur. Un second essai en 920 pixels de large – pour adapter le contenu à la navigation et au contenu du bas – donnait des résultats catastrophiques en termes de lecture, même avec une police de caractère plus grosse que précédemment.
L’idée m’est venue en visitant Web Designs From Scratch l’autre soir, à la recherche d’une solution acceptable : remettre un menu latéral ne donnant accès qu’au contenu, et à lui-seul, c’est à dire aux différentes catégories du site, pour occuper une partie de l’espace (28% en fait), et utiliser une police de caractères confortable pour le reste du contenu.
Dans le même temps m’est revenu une réflexion que je m’étais faite il y a quelques temps quant à la disposition purement verticale des blogs : puisque je reconquérais l’espace horizontal, il me fallait aussi me réapproprier l’espace vertical. Par exemple en n’affichant plus la longue litanie des 10 derniers billets à l’écran, mais seulement le dernier, et le résumé des précédent dans l’espace du bas devenu source de contenu à part entière.
Et voilà, cela me donne un nouveau thème plus propre, plus lisible, certainement perfectible, et il sera perfectionné, mais la disposition et la mise en valeur des éléments sont là. Histoire de commencer 2007 du bon pied (d’ailleurs si il y a un gentil graphiste pour me donner un coup de main sur 2-3 trucs, je suis complètement preneur, mon sens artistique étant proche de zéro).
Ben Hunt, ou l'art de partager le beurre, l'argent du beurre et de se garder le sourire de la crémière
Grâce à David, je viens de découvrir l’excellent Web Design From Scratch, site tenu par Ben Hunt, un web designer des plus talentueux. Ben partage ses connaissances professionnelles sur le mode du shareware. Si vous aimez ce qu’il écrit, vous pouvez lui faire une donation via le toujours pratique bouton paypal. La qualité du contenu en elle-même vaut déjà largement le coup, même si le site est en anglais.
Ben prépare actuellement un livre dans lequel il détaillera en détails la refonte de 50 sites web. Rien de bien extraordinaire en soi, ce genre de livres existe déjà en pagaille.
Le livre sera publié sous deux formats :
- Un PDF disponible gratuitement sur le site.
- Une version papier présentant deux fois plus de contenu, plus de détails, payante, elle
Ben espère un demi million de téléchargements du PDF.
Là où son idée tient du génie, c’est que les sites refondus seront des volontaires à qui il offre, pour la somme relativement modique de 1100 euros :
- Une refonte graphique complète.
- Une visibilité sans précédent, entre les téléchargements du PDF et la vente du livre
Quant à lui, il gagne :
- Les 50 sites dont il a besoin pour sortir son livre.
- Pas loin de 55.000 euros avant même la sortie du livre.
- Une visibilité sans précédent avec son ouvrage en libre téléchargement.
Ou comment partager le beurre, l’argent du beurre et se garder le sourire de la crémière.
Le layout 2007 sera-t-il soluble dans le web 2.0 ?
Je sais bien que je n’écris pas beaucoup ces derniers temps. J’ai un peu de mal à trouver l’inspiration nécessaire pour compléter la vingtaine d’articles de fond en stockés dans mon répertoire “brouillons”, certains en cours de rédaction depuis le mois de mars. Et je code, beaucoup, en fait. Je viens de faire accepter mon premier gros patch à l’équipe de développement de Typo, et j’en ai soumis un second – près de 4Mo tout compris – cet après-midi. J’aimerais bien terminer la refonte de l’administration avant la sortie de la prochaine version stable, et le travail manque moins que le temps pour le réaliser.
Maurice Svay me demandait tout à l’heure quelles étaient mes prédictions en termes de design web pour l’années 2007. Très bonne question qui vaut largement un billet.
Une place prépondérante donnée au contenu
Il est intéressant de voir combien notre rapport au web a changé ces 5 dernières années. L’agrégation, notamment, nous a fait prendre conscience à juste titre que la valeur d’un site web réside dans l’ensemble des contenus publiés. Le web design de 2007 devrait donc encore accentuer cette tendance en mettant tout particulièrement en avant les éléments pertinents.
La taille des polices de caractères a déjà augmenté par rapport à ce qui se faisait il y a 4 ans, et on devrait voir celle-ci évoluer vers une moyenne de 13 ou 14 pixels. Pour rappel, les navigateurs considèrent la taille standard comme étant 16 pixels.
La lisibilité nécessitant un contraste fort entre le texte et le fond, gageons que les dégradés de blancs et de gris clairs ont encore de beaux jours devant eux. La tendance d’un retours à des sites en blanc sur fond noir ou blanc sur gris foncé devrait aussi se confirmer.
Une à deux colonnes maxi
Déjà en perte de vitesse ces dernières années, les layouts sur trois et quatre colonnes continueront à se raréfier au profit quasi exclusif de thèmes en une et deux colonnes.
Pourquoi cela ? Très (trop) marqués “portails” et “web des années 90”, les designs en 3 et 4 colonnes ne conviennent plus à la structure de la majorité des sites en circulation aujourd’hui, et deviennent le plus souvent des nids à publicité.
Le nombre de points d’entrée sur une page donnée et la profondeur des sites tendent à diminuer. La navigation s’en trouve grandement simplifiée, et l’utilisateur s’y retrouve plus facilement.
2007 sera widgets ou ne sera pas
Il est probable que la navigation des sites deviendra fortement personnalisable via l’utilisation adéquate des widgets. La place des différentes sections du menu des sites à deux colonnes changera au gré des envies du visiteur qui verra ses préférences conservées d’une visite à l’autre.
Peu de fluidité
Peu de layouts liquides ou semi-liquides en 2007 (un layout liquide est un layout qui s’adapte à la taille de l’écran). Je vois 3 raisons à cela :
- Les écrans deviennent de plus en plus larges, et des lignes de 1400 pixels de large sont pénibles à lire.
- Les designers ne pensent pas en termes de layouts liquides, plus difficiles à faire que des designs à taille fixe.
- Les propriétés CSS
min-widthetmax-widthne sont pas supportées par la majorité des navigateurs du marché, ce qui rend leur utilisation plus qu’hasardeuse, et les solutions de contournement en javascript ne sont pas une solution satisfaisante en termes d’accessibilité.
Depuis quelques années, la mode est aux sites centrés sur l’écran, et cette tendance ne devrait pas vraiment changer.
Paix, luxe calme et volupté
Les sites à bords ronds resteront la règle en 2007 tant ceux-ci essaient de nous faire oublier que CSS fonctionne selon un modèle de bêtes boites carrées imbriquées les unes dans les autres. Quand il est bien utilisé, le bord rond donne une certaine impression de calme et de sérénité, idéale pour se pencher sur des contenus de qualité.
Une ergonomie incitative
Tout sera fait pour inciter le visiteur à ne pas quitter le site trop vite. Les chemins de fer, tout en donnant une indication géographique incitent à se pencher sur d’autres parties du site. Des cadres proposant des contenus semblables à celui visité seront disposés à des endroits clé afin de pousser le consommateur à acheter des produits semblables ou liés. En un mot, tout sera fait pour prolonger votre visite avant le passage à la caisse, en mettant en valeur des contenus pertinents.
À vous maintenant
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Internet Explorer 5,6 et 7 sous Mac OS X
En tant qu’utilisateur de Mac OS X, mon plus grand soucis dès que je dois tester la compatibilité d’une feuille de style entre les différents navigateurs vient de la difficulté de trouver une plate-forme Windows, disposant en plus des deux dernières versions de Microsoft Internet Explorer (5.5 et 6), et de la toute dernière version de Windows Explorer (la 7 donc).
J’utilisais jusqu’à aujourd’hui les comptes gratuits de browsercam, plutôt pratique pour tester un rendu final sur un très grand nombre de plate-formes, mais pas vraiment idéal en phase de debug. Et puis ce matin, j’ai découvert Netrenderer dans les quelques milliers de billets en retard de mon OPML.
Netrenderer est un service allemand qui permet d’afficher en temps réel les résultats d’une capture d’écran sous une des 3 versions sus-mentionnées du navigateur de Microsoft. Gratuit, sans pub et rapide, il permet de pallier relativement bien à l’absence d’Internet Explorer sur les plate-formes UNIX ou Mac OS X.
Journées mondiales de l'utilisabilité
Je rentre tout juste de l’apéro organisé à l’occasion des Journées Mondiales de l’Utilisabilité, organisé par Frédéric Cavazza. Excellente occasion de rencontrer des spécialistes d’une discipline à laquelle je m’intéresse et que j’ai la chance de côtoyer quotidiennement dans mon travail. Proposer des outils simples, pratiques, intuitifs, rapides (et qui marchent) est particulièrement important si l’on veut attirer et fidéliser une clientèle grand public sur le web.
Frédéric en profitait pour lancer les cafés de l’ergonomie à Paris, une initiative des plus intéressante : les ergonomes (badges oranges) se font payer à boire par les non ergonomes (badges verts dont je faisais partie) en échange d’une analyse de leur site.
Ce site étant en pleine restructuration, je venais simplement nouer de nouveaux contacts autour d’une bière. J’ai toutefois pu exposer des idées qui me travaillent depuis quelques semaines, et il semble que je sois sur la bonne voie. Il me reste cependant énormément de travail pour formaliser la chose et aboutir à quelque chose de concret, et les journées ne durent que 24 heures.
Si l’événement vous intéressait mais que vous n’avez pas pu vous y rendre, vous pouvez en lire un rapide compte rendu chez Frédéric, en attendant l’arrivée des vidéos des conférences. D’ailleurs, si je ne devais garder qu’un seul usage des services de partage de vidéos en ligne, je crois que ce serait le partage de la connaissance.
Développement de sites web pour mobiles
Cameron Moll qui publie le blog Authentic Boredom vient d’annoncer la sortie de Mobile Web Design, un ouvrage sur le développement de sites web pour terminaux mobiles, c’est à dire principalement pour PDA et téléphones portables.
Être paresseux, c'est une question de bon sens
Sur le principe, difficile de ne pas approuver l’auteur d’un ouvrage sur l’utilisabilité des sites web qui commence son livre en expliquant qu’il a voulu faire quelque chose de court afin d’acquérir la certitude que son livre soit lu jusqu’au bout et serve à quelque chose. Tant que la brièveté ne masque pas l’indigence, cette introduction me parait frappée au coin du bon sens, et cela tombe bien, puisque c’est justement de bon sens que Steve Krug nous parle dans Don’t Make Me Think, A Common Sense Approach to Web Usability (Ne me faites pas réfléchir, une approche de l’utilisabilité des sites web par le bon sens).
Message de service et autres joyeuses digressions en rapport
Ceux qui ne me lisent que depuis leur flux RSS ignorent encore probablement que j’ai changé de feuille de style pour la seconde fois en trois semaines. On prend (presque) le même, et on recommence. Mon sens artistique étant proche du zéro absolu, je me dois de citer mes sources d’inspiration : Ruby, Think Vitamin et Web Worker Daily pour ne citer qu’eux.
Billets précédents :

Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.