Google translate, la politique internationale et les limites du crowd sourcing
Si le crowd sourcing (littéralement “approvisionnement par la foule”) restera dans les esprits comme la principale composante du web 2.0, ce dernier aura au moins eu le mérite d’en démontrer les limites. Une preuve de plus avec ce très joli détournement de la fonction “proposer une meilleure traduction” de Google Translate, qui permet à ce dernier d’affiner son action en utilisant les suggestions de ses utilisateurs pour une traduction donnée : rendez-vous sur Google translate du français vers l’anglais, entrez la chaîne Sarkozy Sarkozy Sarkozy et validez. Amusant n’est-ce pas ? Réessayez maintenant en mettant la chaîne entre guillements, vous obtenez une autre traduction.
Le buzzword de la rentrée 2007
Signe des temps de dynamisme et d’innovation technologique, la rentrée nous gratifie depuis 5 ans d’un ou plusieurs nouveaux termes qui se propagent à la vitesse de la lumière de la sphère des innovateurs au monde des early adopters avant de toucher les mainstream media. Un buzzword en somme.
Ces dernières années, nous avions eu :
- 2003 : AJAX.
- 2004 : Blog.
- 2005 : Web 2.0, crowdsourcing.
- 2006 : Buzz, iPhone.
Buzzword de la rentrée 2006, l’iPhone a complètement écrasé l’année 2007, tout juste distancé par Britney Spears ou Paris Hilton dans les domaines généralistes. Maintenant l’objet tant attendu sorti, disséqué et critiqué, il est temps de passer à autre-chose.
Quel sera le buzzword de cette rentrée 2007 ? Je verrais bien quelque-chose tournant autour de l’identité numérique, thématique qui prendra de plus en plus de place dans les mois à venir, entre présence en ligne, identification, authentification et relations de confiance. Et s’il ne devait pas y avoir de buzzword de la rentrée, cela signifierait-il que nous avons quitté une l’ère d’innovations pour entrer dans l’ère de la consolidation ? J’ai déjà ma petite idée sur la question, mais vous, qu’en pensez-vous ?

L'User Generated Content n'est pas une invention du Web 2.0, loin de là
La phrase du jour :
Ceux qui pensent que le web 2.0 a inventé l’User Generated Content se mettent autant le doigt dans l’oeil que ceux qui doutent de son modèle économique. Les Grosses Têtes font de l’UGC depuis plus de 30 ans, et ma foi, RTL ne s’en sort pas si mal.
Extrait d’une conversation sur la pérennité de l’ego comme générateur de contenu sur le web.

Sondage du samedi matin : qui doit disparaître ?
Dans le cadre de la refonte de ce blog, je suis obligé de supprimer un des blocs se trouvant dans le footer de celui-ci, mais je n’arrive pas à choisir lequel.
Et comme nous sommes un week-end d’élections, j’ai décidé de donner la parole au peuple aux lecteurs de ce blog, dans une attitude de bonne feignasse qui me caractérise toute web 2.0. C’est donc à vous de me dire qui Marianne James va éliminer entre :
- Les vignettes des photos de mon Flickr.
- Les derniers commentaires, sachant qu’ils disposent de leur propre flux RSS par ailleurs.
- Mes liens del.icio.us, sachant qu’ils pourront très bien revenir dans mon flux RSS, j’en reparlerai un peu plus tard.
Voilà, et comme je n’ai pas eu le temps de développer de greffon “sondage” pour Typo, merci de vous exprimer dans les commentaires.

Les filles c'est mal
En tout cas c’est ce qu’affirment deux étudiants en informatique qui viennent d’ouvrir les.filles.saimal.fr le site le plus web 2.0 du moment :
- Un concept à l’intérêt plus que limité : déclarer que tel ou tel prénom est mal, témoignage anonyme à l’appui ne risque pas vraiment de changer la face du monde.
- Pas de business modèle : on se demande comment ils vont pouvoir rentabiliser leur affaire.
- Basé sur le crowdsourcing, et uniquement sur le crowdsourcing.
- Destiné à une niche particulière d’utilisateurs : les amoureux déçus et autres frustrés à la recherche d’une hypothétique petite amie
- En version bêta, avec des coins arrondis, un nuage de tags et un flux RSS.
- utilisable par un supporter de l’OM ou du PSG.
- Tout le monde va en parler.
- Complètement inutile, donc totalement indispensable… ou pas
Voilà, c’était mon petit moment de publicité gratuite, entre deux articles de fond et les heures de boulot.
BarCamp Paris 3
J’étais hier au troisième BarCamp à Paris, dans le cadre plus important du BarCamp Earth, une initiative lancée à l’occasion du premier anniversaire du BarCamp. Nous y avons gaiement devisé Microformats, coworking, Crowdsourcing et financement des projets libres et open source.








Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.