Vous trouvez IE8 horriblement lent ? Promis, c'est la faute aux extensions
En lisant ce matin un excellent article du blog IE sur les problèmes de performances de la bêta d’IE 8, je suis tombé sur cette perle que je ne pouvais pas manquer de vous faire partager :
Adieu Netscape, je t'aimais bien !
Netscape est mort, débranché comme un vieux tétraplégique dans le comas qu’on bourrait depuis des années de médicaments sans vraiment oser l’achever, au cas où un miracle aurait pu se produire. Dans la réalité, Netscape est mort depuis des années, et seuls quelques dinosaures nostalgiques des premières années du web et réfractaires à toute évolution l’utilisent encore.
Mozilla Prism amène les applications web sur votre bureau
La première application web digne de ce nom qu’il m’a été donné de croiser était une infâme usine à gaz en J2EE, lente à souhait malgré une architecture plus que respectable, mais qui avait le mérite de reproduire à l’identique l’application desktop dont elle était le portage. J’évoque souvent cette expérience, car, malgré bien des défauts, elle a marqué pour moi le jour où j’ai vu le web comme autre chose que du vent tout juste bon à causer des soucis de sécurité aux administrateurs système.
Je me rappelle très bien m’être alors fait la remarque – nous étions au mois d’août 2003 – qu’à la façon dont allaient les choses, les applications web pourraient rapidement remplacer leurs homologues de bureau tant elles palliaient les principaux défauts de ces dernières :
- Plus de problèmes de compatibilité entre les architectures, les systèmes d’exploitation et les bibliothèques graphiques. Même si les problèmes d’interopérabilité entre les divers navigateurs existent toujours, leur résolution est nettement plus aisé que le portage d’une application développée dans un langage compilé d’un système à l’autre.
- Plus de problèmes de copies piratées, puisque tout le contrôle se fait côté serveur. Il est certes toujours possible de se faire passer les identifiants, la mise en commun des documents avec les heureux possesseurs de mes accès risque fort de poser problème un jour ou l’autre.
- La décentralisation totale des ressources, permettant à tout un chacun de travailler de n’importe quelle machine sans avoir à rapatrier un profil, un parc applicatif, une configuration et des documents sauvegardés. Tout se ferait côté serveur, ce qui supprimait bien des problèmes d’administration.
- Dernier mais non des moindres, la solution à tous les problèmes de déploiement et de mise à jour posés par les applications de bureau sur les parcs de taille importante, malgré l’existence d’outils de déploiement automatisés.
- Ma réflexion sur le sujet du point de vue de l’utilisabilité y a plus tard apporté une pierre supplémentaire : la possibilité de supprimer de nombreuses applications toutes les fonctions inutiles dont personne ne se sert jamais et qui les rendent inexploitables ou sous-utilisées. Corollaire : la vente de licences avec différents niveaux de fonctionnalités adaptées aux besoins des utilisateurs. En un mot, remettre ce dernier au centre de la boucle dont il n’aurait jamais du sortir.
Je me rendais rapidement compte des obstacles opposés à l’avènement de ce monde entièrement décentralisé dans lequel l’application web – on ne parlait alors pas encore de web 2.0, nous en étions aux premiers balbutiements d’AJAX, et c’était alors la croix et la bannière pour avoir quelque chose qui marchait vraiment – régnerait en maître.
- Tout restait à faire en matière de portage. Nous sommes en 2007, soit quatre ans après ce premier contact, et la suite bureautique la plus aboutie a encore bien du chemin à faire.
- Même si nous sentions que les choses bougeaient, la crise de confiance dans les valeurs de la première bulle Internet restait tenace, et il faudrait beaucoup de temps avant que les marchés, et à travers eux le grand public s’en remettent.
- Je connaissais peu d’entreprises capables de confier leurs documents à une société tierce, quel que soit le niveau de confidentialité de ces derniers. Le passage par des appliances déployées chez le client pouvait bien résoudre ce problème, mais il déportait alors celui des mises à jour et du déploiement au niveau de l’éditeur, et non plus du SI de la société.
- Enfin, et non des moindres, dès lors que je dois ouvrir mon navigateur pour y accéder, une application web reste un site web, avec toute la connotation négative que cette notion peut porter.
Flock le navigateur social sort en version bêta
Cela faisait plusieurs mois que l’on n’entendait plus parler de Flock, et je commençais franchement à me faire du soucis pour mon navigateur favori. L’équipe de développement a visiblement décidé de me donner tort en publiant une release candidate de sa prochaine version, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas chômé.
Flock est un navigateur social basé sur Mozilla Firefox, mais dont le code a été modifié en profondeur afin d’offrir à l’utilisateur une toute nouvelle expérience de navigation, et tout ce que je peux dire de cette nouvelle version est que leur but est – au moins partiellement – atteint. La dimension sociale de Flock vient d’une intégration très intelligente des grands services à caractère web 2.0 : Flickr, Youtube, delicious, éditeur de blog, barre de média permettant de télécharger ces derniers pour consultation hors ligne… la liste est impressionnante, le tout avec un travail poussé sur l’ergonomie. Flock accepte évidemment l’ensemble des extensions développées pour son grand frère, et il est disponible sous Linux, Mac OS X et Windows. J’ai adopté Flock lors de sa toute première version publique pour son intégration de Flickr et son système de recherche simultané sur le moteur choisi, dans les favoris locaux et dans les sites récemment visités.

Quoi de neuf ?
My world
Cette version 0.9 apporte un lot de nouveautés considérables, à commencer par My World, une sorte de page personnelle intégrée au navigateur et rassemblant l’ensemble des comptes enregistrés sur l’application (Flickr, Delicous), les favoris, les flux RSS auquel on est abonné, les média téléchargés, et l’intégration des services supportés par Flock… Quelle différence avec un Netvibes ? Eh bien je vois plus My World comme une console de pilotage de mon espace social sur le net – bien qu’il y manque clairement une interaction avec Facebook et Twitter, me permettant un accès rapide vers mes services préférés.

Une refonte complète de l’UI
Le thème de Flock a été très largement revu afin d’y ajouter de nombreuses fonctionnalités discrètes, mais indispensables.
La flock toolbar offre un accès rapide aux principales fonctionnalités du navigateur :
- My world.
- Barre des média.
- Mes favoris.
- Mes comptes.
- Mes flux RSS.
- Bloguer.
- Publier des photos.

À gauche de la barre d’URL, 3 icônes permettent avertissent l’utilisateur de la présence sur le site visité :
- d’un flux RSS.
- d’un média téléchargeable.
- d’un outil de recherche intégrable à Flock.
Et à part ça ?
Les utilisateurs de la version 0.7 de Flock iront voir ce comparatif entre les deux versions. Le point le plus important est – à mes yeux – le travail de fond réalisé sur les performances du navigateur qui ont été vraiment améliorées. Finis les temps d’indisponibilité quand un site présente un peu trop de javascript ou qu’on a ouvert trop d’onglets. La Flock toolbar sait disparaître au bon moment, permettant de gagner de la place à l’écran, et tout cela est très intuitif. Il reste encore du travail pour arriver au navigateur idéal tel que je me l’imagine, mais le résultat est déjà très bon.
Firefox 2.0 stable est sorti... en tout cas c'est Clubic qui le dit
En dehors de faire monter leur audience de manière un peu simpliste, je ne vois pas très bien l’intérêt qu’à eu Clubic à annoncer la mise à disposition de Firefox 2.0 la veille de la sortie officielle. D’autant que l’on trouve quelques incohérences majeures sur leur site, qui me font vraiment douter de la véracité de leurs dires.
Pour un téléchargement de quelque 5,4 Mo, cette nouvelle mouture vous permettra de découvrir gratuitement les innovations apportées à Firefox.
Quand la page de téléchargements annonce 17.367Mo.

Sans compter qu’on peut se demander pourquoi la page de téléchargement annonce :
NB : la version beta 2.0 n’est pas encore stable et la plupart des extensions ne sont pas compatibles. Vous pouvez l’essayer pour vous faire une idée, mais pour une expérience stable, téléchargez plutôt la version 1.5.
Et pourquoi le fichier à télécharger se termine par un numéro de build ?
Une fausse annonce qui n’apporte rien à part faire monter le buzz en faisant passer ses auteurs pour des imbéciles. Sans compter que le public intéressé par ce genre de nouvelle a déjà certainement installé la RC3, les autres attendant probablement la date de sortie officielle, pour ceux qui la connaissent. Ça mériterait presque un TC tiens.
[edit]
Comme semble le montrer ce lien, à 18h44, Firefox 2.0 est sorti. Toutes mes félicitations à Tristan et son équipe pour ce beau bébé.
Cependant :
- Ce n’était pas la peine de faire une annonce pré officielle, et je trouve toujours cela aussi c*@# de la part de Clubic.
- Je ne l’utiliserai pas, mais vivement la prochaine version stable de Flock (basée sur Firefox 2.0).
Sortie de Firefox 2.0 Alpha
Bien que ce ne soit pas mentionné sur le site officiel de la fondation Mozilla, Firefox 2.0 beta est sorti.
Cette nouvelle version majeur se veut plus stable (pas dur), et moins gourmande en mémoire que la version 1.5 (pas dur non plus). Bien que ce soit seulement une version alpha, elle semble très bien tourner aussi bien sous Linux que Sous Windows, je l’utilise actuellement pour rédiger ce billet, et une version Mac OS X est aussi disponible.








Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.