Retrouvons les bienfaits de l'agrégation humaine
Intéressante discussion hier soir avec Delphine Dispa de passage à Paris sur la manière dont les flux RSS ont fait évoluer notre manière d’appréhender l’information, et sur les changements dans notre perception de l’information délivrée par notre agrégateur.
La collection d’un grand nombre de flux – parfois plusieurs centaines, 459 dans mon cas, dont certains très verbeux – entraîne une lecture plus sélective du contenu. Le choix de lire tel ou tel billet relève alors de critères tout à fait subjectifs comme la longueur de l’article, et surtout son titre. De là, la nécessité encore plus grande de doter ses billets de titres pertinents, précis et accrocheurs contenant les principaux mots clé résumant le texte à venir. Outre une forte utilité en termes de référencement, cette habitude permet aussi de ne pas passer à travers le tamis du filtrage humain.
Une autre manière de choisir son contenu est de le faire pré filtrer par les autres.
Malgré leur extrême verbosité, je récupère bon nombre de flux RSS provenant de Delicious : popular, css, design, html, ruby, webdev… Un lien et une description courte – moins d’une ligne – me permettent de savoir immédiatement si le contenu attenant est susceptible de m’intéresser. On pourrait un peu comparer cette habitude aux premiers weblogs – époque pré diaristes – ou aux linklogs comme il en existe encore.
Dans la même veine, je suis particulièrement les pelotes de liens de personnes dans le bon goût desquelles j’ai une entière confiance, qu’il s’agisse des “en vrac” de Tristan Nitot, du contenu des liens Delicious du jour de Stphanie Booth inclus dans son flux RSS général, ou des “linksluting” d’Utena.
Utiliser un “agrégateur humain” – l’expression est de Delphine – ne revient en rien à laisser autrui me dicter mes choix de lecture. Il s’agit simplement d’un premier filtrage basé sur la confiance, l’affinité ou la communauté des centres d’intérêt qui permet d’éliminer nombre de déchets tout en proposant près de 50% de contenu pertinent que je n’aurais pas retrouvé ailleurs.
Un an déjà
Cela va faire un an qu’à force de publier des notes techniques sur feu mon blog personnel j’ai finalement décidé d’ouvrir celui-ci, consacré à mon métier et à mes centres d’intérêt connexes.
Un an plus tard, quelques statistiques comme ça en passant :
En interne
- 280 billets.
- 606 commentaires.
Fréquentation
- Plus faible jour de l’année : 84 visiteurs (8 janvier 2006).
- Pic de fréquentation le plus important : 7190 visiteurs (6 mai 2006)
- Moyenne sur l’année : 481 visiteurs par jour.
- Fréquentation totale : 175875 visiteurs.
- Pages vues : 658060.
- Pic RSS : 387 abonnés.
Referers
Hors moteurs de recherche et agrégateurs
- Freenews.
- Codex Wordpress.
- Planet Ubuntu FR.
- John TP.
- Emily Robbins.
- Standblog (quel honneur).
- Glazblog.
- 3 couleurs.
- Totalement Crétin.
- Biologeek.
Mots clé
- Frederic de villamil.
- Curiculum vitae.
- Dedibox.
- Blogooz.
- Necctar.
- Click.
- Le meilleur blog français.
- Photobucket
- 3 column wordpress.
- themes wordpress
Tags les plus couramment utilisés
- Web2.0.
- Web.
- CSS.
- Blog.
- Blogging.
- XHTML.
- Microformats.
- Typo.
- Emploi.
- Webdesign.
Et puisque l’homme de l’année, c’est vous, à vous de me dire ce que vous voulez y voir pour 2006… 2.0.
Typo Recent Posts sidebar plugin
I’ve just released a “Recent Posts” sidebar plugin for Typo, the Ruby on Rails blog engine that powers this blog. It displays the last posts title and a snippet of the post body.
You can configure the title of the plugin, the number of posts and the excerpt’s length in the sidebar admin.
Download and install
Download
Download Typo “Recent Posts” plugin.
Requirements
Typo V4.0 and above (trunk works) with plugins in /vendor/plugins.
Install
Just unpack the archive into the /vendor/plugins folder of your Typo install. Restart your Typo instance. Go to the admin / sidebar to configure it. You’re done.
Licence
The plugin is released under the MIT Licence.
Le web 2.0 n'a pas besoin de blogoliste
Après la dernière refonte de ce site, j’ai reçu un mail passablement remonté d’une personne m’annonçant que, puisque je l’avais rayée de ma blogoliste, elle allait faire de même avec moi. Cette personne s’imaginait probablement que la réciprocité du lien entrant était un principe sacro-saint du web, ou tout au moins de la blogosphère. Sa missive a au moins eu le mérite de m’offrir une cure de jouvence à peu de frais en me ramenant une dizaine d’années en arrière.
Il ne s’agissait pas de sanctionner cette personne , que ce soit à titre personnel ou pour la baisse de qualité de son contenu. Le fait est que j’avais tout simplement supprimé ma blogoliste.
Pourquoi ?
Il y a 4 ans, lorsque les blogs étaient peu répandus, surtout en France, afficher sa blogoliste était un acte d’affirmation sociale : cela signifiait “je suis un blogueur, et voilà ceux que je reconnais comme mes pairs”. L’utilisation des agrégateurs RSS était loin d’être généralisée, et posséder une blogoliste était un moyen d’envoyer les visiteurs vers des blogs que l’on considérait de qualité.
Sauf qu’aujourd’hui, les choses ont changé.
“Socialement”, les blogs sont devenus une denrée courante sur le web, et on ne peut plus vraiment parler de niche. S’afficher blogueur ne représente plus un acte d’affirmation de soi.
Mais c’est surtout techniquement que les choses ont changé.
L’utilisation du flux RSS comme principale manière de consulter ses sites favoris a rendu relativement caduque l’envoi sur les sites “amis”, puisque la page d’index n’est plus la page d’accès privilégiée à un blog. Le temps de navigation gagné permet de lire beaucoup plus de sites, beaucoup plus simplement, en filtrant les billets à partir de leur titre. La généralisation des liens permanents de type /articles/titre-de-l-article en lieu et place de /index.php?id=4242 assure une véritable identité aux contenus publiés.
Mais surtout, avec la croissance exponentielle du nombre de blogs, le ratio contenu intéressant / contenu à faible intérêt pour un site donné est devenu très faible, bien que certaines personnes soient plus régulières que d’autres, dans la médiocrité aussi d’ailleurs. Ceci ajouté à la généralisation croissante des gestionnaires de favoris en ligne fait qu’il vaut mieux aujourd’hui lier des billets ou des contenus précis que des sites.
Pourquoi cela ?
- Vous envoyez directement le lecteur vers des contenus pertinents, et réduisez ainsi le rapport signal / bruit.
- Vous aidez les personnes que vous liez à équilibrer la cible de leurs liens entrants. En termes de référencement, cela permet à leurs billets pertinents d’être mieux placés (merci Sébastien Billard).
- Vous sortez de cette habitude idiote héritée des pages perso des années 90 “tu me link, je te link”.
- Vous réduisez la taille de votre sidebar, donc la pollution visuelle qui pourrait détourner le lecteur de votre contenu.
Oui mais si je veux partager ma liste de lectures à mes lecteurs ? Eh bien pourquoi ne pas être 2.0 jusqu’au bout et ne pas leur mettre à disposition tout ou partie de votre fichier OPML ?
Web, handicap et je m'en-foutisme
Hier avait lieu la Journée Internationale des Personnes Handicapées. À cette occasion, Raphaël avait lancé un appel à témoins sur le sujet des handicaps et de l’accessibilité sur le web. Les billets s’accumulant dans mon agrégateur, je n’ai entendu parler de cette initiative qu’à l’heure de ma pause café matinale, soit au moins 48 heures trop tard.
Après n’avoir reçu que deux témoignages et vu la nouvelle relayée sur seulement 63 blogs, Raphaël s’interroge sur les raisons de ce relatif fiasco.
Je crois avoir plusieurs réponses à lui apporter, aucune n’éliminant malheureusement l’autre :
Variante 1 : les handicapés, tout le monde s’en fout.
Ce n’est pas totalement faux, malheureusement. En dehors d’une faible minorité active considérés comme des casses pieds – je reste poli – et des empêcheurs de tourner en rond, personne ne s’intéresse à eux. La plupart des gens “normaux” refusent de travailler avec eux : ils trouvent cela dégradant et ses sentent diminués, se contentant de donner deux fois par an : une fois pour le Téléthon, une fois pour la mucoviscidose. Payons nous une bonne conscience et basta, le reste de l’année, on les laisse ramer, quand ils le peuvent. Ayant des membres de ma famille handicapée, et d’autres travaillant à l’Association des Paralysés de France, je pourrais vous en parler un bon moment.
Variante 2 : les handicapés ne sont pas “in”.
63 blogs relaient l’information est un chiffre que Raphaël semble trouver satisfaisant. Je ne le pense pas. Où sont ceux là même qui déclenchèrent le déferlement médiatique consécutif au licenciement de Garfield ou de Petite Anglaise ? Le handicap ne doit pas être un produit marketing suffisamment attractif, difficile de créer le buzz, même à l’occasion de la Journée Internationale des Personnes Handicapées. Dommage.
Variante 3 : Les blogs ont atteint leur point d’obsolescence.
Les blogs comme contre pouvoir, c’est fini. Le média citoyen a vécu, une fois l’attrait de la nouveauté passée, le grand public s’en détourne, la fréquentation baisse, la production aussi. Plus la peine d’en parler, d’autres nouveautés bien plus excitantes pointent déjà le bout de leur nez. Une nouvelle relayée par un blog, aussi importante soit-elle aura certainement moins d’impact aujourd’hui qu’il y a un an, et je doute qu’on en parle encore souvent dans Le Monde ou Libération.
Variante 4 : La source et la cible n’étaient pas les bons.
Aussi bon soit-il, le blog d’Alsacréations ne s’adresse pas au tout venant. C’est un blog technique à destination des techniciens, et nombre de ses lecteurs sont déjà au fait des problèmes d’accessibilité, des standards du web et de tout ce qui va autour. Comme je l’évoquais au point précédent, on lit moins de blogs, mais on lit mieux, et plus près de ses centres d’intérêt.
Alsacréations n’était sans doutes pas l’endroit où lancer cet appel à témoins : il est difficile pour un blog de niche de toucher le grand public, surtout sur un sujet aussi peu porteur, quand bien même un blog grand public aurait-il repris l’initiative. Le handicap et l’accessibilité – web ou pas – sont des sujets qui nous concernent tous et devraient nous mobiliser autant que la journée mondiale contre le SIDA. Je me souviens d’une vieille campagne appelant à se protéger et à donner pour financer la recherche. Elle disait : le SIDA, il suffit d’une fois. La tétraplégie, c’est exactement pareil, mais on n’en parle pas.
[edit]
Variante 5 : même les handicapés n’en ont rien à foutre
Quand on voit la galère que connaissent les handicapés au quotidien pour trouver du boulot, se déplacer, et d’une manière générale vivre, le tout avec une étiquette d’assistés collée sur le front, je doute qu’avoir leur journée internationale leur fasse grand chose pour ce que ça leur rapporte dans leur vie de tous les jours.
L’initiative de Raphaël et Monique est parfaitement louable, mais elle nécessite beaucoup de courage de la part des témoins : le courage de dire à des milliers de personnes sur Internet “je ne suis pas une personne normale, je ne peux pas vivre comme les autres”. Quelque chose dont ils se passeraient probablement bien.
Typo toujours sur les rails... 1.2
Contrairement à ce que pourraientt laisser penser un site à l’abandon, et un manque particulièrement remarquable de communications, Typo, le moteur de blog basé sur Ruby on Rails qui fait tourner ce blog n’est pas mort et enterré au cimetière des projets open source malchanceux. Ses développeurs développent, ses testeurs testent et sa communauté d’utilisateurs… l’utilise quotidiennement.
Que ceux qui souhaitent installer Typo se rassurent, la mort temporaire du site projet – suite à un bug de Trac faisant monter le serveur en charge au point de le rendre inutilisable – n’empêche en rien sa mise en place. Des procédures adaptées existent pour ceux qui souhaiteraient l’utiliser au quotidien ou tester la version de développement afin d’en rapporter les bugs et lacunes.
Version stable :
La dernière version stable de typo est la 4.0.3. Basée sur Ruby on Rails 1.1.6, elle s’installe à partir de la gem éponyme :
$ sudo gem -y install typo
$ typo install chemin/vers/typo
Et le tour est joué.
Version de développement
Ce billet n’aurait probablement pas lieu d’être si Piers ne m’avait pas annoncé hier le passage de la version de développement de Typo sous Rails 1.2RC1 à l’occasion de la révision 1300. Rails 1.2, autrement nommé Rails Edge contient en standard le merveilleux SimplyRestful, et cela seul justifie la migration.
Le passage à Ruby on Rails 1.2 rend le trunk de Typo incompatible avec la branche 1.1 du framework, dont la version de développement se trouve néanmoins dans /vendor/rails. Ceci permettra d’éviter les problèmes de compatibilité.
Pour télécharger la version de développement de typo, il vous faut juste taper :
$ svn co svn://typosphere.org/typo/trunk typo
Et maintenant ?
Beaucoup de choses restent à faire sur Typo, et la TODO se remplit quotidiennement. Piers m’a annoncé hier vouloir travailler en priorité sur la refonte totale du système de feedback pour l’instant couplé au système de publication. Bien que ce changement demande de repenser l’architecture de la base, la souplesse de Rails limitera les temps de développement à deux ou trois heures. Je considère cette refonte comme capitale, car elle permettra la création de greffons autorisant la modération à priori des commentaires, l’ajout d’un système de capchas, ou d’outils de lutte contre les commentaires indésirables proches dans leur architecture de Spam Karma utilisé sous Wordpress.
Ce remaniement en entraînant d’autres, c’est toute une partie du système de publication qui s’en trouvera changé, particulièrement le content state qui gagnera en souplesse. On peut espérer à court terme l’arrivée d’un environnement véritablement multiutilisateurs dans lequel des directeurs de publication valideraient le contenu de multiples rédacteurs, ceci étant proposé sous la forme d’un greffon afin de ne pas surcharger le noyau de l’application.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le web 2.0 sans jamais oser le demander
Je viens de rejoindre l’initiative Dessine moi le web 2.0, lancée par l’agence Groupe Reflect.
Après Tristan Nitot, Bertrand Duperrin ou Frédéric Cavazza, c’est à mon tour de m’exprimer à propos du web 2.0 à travers une rapide interview :
- Qui êtes vous et quel est votre rapport avec le web 2.0 ?
- Si vous deviez expliquer le web 2.0 à tout un chacun, qu’est-ce que vous diriez ?
- Qu’est ce que représente le “web 2.0 dans le monde d’aujourd’hui, quel impact sur la société, l’économie, la technologie et autres ?
- Le web 2.0, et après ?
La réponse à toutes ces questions se trouve sur Le web 2.0 de Frédéric de Villamil. En ce qui concerne la question de la vie, de l’univers et du reste, la réponse est toujours 42… .0, évidemment.
Review Me, chasseur de blogs pour publicitaires pressés
Text Links Ads, la régie publicitaire à laquelle j’ai confié ce site vient de lancer Review Me, une régie publicitaire dédiée aux blogs.
Le principe est simple. Des annonceurs contactent des blogueurs inscrits sur le site et leur proposent de réaliser un billet sur leur produit. Si le blogueur accepte, il a 48 heures pour pondre son article et la régie le rémunère de la somme convenue à l’avance.
Le concept n’a rien de bien nouveau, et devrait faire hurler nombre de journalistes qui reprochent aux blogueurs de ne pas être soumis au même code de déontologie qu’eux. On peut le voir comme quelque chose de profondément malhonnête et injuste, en argumentant que seuls les blogueurs influents profiteront de ce système sans jamais l’admettre. Sauf que… la politique maison stipule bien que :
You must disclose that the post is a paid post in some way. Here are some ideas: “Sponsored Post:”, “The following is a paid review:” “Advertisement:”.
Ce billet est d’ailleurs sponsorisé par… Reviewme.
Je pense surtout que cela va permettre à des blogueurs qui ont su fédérer une forte audience de se voir récompensés de leurs efforts honnêtement et sans avoir à couvrir leur site de disgracieuses bannières. Sans compter que cela pourrait bien booster quelque peu hreview.
Et puisqu’on parle de Microformats, je vous rappelle que je parlerai demain de l’utilisation des microformats pour augmenter la valeur des données publiées sur les réseaux sociaux au septième Barcamp Paris.
43ème meilleur blog français selon Alianzo
Après Edelman et son classement des “meilleurs” blogs francophones particulièrement décrié car basé sur le seul classement Technorati, c’est au tour des espagnols d’Alianzo de se prêter au jeu, mais avec des critères bien différents. À en croire un mail reçu un peu plus tôt dans la semaine, Alianzo se baserait sur le panel de critères suivant :
- Liens Technorati.
- Liens Google.
- Liens Yahoo !
- Liens Digg.
- Lecteurs Bloglines.
- Classement Alexa.
C'est un peu comme projeter un film ouzbek non sous-titré à la foire agricole de Chatelus-Malvaleix
Quelques jours avant la mise en place de ma dernière feuille de style, j’ai demandé à une amie de bien vouloir se soumettre au petit jeu du test d’utilisabilité. Il s’agissait pour moi de dégager les quelques pistes propres à améliorer l’expérience de l’utilisateur sur ce site, afin de le mettre en corrélation avec les contenus énoncés. Le choix de cette amie était tout sauf innocent, puisqu’elle se rapproche de ce fantasme de laboratoire qu’on appelle l’utilisateur moyen, celui utilise le web pour consulter ses mails, discuter sur MSN et effectuer quelques recherches dans le cadre de ses études.








Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.