Ou sont passés les tuyaux ?
Premier volet d’un article en deux parties sur les problèmes de saturation des tuyaux de l’Internet Multimédia Convivial 2.0 que nous aimons tous. J’ai découpé le billet en deux histoire de le rendre un peu moins indigeste, mais cela ne change absolument rien au contenu.
Cet article a été écrit en collaboration avec Olivier Bonhomme. À 25 ans, diplômé d’un master en Architecture des Systèmes d’Information et de Communication, Olivier a déjà participé à de nombreux projets autour des technologies satellites et des systèmes Linux embarqués pour de grands noms de l’industrie française. Il termine aujourd’hui une importante mission sur la conservation longue durée de données à très haute altitude pour le CNES.
Depuis 2003 et l’arrivée de la concurrence dans le marché de l’ADSL, les différents acteurs se livrent une guerre sans merci à grands coups d’offres « révolutionnaires » aux débits chaque jour plus importants et de concepts « novateurs » dont le fameux triple-play n’est qu’un début.
La guerre de l’ADSL se termine ; après les rachats qui ont agité les opérateurs depuis deux ans, on assiste à une homogénéisation des offres grand public pour un prix tournant autour de 30 euros par mois. Une nouvelle guerre se prépare cependant, celle de la fibre optique avec les premières offres FTTH accessibles prévues pour 2007. FTTH signifie Fiber To The Home – Fibre Optique jusqu’à l’abonné – et permettra aux utilisateurs de bénéficier d’un débit symétrique de 100 Mb/s, soit 5 fois le débit descendant et 100 fois le débit montant d’une offre ADSL dégroupée.
La disponibilité de ces offres très haut débit a permis l’explosion de nouveaux services plus ou moins légaux grands consommateurs de bande passante, principalement dans le secteur de la vidéo. Si Youtube et Dailymotion en sont les exemples les plus parlants, ils sont cependant loin d’être les seuls, chacun des grands acteurs du web cherchant à se positionner sur ce nouveau marché potentiellement lucratif.
Dès que l’on passe du côté obscur de la force, les contenus disponibles sur les réseaux pair à pair comme E-Mule ou Bittorrent sont à la fois beaucoup plus nombreux et beaucoup plus gros. Il n’est pas rare aujourd’hui de trouver des films au format HD non compressé au téléchargement dont la taille varie de 10 à 25Go. Il y a 3 ans seulement, les offres ADSL à 512Kb n’auraient jamais permis de télécharger une telle quantité de données dans un temps raisonnable. Les offres actuelles rendent pourtant de telles opérations possibles, et même particulièrement courantes. Si juger des opportunités de télécharger illégalement du contenu ne relève pas du périmètre de cet article, les impacts techniques sauteront aux yeux de toute personne ayant quelques connaissances en réseau. La fourniture d’accès à Internet n’est pas la seule touchée. L’arrivée depuis l’année dernière d’offres de serveurs dédiés ultra low cost pour les particuliers proposant des débits de 100Mb par seconde pour un tarif sans commune mesure avec les offres d’hébergement classique met également le secteur de l’hébergement en ébullition. Bien que peu adaptées à des applications professionnelles, ce type de serveur est idéal pour mettre à disposition du public d’importants contenus multimédias plus ou moins légaux à très grande vitesse, et nombre de ces machines ont été converties en plates-formes de téléchargement.
Ce rapide état des lieux nous permet de soulever trois points :
- La bande passante offerte par les fournisseurs d’accès à Internet croît de manière exponentielle.
- Les internautes français téléchargent de plus en plus de contenus.
- La consommation de bande passante consommée suit la courbe de l’offre.
Résultat, l’apparition d’une situation inimaginable lors de la démocratisation des offres ADSL : la saturation des réseaux.
En effet, depuis quelques mois, on assiste à une croissance inquiétante des personnes se plaignant de problèmes de débit liés non pas à des problèmes purement utilisateurs, mais à une congestion de certaines parties des réseaux de différents opérateurs. Les exemples suivants apparus durant l’année 2006 illustrent mon propos :
La saturation des liens de collecte.
Depuis début 2006, les personnes abonnées aux offres non dégroupées des fournisseurs Free et Club Internet se plaignent de disposer de connexions bridées ou à très faible débit, certaines d’entre-elles pouvant tomber à quelques Ko/s. Dans l’architecture des offres non dégroupées, la connectivité ADSL des abonnés est réalisée sur des équipements de l’opérateur France Telecom.
Le trafic généré par ces abonnés est acheminé du réseau de l’opérateur historique, nommé réseau de collecte, jusqu’au réseau du fournisseur d’accès par des liaisons dédiées appelées liens de collecte.
Le prix de location, déterminé en fonction de la taille du lien exprimée en Mbits/s, est défini dans l’Offre d’Accès et de Collecte DSL de France Telecom. Ces tarifs sont soumis au contrôle de l’ARCEP. Chaque FAI dispose de plusieurs liens de collecte pouvant être :
- National : Lien utilisé pour acheminer le trafic de tous les abonnés du territoire national.
- Régional : Lien acheminant le trafic des abonnés rattachés à une plaque ADSL régionale. La mise en place d’un tel lien nécessite que les différents acteurs soient présents sur un Point de Présence (PoP) régional.
La croissance exponentielle des téléchargements provoque une saturation régulière des liens de collecte. La majorité des liens de collecte régionaux de Free ont ainsi atteint 100% (voire 102 ou 103%) de leur capacité.
Face au coût financier d’une augmentation de ces liens, les fournisseurs d’accès concernés ont choisi de mettre en place des solutions temporaire allant du bridage des protocoles pair à pair, trop gourmands, à l’ignorance pure et simple du problème jusqu’à la fin de l’année dernière. Des augmentations de capacité des liens ont finalement été décidées et mises en production afin de supprimer au moins temporairement les problèmes de saturation.
France Télécom, victime du succès de l’ADSL.
Aujourd’hui, le nombre d’Internautes connaît une croissance importante, et ces internautes téléchargent de plus en plus. Cet afflux de nouveaux utilisateurs gros consommateurs de bande passante touche en premier lieu France Télécom, puisque tous les abonnés en offre non dégroupée de tous les fournisseurs d’accès français utilisent les équipements ADSL de l’opérateur historique ce qui représente plus de 70 % du parc de connexions ADSL en France. Ce trafic transite ainsi par tout le réseau de France Télécom avant d’arriver aux liens de collecte précédemment cités. C’est ce qu’on appelle le réseau de collecte.
Récemment, des liens de ce réseau de collecte se sont retrouvés totalement saturé en raison de l’arrivée d’un grand nombre de nouveaux abonnés particulièrement consommateurs de bande passante. Cet afflux s’explique en partie par l’arrivé de Darty sur le marché des fournisseurs d’accès à haut débit, et par la période des fêtes. On aboutit ainsi à des situations dans lesquelles les liens entre les DSLAMS et certains nœuds du réseau de collecte ont atteint 95% de leur capacité, notamment dans la Lorraine le Nord et surtout le sud-ouest de la France, celles-ci empêchant les utilisateurs de disposer d’une connexion décente.
Interconnexions des réseaux à très haut débit, une utopie pour l’avenir
Chaque FAI, hébergeur, fournisseur de service Internet dispose de son propre backbone à très haut débit dont la capacité peut atteindre plusieurs dizaines de Gbits/s. Afin de pouvoir communiquer entre eux, ces réseaux disposent divers liens d’interconnexions répartis en deux types :
- Liens de peering.
- Liens de transit.
Le transit nécessite la mise en place de liens gérés par des opérateurs de télécommunication indépendants des entités à interconnecter. Ce dernier peut atteindre des coûts très élevés en fonction des débits demandés et des destinations à atteindre.
Le peering consiste en une interconnexion directe (au sens logique du terme) entre deux entités réseau. Les opérateurs mettent en place les interconnexions, les équipements et les informations de routage nécessaires afin de permettre directement l’échange de données de pair à pair. Le peering est soumis à des accords contractualisés et commerciaux entre les différentes parties.
Il est possible de faire du peering de manière directe, pour lequel les fournisseurs d’accès mettent en place une liaison physique entre leurs équipements, ou du perring de manière indirecte, qui nécessite un point de peering. Un point de perring est un réseau appartenant à un opérateur de télécommunication sur lequel tous les grands opérateurs peuvent se connecter. Accéder à ces points de perring peut être aussi bien gratuit que payant.
Les points de peering les plus connus ont le FreeIX (Propriété de Iliad/Free), le PARIX (Propriété de France Telecom) ou bien encore le SFINX (Propriété du GIE RENATER)
La surconsommation de bande passante provoquée par la hausse des téléchargements domestiques à très haut débit charge les backbones et les liens d’interconnexion de manière de plus en plus préoccupante, sans toutefois pouvoir parler de saturation. On observe cependant des pointes de trafic à certains endroits, notamment sur les fameux liens d’interconnexion.
Afin d’expliciter notre propos, ne vaut-il pas mieux s’appuyer sur un cas concret ?
RENATER (Réseau National de Télécommunications pour la Technologie et la Recherche) et PROXAD (réseau exploité par le fournisseur d’accès Free et l’hébergeur à faible coût Dedibox) desservent l’ensemble du territoire français en utilisant des supports à fibres optiques. Les débits transitant sur ces fibres vont de 100 Mbits/s à 10Gbits/s.
Lien Références :
- http://www.renater.fr/Metrologie/map-Renater4/
- http://www.renater.fr/spip.php?article51
- http://adsl.free.fr/degroup/reseau.html
Nous sommes ici en présence de deux réseaux de forte capacité. Il devient dès lors logique de supposer qu’ils disposent d’une vitesse de transfert raisonnable aux points d’interconnexion, celle-ci devant atteindre la dizaine de Mbits/s compte tenu des caractéristiques des deux réseaux. Pourtant, à certaines heures de la journée, la vitesse de transfert entre deux systèmes situés sur ces réseaux culmine entre 320 Kbits/s et 2Mbits/s, quand on devrait obtenir des chiffres allant de 15 à 30Mbits/s.
Ces chiffres peuvent paraître surprenants étant donnée la capacité de ces deux réseaux. Il existe pourtant une explication simple à ce phénomène. Les deux réseaux sont reliés par un lien de transit géré par un opérateur de télécommunications tiers, et ce lien semble aujourd’hui montrer des signes importants de saturation à certains moments de la journée.
Il s’agit évidemment d’un exemple parmi tant d’autres. L’existence de goulets d’étranglement de ce type au niveau des liens d’interconnexion entre les principaux réseaux français, ou entre les réseaux nationaux et internationaux est pourtant un fait avéré.
On rencontre principalement ces goulets d’étranglement sur les liens de transit. Le prix très élevé de la connectivité pousse en effet les fournisseurs d’accès à rogner sur les capacités de ces liens afin d’éviter une explosion des coûts, guerre des prix oblige. Ils n’achètent donc que le strict nécessaire auprès des opérateurs de télécommunication.
En raison du refus des FAI d’augmenter les capacités de ces liens d’interconnexion, il devient difficile d’atteindre certaines destinations avec des débits convenables. On et en droit de se demander si ces goulets ne vont pas se propager aux liens de perring et aux backbones des opérateurs, à moins que ceux-ci n’acceptent de réaliser les travaux d’infrastructures nécessaires.
Il est donc possible d’affirmer que les fournisseurs d’accès à Internet grand public, engagés dans la guerre de l’ADSL très haut débit à faible coût sont confrontés à des problèmes de saturation de leurs réseaux, et ce à tous les niveaux du réseau de collecte aux interconnexions nationales et internationales.
En raison du modèle économique appliqué, il devient très difficile, et très long de faire évoluer les choses. L’utilisateur devient victime d’une situation paradoxale dans laquelle on lui promet plein de Mbits/s tout en l’empêchant de s’en servir.
Vous pouvez maintenant lire la seconde partie.
Afficher les fichiers cachés sous Mac OS X et Transmit
Mac OS X cache les fichiers système par défaut, ce qui n’est pas toujours pratique dès que l’on veut accéder à ses fichiers de configuration par un autre moyen que ce bon vieux Terminal.app. L’importation de mon répertoire .signatures hérité de Mutt vers mes différents comptes Thunderbird, puis Mail.app ne s’est ainsi pas fait sans mal.
Dur Comme Faire nous explique comment les afficher via une commande lancée dans Terminal :
powerbook58-de-frederic-de-villamil:~ neuro$ defaults write com.apple.Finder AppleShowAllFiles true
powerbook58-de-frederic-de-villamil:~ neuro$ sudo killall -HUP finder
Cela pose cependant deux problèmes :
D’abord, il faut effectuer l’opération inverse pour ne plus les afficher, mais en mettant la variable AppleShowAllFiles à false.
powerbook58-de-frederic-de-villamil:~ neuro$ defaults write com.apple.Finder AppleShowAllFiles false
powerbook58-de-frederic-de-villamil:~ neuro$ sudo killall -HUP finder
Ensuite, cela ne marche pas avec tous les clients graphiques. En effet, certains d’entre eux ne passent pas par le finder pour leur gestion des fichiers.
Transmit est de ceux-ci, et c’est bien dommage, dans le sens où il s’agit du meilleur client FTP graphique disponible sous Mac OS X. Pour lui faire afficher les fichiers caché, il faut aller dans Affichage -> Afficher les fichiers cachés.
Retrouvons les bienfaits de l'agrégation humaine
Intéressante discussion hier soir avec Delphine Dispa de passage à Paris sur la manière dont les flux RSS ont fait évoluer notre manière d’appréhender l’information, et sur les changements dans notre perception de l’information délivrée par notre agrégateur.
La collection d’un grand nombre de flux – parfois plusieurs centaines, 459 dans mon cas, dont certains très verbeux – entraîne une lecture plus sélective du contenu. Le choix de lire tel ou tel billet relève alors de critères tout à fait subjectifs comme la longueur de l’article, et surtout son titre. De là, la nécessité encore plus grande de doter ses billets de titres pertinents, précis et accrocheurs contenant les principaux mots clé résumant le texte à venir. Outre une forte utilité en termes de référencement, cette habitude permet aussi de ne pas passer à travers le tamis du filtrage humain.
Une autre manière de choisir son contenu est de le faire pré filtrer par les autres.
Malgré leur extrême verbosité, je récupère bon nombre de flux RSS provenant de Delicious : popular, css, design, html, ruby, webdev… Un lien et une description courte – moins d’une ligne – me permettent de savoir immédiatement si le contenu attenant est susceptible de m’intéresser. On pourrait un peu comparer cette habitude aux premiers weblogs – époque pré diaristes – ou aux linklogs comme il en existe encore.
Dans la même veine, je suis particulièrement les pelotes de liens de personnes dans le bon goût desquelles j’ai une entière confiance, qu’il s’agisse des “en vrac” de Tristan Nitot, du contenu des liens Delicious du jour de Stphanie Booth inclus dans son flux RSS général, ou des “linksluting” d’Utena.
Utiliser un “agrégateur humain” – l’expression est de Delphine – ne revient en rien à laisser autrui me dicter mes choix de lecture. Il s’agit simplement d’un premier filtrage basé sur la confiance, l’affinité ou la communauté des centres d’intérêt qui permet d’éliminer nombre de déchets tout en proposant près de 50% de contenu pertinent que je n’aurais pas retrouvé ailleurs.
Un an déjà
Cela va faire un an qu’à force de publier des notes techniques sur feu mon blog personnel j’ai finalement décidé d’ouvrir celui-ci, consacré à mon métier et à mes centres d’intérêt connexes.
Un an plus tard, quelques statistiques comme ça en passant :
En interne
- 280 billets.
- 606 commentaires.
Fréquentation
- Plus faible jour de l’année : 84 visiteurs (8 janvier 2006).
- Pic de fréquentation le plus important : 7190 visiteurs (6 mai 2006)
- Moyenne sur l’année : 481 visiteurs par jour.
- Fréquentation totale : 175875 visiteurs.
- Pages vues : 658060.
- Pic RSS : 387 abonnés.
Referers
Hors moteurs de recherche et agrégateurs
- Freenews.
- Codex Wordpress.
- Planet Ubuntu FR.
- John TP.
- Emily Robbins.
- Standblog (quel honneur).
- Glazblog.
- 3 couleurs.
- Totalement Crétin.
- Biologeek.
Mots clé
- Frederic de villamil.
- Curiculum vitae.
- Dedibox.
- Blogooz.
- Necctar.
- Click.
- Le meilleur blog français.
- Photobucket
- 3 column wordpress.
- themes wordpress
Tags les plus couramment utilisés
- Web2.0.
- Web.
- CSS.
- Blog.
- Blogging.
- XHTML.
- Microformats.
- Typo.
- Emploi.
- Webdesign.
Et puisque l’homme de l’année, c’est vous, à vous de me dire ce que vous voulez y voir pour 2006… 2.0.
Occuper l'espace
Note : ce billet ne concerne en rien les velléités d’installation d’une base lunaire permanente par les États-Unis, pas plus que la stratégie militaire en milieu désertique par ailleurs.
Entre la croissance de la largeur des écrans et celle des téléphones mobiles et autres PDA proposant un navigateur web, gageons que la maîtrise de l’espace sera la grande problématique de l’année 2007, et probablement de la suivante.
Si la coutume qui veut qu’on développe en 720 pixels de large pour une résolution de 800600 tend maintenant à s’estomper au profit de 950 pixels pour du 1024760, les jeux ne sont pas faits pour autant. Bien que fort séduisants, les layouts dits “liquides” – car ils s’adaptent et adaptent leur contenu à la largeur de l’écran – posent finalement plus de problèmes qu’ils n’en résolvent.
D’une part, les responsables des chartes graphiques travaillant sous Photoshop, ils sont souvent incapables de penser un espace autre que fixe, et la valeur artistique des layouts liquides tend souvent à désirer. En dehors de celui de Wikio que je trouve tout à fait réussi, je ne crois pas avoir jamais vu de layouts liquides véritablement réussis.
Ensuite parce que, les écrans d’une largeur supérieure à 19 pouces devenant particulièrement abordables dans notre monde de riches – on trouve un 22 pouces pour 400 euros, plus rien à voir avec les 1500 euros minimum de mon 19 pouces acheté il y a 4 ans et demi. Nombreux sont les écrans qui affichent maintenant des résolutions supérieures à 1280 pixels, et une ligne d’une largeur supérieure à 800 pixels est particulièrement pénible à lire, surtout sur la longueur.
Il existe toutefois une solution, qui est celle des layouts semi liquide qui s’adaptent à la taille de l’écran jusqu’à un certain point, en faisant un bon usage de min-width et de max-width, ou de solutions de contournement en Javascript quand ces deux propriétés ne sont pas supportées par le navigateur. Là encore, il s’agit d’une solution à moitié satisfaisante sur les supports de grande largeur : on se retrouve soit avec un très grand espace vide, soit avec des lignes trop longues.
Reste une solution : un layout fixe, mais plein écran.
Mon précédent thème avait pour vocation à mettre le contenu en valeur en débarrassant l’écran de toute source de pollution visuelle gênante – le menu latéral, souvent un nid à publicités – tout en cherchant à occuper l’espace sans pour autant forcer le lecteur à supporter des lignes trop longues.
En utilisant un en-tête coloré faisant toute la largeur de l’écran et offrant une navigation centrée de largeur fixe, on parvient à donner l’illusion du plein écran. Le contenu de la sidebar passe en bas de l’écran selon le même schéma. On parvient ainsi à donner l’illusion du plein écran tout en offrant aux éléments de la sidebar une largeur plus confortable qu’ils ne l’auraient eue sur le coté. L’affichage se fait de manière horizontale et non plus verticale, ce qui permet d’embrasser l’ensemble des éléments d’un seul coup d’oeil et donne une impression de “fourre tout” organisé qu’est bien souvent devenu le menu latéral aujourd’hui.
Ce dernier point prête d’ailleurs à une observation intéressante : en passant d’une disposition verticale à une disposition horizontale, le contenu de ce qui était autrefois un fourre tout dans le menu latéral prend une importance beaucoup plus importante, et on est tenté de le réduire aux informations pertinentes tout en l’ordonnant mieux.
Si j’avais parfaitement réussi à me débarrasser de la sidebar, tout en offrant un lien d’évitement bien placé, je n’avais pas résolu le problème de l’affichage du contenu livré à lui-même sur une seule colonne.
Un premier essai en 720 pixels de large laissait trop de place aux blancs latéraux sur les écrans en 1024*768 et supérieur. Un second essai en 920 pixels de large – pour adapter le contenu à la navigation et au contenu du bas – donnait des résultats catastrophiques en termes de lecture, même avec une police de caractère plus grosse que précédemment.
L’idée m’est venue en visitant Web Designs From Scratch l’autre soir, à la recherche d’une solution acceptable : remettre un menu latéral ne donnant accès qu’au contenu, et à lui-seul, c’est à dire aux différentes catégories du site, pour occuper une partie de l’espace (28% en fait), et utiliser une police de caractères confortable pour le reste du contenu.
Dans le même temps m’est revenu une réflexion que je m’étais faite il y a quelques temps quant à la disposition purement verticale des blogs : puisque je reconquérais l’espace horizontal, il me fallait aussi me réapproprier l’espace vertical. Par exemple en n’affichant plus la longue litanie des 10 derniers billets à l’écran, mais seulement le dernier, et le résumé des précédent dans l’espace du bas devenu source de contenu à part entière.
Et voilà, cela me donne un nouveau thème plus propre, plus lisible, certainement perfectible, et il sera perfectionné, mais la disposition et la mise en valeur des éléments sont là. Histoire de commencer 2007 du bon pied (d’ailleurs si il y a un gentil graphiste pour me donner un coup de main sur 2-3 trucs, je suis complètement preneur, mon sens artistique étant proche de zéro).
Typo Recent Posts sidebar plugin
I’ve just released a “Recent Posts” sidebar plugin for Typo, the Ruby on Rails blog engine that powers this blog. It displays the last posts title and a snippet of the post body.
You can configure the title of the plugin, the number of posts and the excerpt’s length in the sidebar admin.
Download and install
Download
Download Typo “Recent Posts” plugin.
Requirements
Typo V4.0 and above (trunk works) with plugins in /vendor/plugins.
Install
Just unpack the archive into the /vendor/plugins folder of your Typo install. Restart your Typo instance. Go to the admin / sidebar to configure it. You’re done.
Licence
The plugin is released under the MIT Licence.
Ben Hunt, ou l'art de partager le beurre, l'argent du beurre et de se garder le sourire de la crémière
Grâce à David, je viens de découvrir l’excellent Web Design From Scratch, site tenu par Ben Hunt, un web designer des plus talentueux. Ben partage ses connaissances professionnelles sur le mode du shareware. Si vous aimez ce qu’il écrit, vous pouvez lui faire une donation via le toujours pratique bouton paypal. La qualité du contenu en elle-même vaut déjà largement le coup, même si le site est en anglais.
Ben prépare actuellement un livre dans lequel il détaillera en détails la refonte de 50 sites web. Rien de bien extraordinaire en soi, ce genre de livres existe déjà en pagaille.
Le livre sera publié sous deux formats :
- Un PDF disponible gratuitement sur le site.
- Une version papier présentant deux fois plus de contenu, plus de détails, payante, elle
Ben espère un demi million de téléchargements du PDF.
Là où son idée tient du génie, c’est que les sites refondus seront des volontaires à qui il offre, pour la somme relativement modique de 1100 euros :
- Une refonte graphique complète.
- Une visibilité sans précédent, entre les téléchargements du PDF et la vente du livre
Quant à lui, il gagne :
- Les 50 sites dont il a besoin pour sortir son livre.
- Pas loin de 55.000 euros avant même la sortie du livre.
- Une visibilité sans précédent avec son ouvrage en libre téléchargement.
Ou comment partager le beurre, l’argent du beurre et se garder le sourire de la crémière.
Le layout 2007 sera-t-il soluble dans le web 2.0 ?
Je sais bien que je n’écris pas beaucoup ces derniers temps. J’ai un peu de mal à trouver l’inspiration nécessaire pour compléter la vingtaine d’articles de fond en stockés dans mon répertoire “brouillons”, certains en cours de rédaction depuis le mois de mars. Et je code, beaucoup, en fait. Je viens de faire accepter mon premier gros patch à l’équipe de développement de Typo, et j’en ai soumis un second – près de 4Mo tout compris – cet après-midi. J’aimerais bien terminer la refonte de l’administration avant la sortie de la prochaine version stable, et le travail manque moins que le temps pour le réaliser.
Maurice Svay me demandait tout à l’heure quelles étaient mes prédictions en termes de design web pour l’années 2007. Très bonne question qui vaut largement un billet.
Une place prépondérante donnée au contenu
Il est intéressant de voir combien notre rapport au web a changé ces 5 dernières années. L’agrégation, notamment, nous a fait prendre conscience à juste titre que la valeur d’un site web réside dans l’ensemble des contenus publiés. Le web design de 2007 devrait donc encore accentuer cette tendance en mettant tout particulièrement en avant les éléments pertinents.
La taille des polices de caractères a déjà augmenté par rapport à ce qui se faisait il y a 4 ans, et on devrait voir celle-ci évoluer vers une moyenne de 13 ou 14 pixels. Pour rappel, les navigateurs considèrent la taille standard comme étant 16 pixels.
La lisibilité nécessitant un contraste fort entre le texte et le fond, gageons que les dégradés de blancs et de gris clairs ont encore de beaux jours devant eux. La tendance d’un retours à des sites en blanc sur fond noir ou blanc sur gris foncé devrait aussi se confirmer.
Une à deux colonnes maxi
Déjà en perte de vitesse ces dernières années, les layouts sur trois et quatre colonnes continueront à se raréfier au profit quasi exclusif de thèmes en une et deux colonnes.
Pourquoi cela ? Très (trop) marqués “portails” et “web des années 90”, les designs en 3 et 4 colonnes ne conviennent plus à la structure de la majorité des sites en circulation aujourd’hui, et deviennent le plus souvent des nids à publicité.
Le nombre de points d’entrée sur une page donnée et la profondeur des sites tendent à diminuer. La navigation s’en trouve grandement simplifiée, et l’utilisateur s’y retrouve plus facilement.
2007 sera widgets ou ne sera pas
Il est probable que la navigation des sites deviendra fortement personnalisable via l’utilisation adéquate des widgets. La place des différentes sections du menu des sites à deux colonnes changera au gré des envies du visiteur qui verra ses préférences conservées d’une visite à l’autre.
Peu de fluidité
Peu de layouts liquides ou semi-liquides en 2007 (un layout liquide est un layout qui s’adapte à la taille de l’écran). Je vois 3 raisons à cela :
- Les écrans deviennent de plus en plus larges, et des lignes de 1400 pixels de large sont pénibles à lire.
- Les designers ne pensent pas en termes de layouts liquides, plus difficiles à faire que des designs à taille fixe.
- Les propriétés CSS
min-widthetmax-widthne sont pas supportées par la majorité des navigateurs du marché, ce qui rend leur utilisation plus qu’hasardeuse, et les solutions de contournement en javascript ne sont pas une solution satisfaisante en termes d’accessibilité.
Depuis quelques années, la mode est aux sites centrés sur l’écran, et cette tendance ne devrait pas vraiment changer.
Paix, luxe calme et volupté
Les sites à bords ronds resteront la règle en 2007 tant ceux-ci essaient de nous faire oublier que CSS fonctionne selon un modèle de bêtes boites carrées imbriquées les unes dans les autres. Quand il est bien utilisé, le bord rond donne une certaine impression de calme et de sérénité, idéale pour se pencher sur des contenus de qualité.
Une ergonomie incitative
Tout sera fait pour inciter le visiteur à ne pas quitter le site trop vite. Les chemins de fer, tout en donnant une indication géographique incitent à se pencher sur d’autres parties du site. Des cadres proposant des contenus semblables à celui visité seront disposés à des endroits clé afin de pousser le consommateur à acheter des produits semblables ou liés. En un mot, tout sera fait pour prolonger votre visite avant le passage à la caisse, en mettant en valeur des contenus pertinents.
À vous maintenant
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Mes pronostics pour l'année 2007(.0)
Cette année 2006 aura été riche en rebondissements et en (pas vraiment) grosses surprises. Il semble que la machine soit relancée, et l’année 2007 promet d’être encore plus intense. Voici donc mes pronostics pour l’années 2007(.0) :
L’apparition d’un univers virtuel décentralisé.
Si Second Life ressemble fortement à la concrétisation d’un rêve d’auteur de Science Fiction, le service souffre cependant de sa trop forte centralisation. L’univers virtuel ultime sera à l’image d’Internet et de Jabber : un ensemble de nodes interconnectés utilisant un protocole de communication libre et standardisé.
La baisse puis la stabilisation du nombre de blogs.
L’attrait de la nouveauté disparue, la quantité de blogs ouverts va certainement ralentir, principalement chez les jeunes, même si le phénomène connaîtra toujours une croissance certaine dans les pays où ils permettent de déjouer une censure omniprésente. Les blogs proposant un contenu de qualité resteront et gagneront encore en visibilité à mesure que les classes d’âge supérieures prendront possession du média.
L’utilisation du RSS finira de se généraliser, permettant une véritable lecture à la demande. Notre manière d’appréhender l’information a radicalement changé ces 5 dernières années : nous lisons à la fois plus, mieux, et de manière moins dispersée.
Un début de congestion des infrastructures d’Internet.
L’explosion des services à forte demande en bande passante, et particulièrement ceux basés sur la diffusion massive de vidéos risquent de congestionner des réseaux qui n’avaient pas été prévus pour un tel débit. Le passage en 4 ans de lignes domestiques à 512Kb à des lignes à 20Mb va poser un réel problème, et risque de mettre nombre de fournisseurs d’accès sur la paille.
L’apparition d’applications basées sur SSE
SSE est l’acronyme de Simple Sharing Extension. Il s’agit d’une extension permettant la communication bidirectionnelle sur un flux RSS. Les possibilités d’un tel format sont plus qu’intéressantes, et je suis un peu étonné de n’avoir jamais rencontré une seule application l’utilisant.
Mutation des services de publicité en ligne
Panama, la nouvelle plate-forme publicitaire de Yahoo! risque bien de relancer la guerre de la publicité en ligne. Les régies exploitant les “nouveaux médias” issus du “web 2.0” comme la diffusion de vidéos en ligne et les flux RSS sont encore rares et devraient être amenées à se développer dans l’année qui vient. Cela devrait permettre aux plates-formes comme Youtube ou Dailymotion d’augmenter leurs sources de revenus, et éventuellement de rétribuer leurs contributeurs par ce biais.
That’s all folks comme on dit à la fin de certains cartoons. Passez de joyeuses fêtes, et rendez-vous dans un an pour voir ce qu’il en est.
Billets précédents :


Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.