Fosdem 2007 – Instlux, installez Linux depuis votre Windows

Le 24 février 2007 à 16h37 | Publié sous | 2 commentaires

Fosdem 2007 c’est parti, et je vais diffuser les conférences auxquelles j’assiste sur ce blog pour ceux qui n’auraient pas pu venir.

Instlux est un outil logiciel permettant d’installer très simplement une distribution linux depuis un Windows, sans redémarrer la machine ni configurer son bios pour booter depuis un CD. Présentation de l’outil par son auteur

La conférence est en anglais, le son pas génial, mais ça reste compréhensible.

à la gare

Plus de communication possible sans support online ?

Le 22 février 2007 à 22h08 | Publié sous | 2 commentaires

Intéressante discussion en sortie de réunion avec un directeur artistique avec lequel je suis amené à travailler cette semaine. Double avantage de travailler avec des indépendants : je rencontre tout un tas de gens très enrichissants aux parcours très divers et j’en profite en plus pour élargir mon réseau. J’ai profité de mon voyage de retour pour approfondir un peu la réflexion.

Le constat de départ était que des sociétés dans des domaines pourtant improbables – bâtiments / travaux publics, restauration d’entreprise, voirie… – commençaient à utiliser le médium web comme des éléments de la communication interne au point de consacrer une attention croissante à l’ergonomie et au design de leurs applications internes. L’outil n’a plus seulement un rôle utilitaire, l’utilisateur doit avoir envie de s’en servir, le trouver agréable, convivial, et intuitif. Le fonctionnel se plie aux processus métier, qui se plient eux-même à une certaine logique et un certain bon-sens, ce qui n’est pas plus mal.

Si on peut aujourd’hui voir de nombreuses campagnes de communication 100% online, le contraire est devenu, en à peine 2 ou 3 ans, impensable. Si le médium internet présente de nombreux inconvénients et pose de nombreux problèmes, ses avantages sont incomparables. Je parle d’ailleurs à dessein d’Internet et non du web car les campagnes de communication utilisent aussi des canaux comme la messagerie instantanée ou le courrier électronique. La dématérialisation permet une propagation presque gratuite et sans précédent du message. L’utilisation de services communautaires – Youtube, Flickr – en plus des espaces vendus par les régies de publicités assure une visibilité au message qu’il n’aura jamais hors ligne. À l’heure où je lis quotidiennement des slogans comme “publicité, pollution mentale” dans les couloirs du métro, je citoyen n’a jamais été aussi pressé de propager la bonne parole, et les blogs et autres sites d’information y sont certainement pour quelque-chose. À titre d’exemple, je remarquerai juste que 27% des 465 blogs que je lis – journaux, sites professionnels et semi professionnels confondus – ont relayé aujourd’hui d’une manière ou d’une autre l’annonce faite par Google au sujet de sa suite bureautique en ligne. Plus l’événement est propagé, et plus la propagation s’amplifie de manière exponentielle. On parle alors de Buzz La raison en est simple : le relais d’informations est une manière simple et efficace de fournir le contenu d’un site sans pitié aucune pour le rapport signal / bruit. Je rappellerai à ce titre l’existence d’excellents services de favoris en ligne dont le flux RSS pourrait facilement servir de contenu à de nombreux blogs que croise régulièrement, permettant ainsi de relayer plus efficacement l’information originale ou les analyse pertinentes sans tout le bruit autour.

L’autre tendance intéressante vient du fait que, quand il ne pousse pas à un achat immédiat en boutique, l’utilisation de média non électroniques cherche désormais à renvoyer la cible vers un site web, le but étant soit la vente directe, soit l’inscription à un site offrant quelques avantages réels ou virtuels. Le but ultime étant bien sûr la collecte de vos coordonnées dans de pratiques fichiers clients.

Et demain ?

De nouveaux moyens apparaissent déjà afin de conduire le client potentiel à acheter ou déposer ses coordonnées sur un site, et d’autres vont certainement apparaître très rapidement. J’en ai principalement deux en tête :

La téléphonie mobile

Je suis convaincu depuis longtemps que l’avenir d’Internet se trouve dans la mobilité. Jamais le terme d’ubiquité n’aura été utilisé avec autant d’à propos : où que je sois, je peux accéder à l’ensemble de mes services en ligne depuis mon terminal portatif.

Le téléphone mobile sera donc le prochain relais des campagnes d’information et de publicité. Je songe notamment à un service de SMS sur numéros à 5 chiffres au coût pris en charge par l’opérateur et présents sur l’ensemble des affiches et encarts publicitaires permettant de se faire envoyer un lien vers le site web communautaire d’une campagne de publicité. À l’instar d’envie de plus, l’inscription permettra d’obtenir des réductions sur le ou les produits visés. Le principe existe d’ailleurs déjà au moins en Angleterre où l’envoi d’un SMS (surtaxé) permet d’obtenir le lien de téléchargement d’une sonnerie de mobiles. Le groupe britannique Pet Shop Boys l’a mis en application avec succès pour son dernier single Numb.

La télévision interactive

À l’heure des media center combinant magnétoscope numérique, accès à la télévision haute définition, la vidéo à la demande et à Internet, la prochaine étape me semble être la télévision interactive. Qu’est-ce qui pourrait empêcher dans un avenir proche l’envoi d’un signal numérique durant les spots de publicité, lequel, décodé par le media center permettra d’accéder au site de la campagne d’une simple touche sur la télécommande.

Dans le même genre d’idées, on pourrait tout à fait imaginer des chaînes de télé achat entièrement financées par les marques, avec un système d’achat d’un simple coup de télécommande, ou même des chaînes de télévision me permettant de gagner de l’agent en pay per click : chaque fois que je m’inscris sur un site depuis un spot de publicité, et donc que je laisse mes coordonnées à une entreprise qui se fera une joie de me rappeler, je suis rétribué par la régie qui elle-même facture au client. Le tout évidemment avec de la publicité contextuelle en fonction des programmes que je regarde habituellement. Big Brother is watching you, 1984 n’a jamais été aussi proche.

Et vous, que pensez-vous de l’avenir des média utilisés dans le relais des campagnes de communication ?

station les saules, Orly

Avez-vous ouvert votre PEZ au ZOB ?

Le 19 février 2007 à 20h52 | Publié sous | 2 commentaires

Une fois n’est pas coutume, nous allons quitter le monde du web pour entrer dans les fonds d’investissement, l’humanitaire et les idées loufoques.

Si vous recherchez un fond d’investissement rentable – 7% par an nets d’impôt – et hors des sentiers battus, le ZOB est fait pour vous :

Le Zébu Overseas Board est une entreprise qui vous invite à investir dans un Zébu ou autre animal d’élevage à Madagascar. Ce Zébu sera cédé en location-vente à une famille qui pourra l’utiliser pour produire du lait, labourer sa terre, engendrer des veaux ou tirer une charrette et produire du fumier naturel.

Votre investissement vous donne droit à l’ouverture d’un P.E.Z (Plan Epargne Zébu ou Zolidarité). Vous serez le propriétaire de la bête et non pas son parrain !

Le paysan, au terme de deux ou trois années de remboursements mensuels, deviendra à son tour le propriétaire de l’animal. Votre capital sera alors réinvesti dans d’autres projets de développement agricole à Madagascar, sauf si vous souhaitez un remboursement en Ariary, la monnaie Malgache, avec intérêts, en vous rendant personnellement au siège social du Z.O.B muni de votre certificat de propriété original. Votre capital et intérêts seront disponibles pour remboursement après deux années, avec une limite de cinq ans à partir de la date de votre investissement.

Vous connaîtrez l’usage qui sera fait de votre Zébu, ainsi que l’adresse de sa famille d’accueil. Nous espérons que vous lui rendrez visite pour lui caresser le nez et vous enquérir de sa bonne santé.

Vous aurez aussi la possibilité de flatter la croupe de votre P.E.Z, contrairement à un quelconque « Plan Epargne Ecureuil », animal virtuel ne vous offrant que de maigres noisettes à toucher.

Un Zébu est aussi le cadeau idéal que vous pouvez offrir à vos amis les plus blasés. Même les êtres les plus dégénérés par la société de consommation et les plus renfrognés à l’égard du beau, du bien et de la nature verront leur visage s’éclairer à la pensée de posséder ce noble animal qui portera leur nom.

Les souscriptions sont ouvertes à des tarifs plutôt intéressants :

  • Cochon / Truie : 100 €
  • Zébu : 300 €
  • Métisse : 600 €
  • Vache laitière : 1200 €

Là où l’idée est géniale, c’est que votre seule manière de récupérer votre argent est de vous rendre sur place, et votre seule manière d’en profiter est de le dépenser durant votre voyage afin découvrir le pays et de faire tourner l’économie locale.

Non seulement vous participez à un projet humanitaire, mais en plus imaginez la classe quand vous raconterez à vos proche que vous êtes l’heureux propriétaire d’un zébu nommé Albert à Madagascar – ou d’un cochon nommé Napoléon puisqu’en France c’est interdit par le code civil. Mon cousin Maïeul ne s’en prive d’ailleurs pas aux repas de famille, et il n’aurait pas investi là dedans, j’aurais certainement cru à une blague.

Quant à moi, je m’en vais de ce pas acheter mon Zébu. Et pour célébrer les vertus de persévérance, de solidité et de fiabilité de la bête, je l’appellerai Typhon, en référence à un certain hébergeur présentant exactement les qualités.

les bouches de l'enfer

Buttonator : click me, I'm famous

Le 18 février 2007 à 19h25 | Publié sous | 0 commentaire

Si comme moi vous êtes aussi doué en graphisme qu’un enfant de deux ans, et que vous ne pouvez pas vous permettre de passer des heures sur Photoshop à tenter d’obtenir un résultat décent, Buttonator est fait pour vous.

Buttonator est un site entièrement en AJAX qui vous permet de créer très facilement et gratuitement des boutons de validation pour le web. Vous choisissez un template parmi les 14 proposés, le texte, une icône pour l’agrémenter, la font et la couleur de fond et les options, vous rafraîchissez, et c’est bon, vous pouvez télécharger votre oeuvre. Une version payante à 10 dollars par mois vous permet de choisir parmi une soixantaine de templates, et d’avoir accès à de la génération de masse ainsi qu’à tout un tas d’options bien pratiques. Le paiement se fait par Paypal, et on prendra l’abonnement pour un mois, le temps de générer à moindre coût tous les boutons d’une application web particulièrement riche en formulaires.

On choisit le style

On choisit le style.

On choisit les fonts

Les fonts

On choisit les couleurs

Les couleurs

On choisit les fonts

Et on regarde la preview

Quelques regrets cependant :

On aurait aimé pouvoir créer ses propres templates, par exemple en choisissant les couleurs de départ et d’arrivée d’un dégradé. Pareillement, tous les boutons ont une taille fixe, ce qui pose des problèmes avec des textes un peu longs, ou l’utilisation d’icônes pour rendre nos créations plus expressives.

De même, on aurait aimé pouvoir choisir de quel côté du bouton placer les icônes, et pouvoir uploader ses propres jeux d’icônes pour créer des boutons véritablement personnalisés.

L’interface est très simple d’utilisation, mais curieusement, on se serait attendu à trouver l’interface de choix des templates à gauche, et la prévisualisation à droite, et non le contraire. Cette petite faute d’ergonomie empêche l’outil d’être intuitif à 100%, tout comme l’absence de numérotation des étapes menant à la création d’un bouton.

On aurait pu s’en douter, mais le site ne propose ni progressive enhancement, ni graceful degradation. Au temps pour l’accessibilité.

Malgré ses défauts, Buttonator est bien pratique pour ceux qui, comme moi, perdent énormément de temps à créer des boutons pas toujours réussis, et préfèrent confier le travail à un tiers.

Welcome to the jungle

Les mises à jour de février

Le 17 février 2007 à 19h22 | Publié sous | 7 commentaires

Petit changement dans la politique de commentaires sur ce blog : désormais, je modère tout par défaut. Évidemment, ça présente quelques inconvénients, mais aussi beaucoup d’avantages.

Les inconvénients : ayant pas mal de boulot, je ne publierai les commentaires que deux fois par jour, le matin et le soir.

Les avantages : il y en a un certain nombre.

  • Réouverture des trackbacks, fermés pour cause de spam.
  • La modération devrait virer 90% des commentaires inintéressants et élever un chouilla le niveau de la discussion : on n’envoie pas un commentaire en sachant qu’il risque fort de passer à la trappe.
  • J’ai supprimé les rel="nofollow" dans les commentaires : il est normal que les gens qui participent à la valeur (hem) de ce blog puissent en profiter un peu.

Pour assurer la modération à priori, j’ai du modifier un peu le code de cette version de Typo. Cette fonctionnalité sera ajoutée à la version de développement. Je devrais permettre aux utilisateurs authentifiés de commenter tranquillement, tout ceci étant paramétrable.

périphérique porte de choisy

[edit]
L’avantage des insomnies, c’est qu’elles autorisent beaucoup plus facilement la mise en pratique du vieil axiome ne remet pas à la release suivante ce que tu peux commiter le jour même.

Quand hollandais rime avec accessibilité

Le 15 février 2007 à 14h17 | Publié sous | 1 commentaire

Certains jours, je regrette un peu que ne pas parler Hollandais me prive de la lecture de leur nouvelle loi sur l’accessibilité des sites web gouvernementaux. Je me contenterai donc de reprendre les principaux points de ce billet de Quircksmode qui en recense les principaux points :

  • Uniquement du XHTML 1.0 ou du HTML 4.01 valide.
  • HTML sémantique, CSS et séparation claire entre présentation et structure.
  • Amélioration progressive (on commence par un truc qui marche partout, et ensuite on rajoute des trucs cliqua convi).
  • Utilisation du DOM W3C en lieu et place du DOM Microsoft.
  • Les class et id doivent avoir une signification appropriée.
  • Les descriptions alternatives des images doivent toutes avoir du sens

Mais aussi :

  • Les scripts appliqués à des liens doivent étendre leurs fonctionnalités (à quand des pop-ups accessibles ?)
  • L’utilisation de scripts comme seule manière de récupérer une information est interdite.
  • Supprimer le rectangle de focus des liens est interdit.
  • Toute information offerte dans un format fermé doit aussi être proposée dans un format ouvert (j’en connais un à qui ça va faire plaisir).
  • La loi définit la valeur sémantique de certains éléments HTML !!!

Ce qui serait intéressant, c’est de voir cette loi appliquée dans notre beau pays non plus pour les sites gouvernementaux, mais pour l’ensemble des sites d’entreprise, amendes à la clé puisqu’il semblerait que seule la répression fasse avancer les choses. Ces guides ne sont en effet pas particulièrement contraignantes, et auraient au moins pour mérite d’harmoniser un peu le web français. Je crois cependant que je vais m’en inspirer pour la ligne de conduite technique de l’ensemble des projet que je vais conduire chez Actualys, tant cela me semble une bonne base de travail.

Paris ou Pékin ?

Tant qu'à exploiter des stagiaires, exploitez les tôt !

Le 14 février 2007 à 19h28 | Publié sous | 9 commentaires

L’insertion d’un élément au sein d’une entreprise dès les études – et notamment à l’occasion des divers stages qui jalonnent son parcours est un investissement des plus avisés. La future recrue est intégrée au groupe existant et formée aux méthodes de l’entreprise avant sa véritable arrivée dans la vie active. Cela permet non seulement de se rendre compte rapidement du véritable potentiel du candidat, mais aussi de créer une “période d’essai à rallonge” quand un ou trois mois peuvent ne pas suffire à évaluer quelqu’un, particulièrement sur des projets à long termes.

Les garçons, c'est mal !

Le 14 février 2007 à 00h18 | Publié sous | 0 commentaire

En prend les mêmes et on recommence : les auteurs de Les filles c’est mal, dont je vous avais déjà parlé il y a quelques temps profitent de la Saint Valentin pour sortir Les garçons c’est mal, pendant masculin du premier.

Rien de très nouveau cette fois, l’effet de surprise a disparu, à ceci près que vos témoignages seront validés par une horde de charmantes modératrices sans pitié. L’occasion pour nous de voir si l’on trouvera autant de jeunes filles que de garçons ayant à la fois de bonnes raisons de haïr le sexe opposé et du temps à perdre devant un ordinateur.

une nuit à Chinatown

Disclosure : ce sont de vieux copains, donc pub éhontée.

Flock, la recherche et Google

Le 13 février 2007 à 12h35 | Publié sous | 0 commentaire

À cause de gros problèmes de stabilité, je viens de repasser des nightly builds de Flock, version 0.7.99 vers la dernière version stable 0.7.10. Le moteur par défaut de Flock est Yahoo, contre lequel je n’ai rien, mais auquel je préfère largement Google.

Pour une raison que j’ignore, l’onglet de choix de la recherche est absent du panneau de configuration de la version stable, alors qu’il est présent dans la version de développement, et, de mémoire, qu’il l’était dans la précédente stable, du moins la dernière fois que je l’ai testée.

Si vous souhaitez modifier le moteur de recherche par défaut, il va vous falloir choisir les options de configuration à la main. Dans la barre d’URL, saisissez about:config, puis remplacez les champs browser.search.defaultenginename et browser.search.selectedEngine par Google. Puis, remplacez la valeur de browser.search.defaulturl par http://google.fr/.

Voilà, c’est fait, vous pouvez chercher en paix.

Kremlin Bicetre

Quel téléphone pour remplacer mon Nokia 6230 ?

Le 11 février 2007 à 17h17 | Publié sous | 13 commentaires

Je ne vais pas tarder à remplacer mon Nokia 6230 qui arrive doucement en fin de vie, et je ne suis pas vraiment à la page niveau téléphones mobiles.

Idéalement, je voudrais un smartphone me permettant de faire tourner un Opéra Mini pour le développement web, et si possible du wifi, afin de ne pas exploser mon forfait chaque fois que je teste un site. Pas besoin d’un appareil photo, ni de baladeur MP3, en revanche, un clavier pour l’envoi de mails et une bonne cohabitation avec mon Mac seraient un plus appréciable. Ah, et évidemment, il faut qu’il puisse téléphoner sur le réseau GSM français, ce qui exclut de facto le Nokia N800.

Alors, des conseils, des retours d’expérience ou des idées ?

paris 13eme

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