Un aperçu du Google de demain
Question : comment fait Google pour tester ses nouveaux algorithmes d’indexation et ses fonctionnalités à venir en grandeur réelle sans pour autant rendre son service inutilisable à deux ou trois milliards d’utilisateurs ?
Réponse : en lançant un moteur de recherche alternatif : SearchMash.
Searchmash reprend la simplicité et l’austérité de l’interface de son grand frêre en y ajoutant des fonctionnalités intéressantes. Outre la recherche sur les blogs et les images déjà existantes, il y ajoute une recherche sur les vidéos et l’encyclopédie libre Wikipédia, ce qui accroît encore un peu la légitimité du site collaboratif. Les recherches “alternatives” sont disponibles sur la page principale et sont affichées à la demande avec un bout d’AJAX.

Un menu “hide details” permet de cacher les détails des résultats pour ne laisser que le titre de la page retournée. Pas très lisible pour l’instant, mais intéressant quand on choisit d’afficher plusieurs dizaines résultats sur une recherche.

Cependant, la principale nouveauté réside dans le retour utilisateur sur l’opportunité des résultats retournés dans chacune des catégories. Reste à savoir dans quelle mesure il est pris en compte par Searchmash.

Crowdsourcing, AJAX, média alternatifs – je me demande s’ils utilisent le microformat rel=”tag” pour les indexer – Wikipédia… ce Google en devenir répand en tout cas de belles effluves de web 2.0, il ne lui manque que le bêta ;-).
Amazon met un nouveau service sur les rails
Je n’aime pas relayer bêtement des nouvelles sans y ajouter une réelle valeur, mais celle-ci me semble suffisamment importantes pour être signalée.
Un des problèmes posés par les technologies émergentes vient de leur adoption par un groupe suffisamment important pour leur garantir une réelle légitimité face à un client pour le moins rétif au changement. Si l’adoption d’une technologie par l’industrie pornographique garantit sa diffusion réelle sur la toile, l’exemple est généralement délicat à avancer dans une négociation commerciale.
La grande nouvelle du jour, c’est la sortie d’UnSpun, ou plus exactement d’unspun.amazon.com, le petit dernier du géant Amazon. Derrière ce nom barbare se cache un Digg like développé en Ruby on Rail.
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Je me suis penché sur UnSpun ce matin. Le service propose de créer des listes d’items regroupés sous une même bannière (le meilleur langage de programmation, la meilleure bière), puis de leur attribuer une note, de les commenter… Toutes les joies du crowdsourcing.
UnSpun ne présente pas un grand intérêt en soi, sauf quand on l’applique à un site marchand. Il peut alors devenir un très bon vecteur de publicité comparative à bien peu de frais. Quand on connaît la capacité des internautes à fédérer les opinions parfois de milliers de personnes sur des votes ou des sites inutiles à travers forums et autres blogs, on imagine facilement ce qu’un groupe souhaitant mettre un produit en avant sur Amazon ou au contraire le couler peut faire en quelques heures seulement.
J’en reste cependant à ma première impression : l’important pour une fois ne réside pas dans le produit fini, mais bien dans l’outil utilisé : une application en Rails, lancée par Amazon, sur un sous domaine d’Amazon.com. Who’s next ?
Les Microformats, plus ça va, moins j'y crois
Je ne croyais pas l’écrire un jour, et c’est un peu triste à admettre, mais plus ça va, et moins j’ai foi dans le futur des Microformats.
Designed for humans first and machines second
Certainement vraie il y a un an, cette assertion fondamentale se contredit constamment aujourd’hui. Les Microformats sont de moins en moins faciles à lire par l’être humain, et la présence de générateurs de Microformats à tous les étages en est un indice plus que probant de cette complexification.
microformats are a set of simple, open data formats
Je ne conteste pas cette notion d’ouverture, au contraire. Pour la simplicité, c’est autre chose, et je réfère désormais constamment au wiki pour inclure des microformats sortant du peloton hcard / hcalendar / rel-tag dans une page web.
built upon existing and widely adopted standards
Là non plus, rien à dire, dès lors que l’on considère le XHTML comme un standard de fait, et non de principe, c’est à dire qu’il est véritablement adopté par la majorité et non simplement standard déclaré.
Le problème des Microformats est un problème de croissance, à tous les niveaux.
Les Microformats ont été créés dans le but de résoudre des problèmes simples de manière simple. La communauté grandissant, chacun apportait un problème de plus en plus complexe à résoudre, oubliant ce principe de base.
Lors d’une présentation chez Mandriva, je déclarais que malgré sa dénomination de Microformat, hResume était en fait un Macroformat : bien que l’on puisse le déclarer seul, il n’existe que par la présence d’autres microformats en son sein. On se retrouve alors avec un Microformat contenu dans une page entière, et à la clé une soupe de balises infâme, même pour moi. D’après vous, pourquoi je n’ai toujours pas remis mon CV version web à jour ?
Il ne faut cependant pas oublier l’objectif premier des Microformats : faciliter la collecte de données sémantiques sur le web à des fins d’exploitation – entre autres – marketing, principalement sur des media comme la musique, les images ou les vidéos sur lesquels les outils de recherche ne peuvent pas faire d’analyse. En cela, ils ont permis une avancée très intéressante, mais je crois qu’ils ont très largement dépassé leur propre nature, et ils risquent aujourd’hui d’imploser sous leur propre poids. Je ne cesse nullement de m’intéresser aux Microformats, mais je ne les considère cependant plus comme la panacée universelle : je vais simplement me pencher sur d’autres pistes de recherche afin de résoudre mes problématiques plus complexes.
Les filles c'est mal
En tout cas c’est ce qu’affirment deux étudiants en informatique qui viennent d’ouvrir les.filles.saimal.fr le site le plus web 2.0 du moment :
- Un concept à l’intérêt plus que limité : déclarer que tel ou tel prénom est mal, témoignage anonyme à l’appui ne risque pas vraiment de changer la face du monde.
- Pas de business modèle : on se demande comment ils vont pouvoir rentabiliser leur affaire.
- Basé sur le crowdsourcing, et uniquement sur le crowdsourcing.
- Destiné à une niche particulière d’utilisateurs : les amoureux déçus et autres frustrés à la recherche d’une hypothétique petite amie
- En version bêta, avec des coins arrondis, un nuage de tags et un flux RSS.
- utilisable par un supporter de l’OM ou du PSG.
- Tout le monde va en parler.
- Complètement inutile, donc totalement indispensable… ou pas
Voilà, c’était mon petit moment de publicité gratuite, entre deux articles de fond et les heures de boulot.
Web deux point n'importe quoi
Les offres d’emploi dans les technologies de l’information constituent généralement une bonne approche de l’état du marché. Sortis du langage très formel généralement utilisé dans la description des postes, l’utilisation de certains mots clés donnent des indications intéressantes sur les tendances en cours, aussi bien en matière de technologies que de projets.
Malheureusement, cela permet aussi de se rendre compte que de nombreux commerciaux jouent encore sur les mots clés du moment sans pour autant avoir la moindre idée de ce dont ils parlent, comme me le prouve cette annonce reçue ce matin :
La société souhaite réorganiser le site [insérer ici un site quelconque] et le doter de nouvelles fonctionnalités, en y intégrant des applications faisant appel aux nouvelles technologies de l’Internet, notamment celles en relation avec le Web 2.0.
Difficile de ne pas sourire quand je lis la liste des compétences requises :
- Fortes compétences en deéveloppement d’application Web interactives utilisant la programmation en langage objet et les technos AJAX
- PHP / MySQL, JavaScript, XHTML et CSS, DOM, XMLHttpRequest
Et je ne peux réprimer de tiquer en voyant la dernière ligne de l’offre :
En complément, les connaissances dans les domaines suivants seraient un plus :
- architecture client/server J2EE
J2EE… sooooo web 1.0.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le web 2.0 sans jamais oser le demander
Je viens de rejoindre l’initiative Dessine moi le web 2.0, lancée par l’agence Groupe Reflect.
Après Tristan Nitot, Bertrand Duperrin ou Frédéric Cavazza, c’est à mon tour de m’exprimer à propos du web 2.0 à travers une rapide interview :
- Qui êtes vous et quel est votre rapport avec le web 2.0 ?
- Si vous deviez expliquer le web 2.0 à tout un chacun, qu’est-ce que vous diriez ?
- Qu’est ce que représente le “web 2.0 dans le monde d’aujourd’hui, quel impact sur la société, l’économie, la technologie et autres ?
- Le web 2.0, et après ?
La réponse à toutes ces questions se trouve sur Le web 2.0 de Frédéric de Villamil. En ce qui concerne la question de la vie, de l’univers et du reste, la réponse est toujours 42… .0, évidemment.
Microformats et réseaux sociaux au septième Barcamp Paris
Je rentre juste du septième Barcamp Paris, qui se tenait dans les gigantesques locaux de Google à deux pas de l’Opéra. Ambiance Google oblige, nous avons pu profiter de leur frigo, du fauteuil massant et des poufs Google.
Au programme, un atelier de présentation des possibilités de l’API Google Map, co animé par son auteur. Au bout du compte reste une grande question : et après, on fait quoi ? Un Pacman sur Google Map ?

Ah non, en fait, ça existe déjà.
J’ai ensuite animé une session sur les Microformats axée sur leur utilisation dans le cadre de l’ajout de valeur aux données issues des réseaux sociaux, particulièrement dans le domaine professionnel. Les slides sont disponibles sous forme de présentation S5 publiée sous Créative Commons.
Et les photos de la journée se trouvent sur mon compte Flickr.
Un easter egg dans Textmate
Les gens de Macromates sont de petits rigolos, et ils ont décidé de fêter halloween à leur manière.
Si vous installez la dernière mise à jour automatique, et que vous choisissez d’ouvrir un répertoire, l’habituel écran blanc est remplacé par un écran noir et une jolie toile d’araignée.

Sur ce, je me remets au boulot, j’ai un projet à boucler moi.
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En fait il semble qu’ils aient carrément mis en place un thème halloween… z’ont vraiment que ça à faire.
Pourquoi, finalement, Googletube est dans le domaine du possible
Je n’ai pas trop le temps de faire un article de fond sur le sujet, mais puisque tout le monde semble y aller de ses prédictions, je vais moi aussi dire pourquoi je pense que Google pourrait bien annoncer rapidement le rachat de Youtube.
- Google Vidéo a beaucoup de mal à décoller.
- La quantité d’utilisateurs de Youtube est phénoménale. À un degré moindre, le principal intérêt de Lafraise pour
ThreadlessSpreadshirt était la communauté drainée par le site. - Google devrait parvenir à régulariser les problèmes légaux de Youtube assez rapidement – et au pire, ils pourront toujours réréférencer les sociétés leur posant problème, ce ne sera pas la première fois.
- Quand bien même les navigateurs modernes bloqueraient les publicités traditionnelles, il serait beaucoup plus dur de bloquer celles contenues dans les vidéos.
- Les récents accords passés entre Google, Sony et Time Warner laissent présager de quelque chose de gros.
O'Reilly édite le premier livre sur les Microformats
O Reilly a publié hier Using Microformats, dans la collection O’Reilly Shortcuts. Écrit par Brian Suda, il fait 56 pages, et son acquisition vous coûtera 9.99$.
Billets précédents :

Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.