Flock, la recherche et Google

Le 13 février 2007 à 12h35 | 0 commentaire

À cause de gros problèmes de stabilité, je viens de repasser des nightly builds de Flock, version 0.7.99 vers la dernière version stable 0.7.10. Le moteur par défaut de Flock est Yahoo, contre lequel je n’ai rien, mais auquel je préfère largement Google.

Pour une raison que j’ignore, l’onglet de choix de la recherche est absent du panneau de configuration de la version stable, alors qu’il est présent dans la version de développement, et, de mémoire, qu’il l’était dans la précédente stable, du moins la dernière fois que je l’ai testée.

Si vous souhaitez modifier le moteur de recherche par défaut, il va vous falloir choisir les options de configuration à la main. Dans la barre d’URL, saisissez about:config, puis remplacez les champs browser.search.defaultenginename et browser.search.selectedEngine par Google. Puis, remplacez la valeur de browser.search.defaulturl par http://google.fr/.

Voilà, c’est fait, vous pouvez chercher en paix.

Kremlin Bicetre

5 manières d'entretenir votre réseau

Le 02 février 2007 à 23h10 | 3 commentaires

Tout comme le rêve ou la démocratie, les réseaux ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas. Vous aurez beau avoir des centaines de contacts sur Viadeo, Linkedin ou OpenBC, votre réseau ne vous servira à rien si vous ne l’entretenez pas, et, pire encore, vous tomberez très rapidement dans l’oubli au milieu d’une pile de cartes de visite perdues dans un tiroir de bureau jusqu’au prochain grand nettoyage de printemps. Ce soir, je vous propose 5 manières pour rentabiliser tout le temps passé à trouver de nouveaux amis (2.0).

1. Ne coupez jamais le contact tout de suite

Vous avez passé la soirée à discuter et échanger des cartes de visite ? Très bien ! Mais qu’en reste-t-il le lendemain en dehors des brûlures d’estomac dues à l’abus de mauvais champagne ? Rien ? Il est temps de changer tout cela.

Dès le lendemain, prenez une petite heure pour reprendre contact avec tous ces gens d’un e-mail poli du genre :

Bonjour Machin,

J’ai été ravi de vous rencontrer hier lors de la grande soirée des cultivateurs de rutabaga et de pouvoir discuter avec vous des effets de la mondialisation sur la qualité de la soupe aux topinambours.

Cordialement,
Frédéric de Villamil

Ce genre de mails à une triple utilité :

  • Il vous permet de prolonger le contact au delà de la soirée.
  • Il permet à votre interlocuteur de remettre un visage et un sujet de discussion sur votre carte de visite : ah, c’est lui le gros lourd qui m’a tenu la jambe toute la soirée…
  • Il vous offre une parfaite introduction pour le jour où vous aurez besoin de reprendre contact avec votre interlocuteur.

Puis, dans un second temps, recherchez leur profil sur les réseaux sociaux que vous fréquentez, et rentrez en contact avec eux par ce biais.

2. Sortez de chez vous

Les soirées “réseautage” ne manquent pas, particulièrement à Paris, et, outre les fanatiques qui n’en manquent pas une, on retrouve souvent les mêmes gens d’un événement thématique à un autre. Renouer de temps en temps le contact en direct offre de nombreux avantages :

  • Il n’y a pas mieux qu’un face à face dans une ambiance détendue pour construire une relation.
  • Vous pourrez être amené à rencontrer de nombreux contacts de votre contact.
  • On est parfois agréablement surpris par la qualité du champagne… ou du Cointreau, comprenne qui pourra.

3. Provoquez des synergies

Les amis de mes amis (ne) sont (pas forcément) mes amis dit un proverbe populaire. Profitez donc de toutes les occasions qui vous sont données pour consolider les mailles de votre réseau. Vous connaissez le patron de Potiron 2.0 ? Présentez lui le CEO de Soupe 2.0. Si cela se trouve, dans quelques mois, vous assisterez à la naissance de Soupedepotirons 2.0. D’une manière plus générale, permettez à vos contacts d’élargir leur réseau tant que cela ne va pas à l’encontre de vos intérêts stratégiques : cela vous fera d’autant plus de points d’entrée ou de levier le jour où vous en aurez besoin.

Rappelez-vous cependant que le but n’est pas pour vous de faire l’entremetteur, mais bien d’accroître et d’entretenir votre réseau. Vous y avez un intérêt, voire des intérêts. Rassurez-vous, la démarche n’a rien d’hypocrite : vos interlocuteurs sont exactement dans le même cas.

4. Donnez des nouvelles

Déménagement, changement d’entreprises, voeux pour la nouvelle année, félicitations pour une réussite professionnelle, nouveau produit avec bêta privée… les occasions ne manquent pas de donner de vos nouvelles à vos contacts. Surtout, n’hésitez pas ! Il s’agit là d’une manière bien peu onéreuse de maintenir un contact qui peut s’avérer très ténu si vous ne l’entretenez pas.

Ne le faites pas trop souvent, ni de manière commercialement agressive, afin de ne pas passer pour un spammeur, mais pas trop rarement non plus. Évitez les mailings de masse dans lesquels votre contact reçoit un mail adressé à “undisclosed recipients”, cela fait extrêmement mauvais genre. Rappelez-vous que vous avez des personnes en face de vous, et non des lignes dans votre carnet d’adresse.

5. Discutez, échangez, construisez

À quoi vous servirait-il de vous construire un réseau, si ce n’était pour vous permettre d’avancer professionnellement ? Conseils, points de vue, contacts, emploi, contrats… vos contacts peuvent vous apporter beaucoup, et réciproquement. Aussi n’hésitez pas à provoquer la discussion, voire une rencontre hors des cercles habituels.

Il est prouvé depuis longtemps qu’un déjeuner est la meilleure manière d’échanger autour de points professionnels – ou extra professionnels – dans un cadre informel (Bertrand, si tu me lis…). Les interlocuteurs sont généralement beaucoup plus détendus qu’autour d’une table de réunion, et beaucoup plus attentifs qu’autour d’une bière. Le bruit de fond ambiant créée une bulle autour des participants qui, paradoxalement, facilite les échanges. Généralement, la durée n’est pas excessive, et offre l’avantage de pouvoir aller à l’essentiel tout en s’offrant quelques agréables digressions.

J’utilise personnellement beaucoup les déjeuners pour échanger sur des idées, lancer des projets ou faire le point sur des projets en cours, ou tout simplement pour revoir des gens dont je trouve la compagnie agréable ou intéressante. En se positionnant entre deux heures de boulot, ils me permettent de faire une coupure dans la journée, tout en m’évitant de déborder trop tard le soir.

À lundi ?

Lundi prochain auront lieu les onzièmes Mobile Monday, des soirées dédiées aux supports mobiles et… au réseautage, c’est marqué en toutes lettres sur les formulaires d’inscription. J’espère avoir le plaisir de vous y rencontrer afin de discuter autour d’un verre… en attendant un prochain déjeuner.

Saint Valentin, lingerie et maillot de foot, Ebay a tout compris au marketing personnalisé

Le 31 janvier 2007 à 08h14 | 1 commentaire

Ebay n’en est pas à sa première provocation stupide en termes d’accroche client. Après son désormais célèbre “pas content de vos cadeaux de Noël ? Revendez-les sur Ebay”, le numéro 1 des enchères en ligne s’attaque à la Saint Valentin avec un message délicat, raffiné, et sans aucun stéréotype.

Voyez plutôt :

Monsieur, si vous êtes “pour” la Saint Valentin, Ebay vous propose d’offrir à votre douce bijoux, foulard, ou lingerie. Quant à vous, mesdames, quoi de mieux qu’une belle montre, une… cravate – quelle originalité – ou quelques bouteilles d’un excellent cru millésimé pour faire plaisir à votre mâle dominant ?

Mais si vous êtes contre la Saint Valentin – ou célibataire, ça marche aussi – vous pourrez toujours vous offrir une collection de films d’action, un écran plasma, ou (sic) un maillot de foot.

ebay et la saint Valentin

Quand je lis les billets de Frédéric Cavazza sur le marketing personnalisé, je me dis qu’Ebay a encore bien du chemin à faire : je déteste les films, je ne regarde plus la télé depuis 1995, et je considère le foot comme le comble de la beaufitude, un peu comme les messages marketing d’Ebay d’ailleurs. Il doit y avoir un lien de cause à effet.

Wikipedia passe tous ses liens externes en nofollow

Le 22 janvier 2007 à 22h48 | 1 commentaire

Afin de lutter contre le spam, Wikipedia vient d’ajouter l’attribut rel="nofollow" sur tous ses liens externes. C’est du moins ce qu’annonce Google Blogoscoped, et un simple coup d’oeil sur une page de l’encyclopédie communautaire permet de s’en assurer.

rel=”nofollow” ?

La croissance des blogs depuis 2002 a entraîné une nouvelle pratique dont nombre d’entre vous ont certainement été victimes : le spam de commentaires. Des robots viennent déposer un commentaire contenant des mots clés précis et pointant vers leur URL sur votre blog afin de faire monter leur page rank Google.

La situation est très rapidement devenue incontrôlable, et les causes en sont multiples :

  • Le peu d’outils de blogging différents, qui permet de créer peu de versions des scripts de spam.
  • La quantité de blogs et de wiki sur lesquels il est possible de publier des commentaires et des pages sans authentification (et même avec, ça ne change pas grand chose, particulièrement sur les wiki).
  • L’absence – à l’époque – de solutions de lutte contre le spam efficaces.

Il a donc fallu rapidement trouver une solution, sous peine de voir tout le système du pagerank s’écrouler sur lui-même. C’est le microformat rel="nofollow". La présence de l’attribut “nofollow” dans un lien indique aux outils de recherche que ceux-ci ne doivent en aucun cas suivre le lien donné dans leur récolte. Ce lien externe n’est dont pas pris en compte dans l’indexation de la cible, et les spammeurs en sont pour leurs frais.

La mort du page rank ?

Le pagerank d’un site se base non seulement sur la quantité de liens externes pointant vers lui, mais également sur le pagerank des pages liant ce site. Il y a donc un certain principe de réciprocité : un site fortement lié agira fortement sur le pagerank des sites qu’il met en lien.

En appliquant l’attribut rel="nofollow", Wikipedia vient de casser ce principe de manière inquiétante : l’encyclopédie en ligne possède en effet un très fort pagerank, et chacune de ses pages (23 millions selon Google) est également très bien cotée au point d’apparaître dans les 10 premiers résultats d’à peu près n’importe quelle recherche sensée (je précise pour les petits plaisantins qui chercheraient des choses absurdes ou n’existant pas dans le seul but de me contredire). Elle récupère donc tout le bénéfice de ses liens entrants, sans toutefois rendre la pareille à ceux qui la lient. Et vue l’importance du site, on est en droits de craindre

  • Que ce genre de pratique devienne systématique sur toutes les grosses publications.
  • Que le page rank finisse par perdre complètement sa valeur suite à la sortie de la boucle des sites les mieux cotés.

Bonne année !

Le 01 janvier 2007 à 00h00 | 2 commentaires

bonne année 2006 2.0

Tous mes meilleurs voeux de bonheur, santé, prospérité, standards et accessibilité… 2.0.

Source.

Ben Hunt, ou l'art de partager le beurre, l'argent du beurre et de se garder le sourire de la crémière

Le 29 décembre 2006 à 23h45 | 0 commentaire

Grâce à David, je viens de découvrir l’excellent Web Design From Scratch, site tenu par Ben Hunt, un web designer des plus talentueux. Ben partage ses connaissances professionnelles sur le mode du shareware. Si vous aimez ce qu’il écrit, vous pouvez lui faire une donation via le toujours pratique bouton paypal. La qualité du contenu en elle-même vaut déjà largement le coup, même si le site est en anglais.

Ben prépare actuellement un livre dans lequel il détaillera en détails la refonte de 50 sites web. Rien de bien extraordinaire en soi, ce genre de livres existe déjà en pagaille.

Le livre sera publié sous deux formats :

  1. Un PDF disponible gratuitement sur le site.
  2. Une version papier présentant deux fois plus de contenu, plus de détails, payante, elle

Ben espère un demi million de téléchargements du PDF.

Là où son idée tient du génie, c’est que les sites refondus seront des volontaires à qui il offre, pour la somme relativement modique de 1100 euros :

  1. Une refonte graphique complète.
  2. Une visibilité sans précédent, entre les téléchargements du PDF et la vente du livre

Quant à lui, il gagne :

  1. Les 50 sites dont il a besoin pour sortir son livre.
  2. Pas loin de 55.000 euros avant même la sortie du livre.
  3. Une visibilité sans précédent avec son ouvrage en libre téléchargement.

Ou comment partager le beurre, l’argent du beurre et se garder le sourire de la crémière.

Le layout 2007 sera-t-il soluble dans le web 2.0 ?

Le 29 décembre 2006 à 21h45 | 7 commentaires

Je sais bien que je n’écris pas beaucoup ces derniers temps. J’ai un peu de mal à trouver l’inspiration nécessaire pour compléter la vingtaine d’articles de fond en stockés dans mon répertoire “brouillons”, certains en cours de rédaction depuis le mois de mars. Et je code, beaucoup, en fait. Je viens de faire accepter mon premier gros patch à l’équipe de développement de Typo, et j’en ai soumis un second – près de 4Mo tout compris – cet après-midi. J’aimerais bien terminer la refonte de l’administration avant la sortie de la prochaine version stable, et le travail manque moins que le temps pour le réaliser.

Maurice Svay me demandait tout à l’heure quelles étaient mes prédictions en termes de design web pour l’années 2007. Très bonne question qui vaut largement un billet.

Une place prépondérante donnée au contenu

Il est intéressant de voir combien notre rapport au web a changé ces 5 dernières années. L’agrégation, notamment, nous a fait prendre conscience à juste titre que la valeur d’un site web réside dans l’ensemble des contenus publiés. Le web design de 2007 devrait donc encore accentuer cette tendance en mettant tout particulièrement en avant les éléments pertinents.

La taille des polices de caractères a déjà augmenté par rapport à ce qui se faisait il y a 4 ans, et on devrait voir celle-ci évoluer vers une moyenne de 13 ou 14 pixels. Pour rappel, les navigateurs considèrent la taille standard comme étant 16 pixels.

La lisibilité nécessitant un contraste fort entre le texte et le fond, gageons que les dégradés de blancs et de gris clairs ont encore de beaux jours devant eux. La tendance d’un retours à des sites en blanc sur fond noir ou blanc sur gris foncé devrait aussi se confirmer.

Une à deux colonnes maxi

Déjà en perte de vitesse ces dernières années, les layouts sur trois et quatre colonnes continueront à se raréfier au profit quasi exclusif de thèmes en une et deux colonnes.

Pourquoi cela ? Très (trop) marqués “portails” et “web des années 90”, les designs en 3 et 4 colonnes ne conviennent plus à la structure de la majorité des sites en circulation aujourd’hui, et deviennent le plus souvent des nids à publicité.

Le nombre de points d’entrée sur une page donnée et la profondeur des sites tendent à diminuer. La navigation s’en trouve grandement simplifiée, et l’utilisateur s’y retrouve plus facilement.

2007 sera widgets ou ne sera pas

Il est probable que la navigation des sites deviendra fortement personnalisable via l’utilisation adéquate des widgets. La place des différentes sections du menu des sites à deux colonnes changera au gré des envies du visiteur qui verra ses préférences conservées d’une visite à l’autre.

Peu de fluidité

Peu de layouts liquides ou semi-liquides en 2007 (un layout liquide est un layout qui s’adapte à la taille de l’écran). Je vois 3 raisons à cela :

  • Les écrans deviennent de plus en plus larges, et des lignes de 1400 pixels de large sont pénibles à lire.
  • Les designers ne pensent pas en termes de layouts liquides, plus difficiles à faire que des designs à taille fixe.
  • Les propriétés CSS min-width et max-width ne sont pas supportées par la majorité des navigateurs du marché, ce qui rend leur utilisation plus qu’hasardeuse, et les solutions de contournement en javascript ne sont pas une solution satisfaisante en termes d’accessibilité.

Depuis quelques années, la mode est aux sites centrés sur l’écran, et cette tendance ne devrait pas vraiment changer.

Paix, luxe calme et volupté

Les sites à bords ronds resteront la règle en 2007 tant ceux-ci essaient de nous faire oublier que CSS fonctionne selon un modèle de bêtes boites carrées imbriquées les unes dans les autres. Quand il est bien utilisé, le bord rond donne une certaine impression de calme et de sérénité, idéale pour se pencher sur des contenus de qualité.

Une ergonomie incitative

Tout sera fait pour inciter le visiteur à ne pas quitter le site trop vite. Les chemins de fer, tout en donnant une indication géographique incitent à se pencher sur d’autres parties du site. Des cadres proposant des contenus semblables à celui visité seront disposés à des endroits clé afin de pousser le consommateur à acheter des produits semblables ou liés. En un mot, tout sera fait pour prolonger votre visite avant le passage à la caisse, en mettant en valeur des contenus pertinents.

À vous maintenant

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Mes pronostics pour l'année 2007(.0)

Le 27 décembre 2006 à 12h45 | 2 commentaires

Cette année 2006 aura été riche en rebondissements et en (pas vraiment) grosses surprises. Il semble que la machine soit relancée, et l’année 2007 promet d’être encore plus intense. Voici donc mes pronostics pour l’années 2007(.0) :

L’apparition d’un univers virtuel décentralisé.

Si Second Life ressemble fortement à la concrétisation d’un rêve d’auteur de Science Fiction, le service souffre cependant de sa trop forte centralisation. L’univers virtuel ultime sera à l’image d’Internet et de Jabber : un ensemble de nodes interconnectés utilisant un protocole de communication libre et standardisé.

La baisse puis la stabilisation du nombre de blogs.

L’attrait de la nouveauté disparue, la quantité de blogs ouverts va certainement ralentir, principalement chez les jeunes, même si le phénomène connaîtra toujours une croissance certaine dans les pays où ils permettent de déjouer une censure omniprésente. Les blogs proposant un contenu de qualité resteront et gagneront encore en visibilité à mesure que les classes d’âge supérieures prendront possession du média.

L’utilisation du RSS finira de se généraliser, permettant une véritable lecture à la demande. Notre manière d’appréhender l’information a radicalement changé ces 5 dernières années : nous lisons à la fois plus, mieux, et de manière moins dispersée.

Un début de congestion des infrastructures d’Internet.

L’explosion des services à forte demande en bande passante, et particulièrement ceux basés sur la diffusion massive de vidéos risquent de congestionner des réseaux qui n’avaient pas été prévus pour un tel débit. Le passage en 4 ans de lignes domestiques à 512Kb à des lignes à 20Mb va poser un réel problème, et risque de mettre nombre de fournisseurs d’accès sur la paille.

L’apparition d’applications basées sur SSE

SSE est l’acronyme de Simple Sharing Extension. Il s’agit d’une extension permettant la communication bidirectionnelle sur un flux RSS. Les possibilités d’un tel format sont plus qu’intéressantes, et je suis un peu étonné de n’avoir jamais rencontré une seule application l’utilisant.

Mutation des services de publicité en ligne

Panama, la nouvelle plate-forme publicitaire de Yahoo! risque bien de relancer la guerre de la publicité en ligne. Les régies exploitant les “nouveaux médias” issus du “web 2.0” comme la diffusion de vidéos en ligne et les flux RSS sont encore rares et devraient être amenées à se développer dans l’année qui vient. Cela devrait permettre aux plates-formes comme Youtube ou Dailymotion d’augmenter leurs sources de revenus, et éventuellement de rétribuer leurs contributeurs par ce biais.

That’s all folks comme on dit à la fin de certains cartoons. Passez de joyeuses fêtes, et rendez-vous dans un an pour voir ce qu’il en est.

Le web 2.0 n'a pas besoin de blogoliste

Le 18 décembre 2006 à 23h07 | 4 commentaires

Après la dernière refonte de ce site, j’ai reçu un mail passablement remonté d’une personne m’annonçant que, puisque je l’avais rayée de ma blogoliste, elle allait faire de même avec moi. Cette personne s’imaginait probablement que la réciprocité du lien entrant était un principe sacro-saint du web, ou tout au moins de la blogosphère. Sa missive a au moins eu le mérite de m’offrir une cure de jouvence à peu de frais en me ramenant une dizaine d’années en arrière.

Il ne s’agissait pas de sanctionner cette personne , que ce soit à titre personnel ou pour la baisse de qualité de son contenu. Le fait est que j’avais tout simplement supprimé ma blogoliste.

Pourquoi ?

Il y a 4 ans, lorsque les blogs étaient peu répandus, surtout en France, afficher sa blogoliste était un acte d’affirmation sociale : cela signifiait “je suis un blogueur, et voilà ceux que je reconnais comme mes pairs”. L’utilisation des agrégateurs RSS était loin d’être généralisée, et posséder une blogoliste était un moyen d’envoyer les visiteurs vers des blogs que l’on considérait de qualité.

Sauf qu’aujourd’hui, les choses ont changé.

“Socialement”, les blogs sont devenus une denrée courante sur le web, et on ne peut plus vraiment parler de niche. S’afficher blogueur ne représente plus un acte d’affirmation de soi.

Mais c’est surtout techniquement que les choses ont changé.

L’utilisation du flux RSS comme principale manière de consulter ses sites favoris a rendu relativement caduque l’envoi sur les sites “amis”, puisque la page d’index n’est plus la page d’accès privilégiée à un blog. Le temps de navigation gagné permet de lire beaucoup plus de sites, beaucoup plus simplement, en filtrant les billets à partir de leur titre. La généralisation des liens permanents de type /articles/titre-de-l-article en lieu et place de /index.php?id=4242 assure une véritable identité aux contenus publiés.

Mais surtout, avec la croissance exponentielle du nombre de blogs, le ratio contenu intéressant / contenu à faible intérêt pour un site donné est devenu très faible, bien que certaines personnes soient plus régulières que d’autres, dans la médiocrité aussi d’ailleurs. Ceci ajouté à la généralisation croissante des gestionnaires de favoris en ligne fait qu’il vaut mieux aujourd’hui lier des billets ou des contenus précis que des sites.

Pourquoi cela ?

  • Vous envoyez directement le lecteur vers des contenus pertinents, et réduisez ainsi le rapport signal / bruit.
  • Vous aidez les personnes que vous liez à équilibrer la cible de leurs liens entrants. En termes de référencement, cela permet à leurs billets pertinents d’être mieux placés (merci Sébastien Billard).
  • Vous sortez de cette habitude idiote héritée des pages perso des années 90 “tu me link, je te link”.
  • Vous réduisez la taille de votre sidebar, donc la pollution visuelle qui pourrait détourner le lecteur de votre contenu.

Oui mais si je veux partager ma liste de lectures à mes lecteurs ? Eh bien pourquoi ne pas être 2.0 jusqu’au bout et ne pas leur mettre à disposition tout ou partie de votre fichier OPML ?

Le web 3, film le plus drôle de l'année ?

Le 14 décembre 2006 à 20h28 | 4 commentaires

En tout cas, c’est Loïc le Meur qui le dit.

Le Web 3 funniest movie of the year

Pour ceux qui ont suivi l’histoire, c’est encore plus drôle quand on sait que le bandeau fait la promotion du film de Karl Zero sur… Jacques Chirac.

Billets précédents :