TextoPint, offrez une bière par SMS
En prenant un verre réparateur au Frog de la rue Saint Denis, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer l’énigmatique mention “TextoPint” qui barrait la poitrine généreuse de serveuses tout aussi accortes. Micropaiement des boissons par SMS ou commande au bar depuis mon téléphone portable, qu’en était-il vraiment ?
Renseignements pris, TextoPint représente l’exemple parfait d’une alliance entre Internet, téléphonie mobile, et soirées web 2.0, je parle bien sûre de l’User Generated Binouze, ou UGB.
Le principe est on ne peut plus simple. Vous commandez votre boissons en ligne sur le site TextoPint à l’aide du wifi gracieusement mis à votre disposition par le bar, en indiquant le numéro de portable de la personne à qui vous souhaitez l’offrir, au hasard +33662191337. Vous réglez en ligne par paiement sécurisé tout en profitant de la pinte offerte pour chaque boisson achetée. L’heureux destinataire reçoit un SMS au +33662191337 avec un code unique qui lui permet d’aller au bar retirer son dû. Sympa non (surtout la pinte gratuite pour chaque boisson offerte au +33662191337) ?

Évidemment, malgré la pinte gratuite (offerte pour chaque SMS envoyée via TextoPint au +33662191337), le système reste très largement perfectible. Il lui manque notamment cet aspect social sooooo web2.0. Le pub pourrait ainsi proposer à tous ses clients d’afficher leur numéro de portable sur eux afin de pouvoir se faire offrir des verres par de charmants inconnus. La petite brune à la table d’à côté aurait ainsi pu savourer un sex on the beach pendant que je m’enfilais la pinte offerte pour tout râteau acheté.
Ce billet du vendredi soir était sponsorisé par la ligue de tempéHIC… rance

5 invitations pour tester blogasty
J’ai cinq invitations pour tester Blogasty, un énième Digg like francophone.
La spécificité de Blogasty est qu’il est orienté blogs et blogueurs : on ne peut proposer que des billets venant de son blog, et actuellement présents dans son flux RSS. Un système de points et de karma vous permet de vous positionner parmi les utilisateurs, le tout en full AJAX clica convi. En un mot comme en cent, encore de la branlette 2.0 intégrale malgré quelques articles de qualité ici et là.
Les invitations sont aux premiers qui les demandent.

No one belongs here more than you révolutionne le concept du site produit
Je suis tombé samedi matin sur No one belongs here more than you, le site promotionnel du livre éponyme écrit par l’américaine Miranda July.

Miranda bouscule tous les clichés et les standards du genre en proposant un site narratif entièrement rédigé sur un tableau blanc effaçable, qui s’avère ensuite être le dessus de son réfrigérateur. Au delà du récit linéaire particulièrement prenant, elle va à contresens de l’adage “less is more” qui veut que l’achat soit favorisé par un nombre de clicks le plus réduit possible. Au lieu de cela, le visiteur doit aller au bout de l’histoire afin de trouver le lien qui lui permettra de commander l’ouvrage. Insolite et rigolo pour finir ce week-end de Pacques ensoleillé. Je ne sais pas vous, mais moi, je suis définitivement fan.
Ma présentation CV et Microformats citée sur 01net
Merci à Mathieu qui vient de me signaler que ma présentation du 16 septembre dernier sur les CV et les Microformats venait d’être citée dans un article de 01net sur le recrutement via le web : Le web n’exclut pas une relation candidat-recruteur plus humaine.
Voilà un article, par ailleurs très pertinent, qui fait bien plaisir. Jacques, puisque je vois ton nom dans le billet, est-ce à toi que je dois cette citation ?
Amazon va améliorer son accessibilité
La nouvelle n’a pour l’instant fait grand bruit, mais Amazon a passé mercredi dernier un accord avec la fédération nationale des aveugles américaine (NFB) pour améliorer l’accessibilité de son site web aux aveugles et mal voyants.
Dans un accord de coopération, Amazon s’est engagé à poursuivre ses efforts afin de rendre sa plate-forme web plus accessible, tandis que la NFB apportera à Amazon son expertise dans les domaines de l’accessibilité du web
Je trouve la nouvelle excellente, et on ne peut que souhaiter que cette initiative fasse tâche d’huile et permette à d’autres sites phares du web de s’engager sur la même voie. Les entreprises qui souhaitent aujourd’hui proposer du web sans parler d’accessibilité vont se heurter de plus en plus à des impératifs et législatifs et commerciaux, et feraient bien de rapidement changer leur fusil d’épaule. Actualys, la société pour laquelle je travaille est membre du groupe de travail Accessiweb, et nous travaillons régulièrement avec les pouvoirs publics sur des problématiques liées à l’accessibilité des sites des organismes officiels.

Twitter, la branlette 2.0
On aura beau dire, même si la principale fonction du web 2.0 semble être d’exacerber l’ego par ailleurs démesuré de ceux qui s’y affichent, certains services à première vue gadgets ont fini grâce aux mashups à trouver une certaine utilité. Jusqu’à l’arrivée de Twitter.
– Sortis de l’espace d’expression pour adolescents en mal de rébellion, les blogs ont permis l’éclosion d’éditorialistes particulièrement intéressants. L’occupation d’espaces de niches et une très grande spécialisation leur ont permis de connaître une audience qu’ils n’auraient jamais pu avoir en dehors du web. L’instantanéité du mode de publication a fait naître des discussions parfois houleuses, souvent enrichissantes une fois le signal isolé du bruit. Même chez les plus assidus des diaristes se trouvent quelques perles qui permettent d’oublier un instant la médiocrité ambiante. Dans un cas comme dans l’autre, le nombre de commentaires par billet sert d’indice Médiamétrie de l’ego du blogueur bien plus que le nombre de visiteurs uniques par jour, beaucoup moins voyant.
– Les services de partage de vidéos en ligne ont au moins pour mérite d’offrir aux employés de certaines de nos entreprises publiques une agréable alternative à la préparation de grèves et manifestations durant leurs sept heures de supposé travail quotidiennes. Dailymotion aurait-il tué la CGT ? Quand aux “producteurs de contenus”, lorsqu’ils ne proposent pas des vidéos retirées quelques minutes plus tard pour copyright infringement, ils se contentent généralement de les détourner devant leur webcam. Il n’y a qu’à voir le nombre de parodies de Gunther que l’on retrouve sur Youtube.
– Même les réseaux sociaux peuvent se vanter d’une certaine utilité. Professionnels, ils vous permettent de rentrer facilement en contact avec vos futurs employés, partenaires et clients. Hyper spécialisés, ils offrent à des passionnés éloignés géographiquement d’échanger sur une agora virtuelle en dehors des trop rares et trop coûteuses conventions. On peu certes légitimement douter de l’utilité d’un réseau social réservé aux Amish, ce ne serait pourtant pas la chose la plus stupide qu’on ait vue sur la toile. Là, l’ego de tout un chacun se mesure au nombre d’amis présent dans sa liste, et des témoignages et autres étoiles reçus de la part de ces derniers.
– Second Life… J’avoue que je n’en vois pas vraiment l’intérêt, même si je suis fan du principe. Il faut dire qu’en bon fan de Neil Sephenson (Snowcrash, Cryptonomicon), j’attends avec impatience le jour où l’on pourra interconnecter des serveurs indépendants et utiliser ces fameux casques qui transforment les pensées en action, histoire de développer quelques drogues virtuelles convi.
Mais avec Twitter, j’ai vraiment du mal à comprendre.
À moins d’avoir passé les six derniers mois dans une caverne coupés de toute connexion à internet, il est peu probable que vous soyez passés à côté de Twitter, la nouvelle coqueluche des amateurs de web social. Twitter est un service qui vous permet d’envoyer ce que vous êtes en train de faire sur votre page via SMS ou votre client de messagerie instantanée favori. Et les personnes qui ont décidé de suivre vos aventures peuvent recevoir vos mises à jour par SMS ou messagerie instantanée. Passionnant non ? Cela nous donne donc :
- Je fais caca (il y a 20 minutes)
- Je me cure le nez (il y a 25 minutes)
- Je mange un carré de chocolat Milka tout en buvant un coca bien frais – le pied (il y a une heure)
- …
Les messages limités à 140 caractères, et les mode de transmission ne favorisent pas particulièrement la qualité du français.
Et le pire, c’est qu’il semble que le partage de son statut MSN soit devenu le nouveau truc à la mode. Il suffit de voir la quantité de billets à ce sujet dans la blogosphère francophone, y compris chez des gens que j’estime pour s’en rendre compte.

Nouvelle Star et web TV
La “Nouvelle Star”, c’est reparti pour un tour, et on ne peut que se lamenter face aux immenses apports de cette émission au patrimoine musical français.
Comme pour rattraper l’indigence culturelle de son émission, M6 nous propose une web TV à l’interface particulièrement réussie.
Là où de nombreux sites proposent en guise de “TV web” une simple incrustation dans une page HTML, M6 a misé sur une véritable application en flash qui n’a pas grand chose à envier aux clients lourds installés sur nos machines.

La télécommande offre ainsi une fonction de mise en queue de votre playlist, celle-ci se composant des vidéos affichées à droite de l’écran. Un simple cliquer / déplacer permet d’ajouter votre vidéo favorite, et la sélection de l’une d’entre elles vous offre l’affichage d’une petite prévisualisation bien pratique pour savoir de quoi il retourne. Les fonctionnalités de diffusion des vidéos visionnées bloguer cette vidéo / envoyer cette vidéo | ma playlist à un ami sont évidemment présentes.
Tout n’est malheureusement pas parfait. Il n’y a aucune solution ni de graceful degradation ni de progressive enhancement afin de permettre aux non voyants d’accéder aux fichiers. Il n’est pas non plus possible de sauvegarder sa playlist. Enfin, on ne peut que regretter qu’une telle réalisation technique serve à diffuser un contenu aussi indigent.
Plus de communication possible sans support online ?
Intéressante discussion en sortie de réunion avec un directeur artistique avec lequel je suis amené à travailler cette semaine. Double avantage de travailler avec des indépendants : je rencontre tout un tas de gens très enrichissants aux parcours très divers et j’en profite en plus pour élargir mon réseau. J’ai profité de mon voyage de retour pour approfondir un peu la réflexion.
Le constat de départ était que des sociétés dans des domaines pourtant improbables – bâtiments / travaux publics, restauration d’entreprise, voirie… – commençaient à utiliser le médium web comme des éléments de la communication interne au point de consacrer une attention croissante à l’ergonomie et au design de leurs applications internes. L’outil n’a plus seulement un rôle utilitaire, l’utilisateur doit avoir envie de s’en servir, le trouver agréable, convivial, et intuitif. Le fonctionnel se plie aux processus métier, qui se plient eux-même à une certaine logique et un certain bon-sens, ce qui n’est pas plus mal.
Si on peut aujourd’hui voir de nombreuses campagnes de communication 100% online, le contraire est devenu, en à peine 2 ou 3 ans, impensable. Si le médium internet présente de nombreux inconvénients et pose de nombreux problèmes, ses avantages sont incomparables. Je parle d’ailleurs à dessein d’Internet et non du web car les campagnes de communication utilisent aussi des canaux comme la messagerie instantanée ou le courrier électronique. La dématérialisation permet une propagation presque gratuite et sans précédent du message. L’utilisation de services communautaires – Youtube, Flickr – en plus des espaces vendus par les régies de publicités assure une visibilité au message qu’il n’aura jamais hors ligne. À l’heure où je lis quotidiennement des slogans comme “publicité, pollution mentale” dans les couloirs du métro, je citoyen n’a jamais été aussi pressé de propager la bonne parole, et les blogs et autres sites d’information y sont certainement pour quelque-chose. À titre d’exemple, je remarquerai juste que 27% des 465 blogs que je lis – journaux, sites professionnels et semi professionnels confondus – ont relayé aujourd’hui d’une manière ou d’une autre l’annonce faite par Google au sujet de sa suite bureautique en ligne. Plus l’événement est propagé, et plus la propagation s’amplifie de manière exponentielle. On parle alors de Buzz La raison en est simple : le relais d’informations est une manière simple et efficace de fournir le contenu d’un site sans pitié aucune pour le rapport signal / bruit. Je rappellerai à ce titre l’existence d’excellents services de favoris en ligne dont le flux RSS pourrait facilement servir de contenu à de nombreux blogs que croise régulièrement, permettant ainsi de relayer plus efficacement l’information originale ou les analyse pertinentes sans tout le bruit autour.
L’autre tendance intéressante vient du fait que, quand il ne pousse pas à un achat immédiat en boutique, l’utilisation de média non électroniques cherche désormais à renvoyer la cible vers un site web, le but étant soit la vente directe, soit l’inscription à un site offrant quelques avantages réels ou virtuels. Le but ultime étant bien sûr la collecte de vos coordonnées dans de pratiques fichiers clients.
Et demain ?
De nouveaux moyens apparaissent déjà afin de conduire le client potentiel à acheter ou déposer ses coordonnées sur un site, et d’autres vont certainement apparaître très rapidement. J’en ai principalement deux en tête :
La téléphonie mobile
Je suis convaincu depuis longtemps que l’avenir d’Internet se trouve dans la mobilité. Jamais le terme d’ubiquité n’aura été utilisé avec autant d’à propos : où que je sois, je peux accéder à l’ensemble de mes services en ligne depuis mon terminal portatif.
Le téléphone mobile sera donc le prochain relais des campagnes d’information et de publicité. Je songe notamment à un service de SMS sur numéros à 5 chiffres au coût pris en charge par l’opérateur et présents sur l’ensemble des affiches et encarts publicitaires permettant de se faire envoyer un lien vers le site web communautaire d’une campagne de publicité. À l’instar d’envie de plus, l’inscription permettra d’obtenir des réductions sur le ou les produits visés. Le principe existe d’ailleurs déjà au moins en Angleterre où l’envoi d’un SMS (surtaxé) permet d’obtenir le lien de téléchargement d’une sonnerie de mobiles. Le groupe britannique Pet Shop Boys l’a mis en application avec succès pour son dernier single Numb.
La télévision interactive
À l’heure des media center combinant magnétoscope numérique, accès à la télévision haute définition, la vidéo à la demande et à Internet, la prochaine étape me semble être la télévision interactive. Qu’est-ce qui pourrait empêcher dans un avenir proche l’envoi d’un signal numérique durant les spots de publicité, lequel, décodé par le media center permettra d’accéder au site de la campagne d’une simple touche sur la télécommande.
Dans le même genre d’idées, on pourrait tout à fait imaginer des chaînes de télé achat entièrement financées par les marques, avec un système d’achat d’un simple coup de télécommande, ou même des chaînes de télévision me permettant de gagner de l’agent en pay per click : chaque fois que je m’inscris sur un site depuis un spot de publicité, et donc que je laisse mes coordonnées à une entreprise qui se fera une joie de me rappeler, je suis rétribué par la régie qui elle-même facture au client. Le tout évidemment avec de la publicité contextuelle en fonction des programmes que je regarde habituellement. Big Brother is watching you, 1984 n’a jamais été aussi proche.
Et vous, que pensez-vous de l’avenir des média utilisés dans le relais des campagnes de communication ?

Buttonator : click me, I'm famous
Si comme moi vous êtes aussi doué en graphisme qu’un enfant de deux ans, et que vous ne pouvez pas vous permettre de passer des heures sur Photoshop à tenter d’obtenir un résultat décent, Buttonator est fait pour vous.
Buttonator est un site entièrement en AJAX qui vous permet de créer très facilement et gratuitement des boutons de validation pour le web. Vous choisissez un template parmi les 14 proposés, le texte, une icône pour l’agrémenter, la font et la couleur de fond et les options, vous rafraîchissez, et c’est bon, vous pouvez télécharger votre oeuvre. Une version payante à 10 dollars par mois vous permet de choisir parmi une soixantaine de templates, et d’avoir accès à de la génération de masse ainsi qu’à tout un tas d’options bien pratiques. Le paiement se fait par Paypal, et on prendra l’abonnement pour un mois, le temps de générer à moindre coût tous les boutons d’une application web particulièrement riche en formulaires.

On choisit le style.

Les fonts

Les couleurs

Et on regarde la preview
Quelques regrets cependant :
On aurait aimé pouvoir créer ses propres templates, par exemple en choisissant les couleurs de départ et d’arrivée d’un dégradé. Pareillement, tous les boutons ont une taille fixe, ce qui pose des problèmes avec des textes un peu longs, ou l’utilisation d’icônes pour rendre nos créations plus expressives.
De même, on aurait aimé pouvoir choisir de quel côté du bouton placer les icônes, et pouvoir uploader ses propres jeux d’icônes pour créer des boutons véritablement personnalisés.
L’interface est très simple d’utilisation, mais curieusement, on se serait attendu à trouver l’interface de choix des templates à gauche, et la prévisualisation à droite, et non le contraire. Cette petite faute d’ergonomie empêche l’outil d’être intuitif à 100%, tout comme l’absence de numérotation des étapes menant à la création d’un bouton.
On aurait pu s’en douter, mais le site ne propose ni progressive enhancement, ni graceful degradation. Au temps pour l’accessibilité.
Malgré ses défauts, Buttonator est bien pratique pour ceux qui, comme moi, perdent énormément de temps à créer des boutons pas toujours réussis, et préfèrent confier le travail à un tiers.

Les garçons, c'est mal !
En prend les mêmes et on recommence : les auteurs de Les filles c’est mal, dont je vous avais déjà parlé il y a quelques temps profitent de la Saint Valentin pour sortir Les garçons c’est mal, pendant masculin du premier.
Rien de très nouveau cette fois, l’effet de surprise a disparu, à ceci près que vos témoignages seront validés par une horde de charmantes modératrices sans pitié. L’occasion pour nous de voir si l’on trouvera autant de jeunes filles que de garçons ayant à la fois de bonnes raisons de haïr le sexe opposé et du temps à perdre devant un ordinateur.

Disclosure : ce sont de vieux copains, donc pub éhontée.
Billets précédents :

Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.