Flock le navigateur social sort en version bêta
Cela faisait plusieurs mois que l’on n’entendait plus parler de Flock, et je commençais franchement à me faire du soucis pour mon navigateur favori. L’équipe de développement a visiblement décidé de me donner tort en publiant une release candidate de sa prochaine version, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas chômé.
Flock est un navigateur social basé sur Mozilla Firefox, mais dont le code a été modifié en profondeur afin d’offrir à l’utilisateur une toute nouvelle expérience de navigation, et tout ce que je peux dire de cette nouvelle version est que leur but est – au moins partiellement – atteint. La dimension sociale de Flock vient d’une intégration très intelligente des grands services à caractère web 2.0 : Flickr, Youtube, delicious, éditeur de blog, barre de média permettant de télécharger ces derniers pour consultation hors ligne… la liste est impressionnante, le tout avec un travail poussé sur l’ergonomie. Flock accepte évidemment l’ensemble des extensions développées pour son grand frère, et il est disponible sous Linux, Mac OS X et Windows. J’ai adopté Flock lors de sa toute première version publique pour son intégration de Flickr et son système de recherche simultané sur le moteur choisi, dans les favoris locaux et dans les sites récemment visités.
Miniville, ou quand spammer son prochain devient un jeu
Si comme moi, dans votre jeune temps, vous avez passé des nuits blanches et perdu toute notion de vie sociale sur aimé Sim City et son successeur Sim City 2000, jetez-vous immédiatement sur Miniville, le Sim City social sauce web 2.0.
Le principe est simple : vous créez votre ville, puis vous l’alimentez et la faites croître en organisant du buzz autour d’elle. Pour chaque visite sur la ville, celle-ci gagne un nouvel habitant. L’interactivité y est très limitée, mais le jeu, est, lui, particulièrement addictif.

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si le principe même du jeu ne risquait pas d’entraîner de nombreux abus et de se retourner contre lui-même. La croissance de votre ville dépendant des visites reçues, les moyens d’y amener du monde sont relativement limité :
- Faire un script (5 minutes en shell), permettant d’utiliser une liste de serveurs proxy ouverts afin de vous connecter sur votre ville depuis un grand nombre d’adresses différentes.
- Parler de votre ville sur votre blog, et laisser les robots des moteurs de recherche et autres spammeurs automatisés gonfler votre population sans rien faire.
- Ou encore spammer votre entourage pour les amener à vous rendre une petite visite. Et là, tout est bon : mail, MSN, Twitter…
Alors évidemment, encourager au spam – le principal problème du net – au travers d’un jeu sympathique, je trouve cela plus que limite, quelle que soit la manière dont l’incitation est présentée, et ça risque rapidement de très mal tourner.
Les rendez-vous web de juillet
Malgré l’arrivée des vacances, et, on peut l’espérer, du beau temps, l’actualité des rencontres autour du web reste chargée, très chargée même, à Paris comme en province.
Paris blog-t-il ? ouvre les hostilités dès mardi prochain à partir de 19h30. Ce qui se veut la soirée blogo-hype (hem) de la capitale consacre sa huitième édition au lancement de Blogbang, une plate-forme publicitaire 2.0 qui valorise la créativité et démultiplie votre pouvoir d’influence (re hem). Probablement beaucoup de flan, mais ça ne m’empêchera pas d’y faire un tour histoire de discuter autour de quelques verres.
Le Paris blog-t-il spécial Blogbang se déroulera le mardi 23 juin 2007 à partir de 19h30 à L’Entrepôt, 7/9, rue Francis de Pressensé - 75014 Paris.
On entame le mois de juillet avec le retour des Mobile Monday France, soirées organisées par la FING et Silicon Sentier autour du web sur les plates-formes mobiles. L’édition du 2 juillet traitera de la télévision sur mobile, avec 4 mini conférences qui tenteront de répondre à la grande question soulevée par l’échec actuel de la 3G : est-ce que ça peut vraiment marcher, et sous quelles conditions ?
Le Mobile Monday dédié à la télévision sur mobile se déroulera le 2 juillet 2007 à partir de 18h45 chez BETC - Euro RSCG, 85-87, rue du Faubourg Saint Martin, 75010 Paris.
Je profiterai du beau temps pour faire un saut à la quarante-huitième édition du Paris Carnet, la rencontre historique des blogueurs parisiens qui se tiendra le 4 juillet à partir de 19h30 à l’Assassin dans le onzième arrondissement. À essayer si l’ambiance du Paris blog-til ne vous tente pas.
Le 48ème Paris Carnet se déroulera mercredi 4 juillet à partir de 19h30 à l’Assassin 99, rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 Paris.
Pas le temps de souffler, puisque le second Yulbiz Paris se déroulera dès le lendemain, à partir de 19h chez Urbi et Orbi. Importés du Quebec, les Yulbiz sont des rencontres épisodiques rassemblant toute la communauté des professionnels du web autour d’un verre et d’un buffet d’antipasti. J’avais vraiment apprécié l’ambiance du premier Yulbiz où j’avais pu échanger avec des gens parfois improbables, et j’espère bien que cette seconde édition saura se montrer aussi riche.
Le second Yulbiz Paris, aura lieu le jeudi 5 juillet 2007 à partir de 19h chez Urbi et Orbi, 93 rue Montmartre - 75002 Paris.
N’hésitez pas à me faire part de votre venue, je serai ravi de vous rencontrer autour d’un verre… non alcoolisé évidemment.
Mr Wong France ouvre en pré bêta privée
Mister Wong, un service de social bookmarking particulièrement populaire outre-rhin vient de lancer aujourd’hui sa pré bêta privée à destination du public français.
Utilisateur de Delicious de la première heure, j’ai répondu à l’invitation de leur équipe à participer au test de leur application francisée pour voir si cela pouvait valoir le coup de changer de crémerie.

Le service est intéressant et relativement classique. Aucune nouveauté fracassante, mais pas non plus d’absence choquante. Tout en proposant des fonctionnalités similaires à Delicious – autocomplétion des tags, toolbar Firefox et Internet Explorer fonctionnant même sous Flock – API, plugins et widgets pour vos blogs, il prend une orientation un peu plus sociale que son grand frère qui privilégie beaucoup plus largement le bookmarking, raison pour laquelle je l’ai adopté.
Le profil d’abord, est plus élaboré et permet de rentrer en contact avec les autres utilisateurs. Mr Wong vous permet de régler le degré de confidentialité de chacune des informations affichées – nom, prénom, messagerie instantanée, url. Tout en étant plus complet que ce que j’avais rempli sur Delicious, l’adepte des outils de mise en relation regrettera cependant qu’il ne soit pas plus fourni que ça.
La principale différence entre Delicious et Mr Wong réside principalement dans la notion de groupes d’utilisateurs, publics ou privés. Vous pouvez ainsi diffuser des listes de liens à un public restreint, ou créer des groupes autour de centres d’intérêts transverses là où les tags sont parfois trop précis.
Côté migration, tout s’est très bien passé, puisque Mr Wong a avalé en un instant tout mon export Delicous sans broncher, on peut donc très facilement passer de l’un à l’autre. Mr Wong a également l’avantage – et l’inconvénient – d’être plus beau malgré sa mascotte rapidement insupportable et plus soigné que Delicious, mais ce côté spartiate fait partie de ce qui m’a séduit là bas.

Bien que ne lui ayant pas trouvé de défauts majeurs, je ne quitterai cependant pas Delicious pour autant. La principale raison vient pour du cloisonnement linguistique de l’application. Je suis en effet un certain nombre de tags Delicious dans mon agrégateur RSS, et la grande majorité des contenus intéressants sont publiés par des anglophones, les francophones ayant, d expérience, tendance à ne publier que des contenus dans la langue de Molière. C’est un avantage que je ne retrouve pas dans une application franco-française, laquelle manque en plus cruellement d’utilisateurs à ce jour, et je ne souhaite pas me disperser pour l’instant.
[edit]
Il me reste quelques invitations, si vous les voulez, signalez vous dans les commentaires. Étant d’humeur joueuse, je les donnerai au hasard de /dev/urandom et non dans l’ordre d’arrivée, qu’on se le dise.
Et vous, serez-vous au Yulbiz Paris le premier juin ?
Les premiers Yulbiz France se dérouleront vendredi premier juin 2007 à partir de 18 heures chez Urbi et Orbi, 93 rue Montmartre dans le deuxième arrondissement de Paris.
Derrière ce nom étrange se cache une intéressante pratique d’affaires qui veut rassembler blogueurs et professionnels du web autour d’un verre pour discuter des tendances passées, présentes et à venir et échanger des cartes de visite. Idéal si vous voulez étoffer votre réseau, trouver de futurs associés, partenaires… ou employeurs.
L’un des traits dominants du web 2.0 semble être la volonté de laisser un formalisme jugé trop traditionnel et dépassé au profit de spontanéité et de chaos organisé. Les plus “vieux” d’entre vous se souviendront certainement des flashmobs qui avaient fleuri entre l’été et l’automne 2003 – déjà – rassemblements éclairs organisés au dernier moment pour donner une impression de spontanéité. Hier, c’étaient les les Barcamp, ces non conférences, chaos organisé dont devait sortir la lumière, et aujourd’hui Twitter, que ses zélotes voient comme le parangon de la spontanéité et de l’abolition des barrières de l’espace et du temps, rien de moins.
Si vous comptez passer vendredi n’hésitez pas à vous signaler dans les commentaires, je serai ravi de vous voir ou vous revoir.

Accessibilité et web 2.0
Maxime Digue est étudiant en Master 2 Contenus et Projets Internet à l’Université de Metz où il mène un mémoire de recherche sur les thèmes de l’accessibilité et du web 2.0. Il m’a contacté afin que je réponde à un questionnaire sur les relations entre deux thématiques à la cohabitation pas forcément évidente. Il m’a autorisé à publier mes réponses ici. Le sujet est vaste, donc billet fleuve en perspective.
1. En quelques mots, pouvez-vous définir
L’accessibilité numérique
L’accessibilité numérique est le fait de pouvoir rendre une information, un contenu ou une fonctionnalité disponible à tous les utilisateurs quel que soit leur matériel ou leur handicap : surdité, cécité… J’ai par exemple appris il y a peu de temps lors d’un documentaire sur ARTE que 68% des sourds ne savaient pas lire correctement le français. Contrairement à ce que je pensais, le sous-titrage des vidéos ou la présence d’un texte alternatif n’est donc pas une solution au problème. La solution réside en fait dans le doublage des vidéos en langue des signes, ce qui représente un budget considérable.
Le web 2.0
Un joli terme marketing pour parler de la mise à disposition des masses des outils de publication automatisés ne nécessitant aucune connaissance technique, là où il fallait tout faire à la main il y a quelques années. Rajoutons à cela l’accroissement de la puissance des machines et de la bande passante qui permet de faire transiter des média lourds (vidéo, son, flash), une redécouverte du javascript, parent pauvre du web pendant des années, et un retour à une foi dans l’innovation et le progrès après la première bulle Internet, et vous avez le web 2.0
2. Quelles implications l’avènement et la maturation des technologies communément associées au web 2.0 (Ajax/Javascript, Flash/Flex, XML, microformats, etc.) ont-ils eu sur l’ergonomie et l’accessibilité ?
XML et les microformats n’ont pas eu un grand impact sur l’ergonomie et l’accessibilité. Flash et l’AJAX déjà plus.
Ces technologies dites “riches” ne font généralement pas bon ménage avec l’accessibilité. Elles nécessitent en effet pour la plupart un niveau technologique élevé (javascript, greffon dédié) tout en étant très attractives. Elles offrent en effet des possibilités d’interactions avec les utilisateurs qui ont permis de créer de véritables applications web “sexy”.
Il y a évidemment une contrepartie : le manque d’accessibilité, qui implique des développements et donc des coûts supplémentaires particulièrement importants, pour une tranche d’utilisateurs mal ou pas quantifiée par les entreprises, quand elle n’est tout simplement pas ignorée.
3. Selon vous, l’usage fait par les concepteurs de technologies est-il au détriment de l’accessibilité ?
Cela dépend comment est faite la conception. Si c’est au mépris des règles élémentaires d’accessibilité, oui. Afin de rendre un site accessible le concepteur utilisant des technologies riches (AJAX, Flash…) aura deux solutions.
- Soit il part d’une application ou d’un site parfaitement accessible, puis y ajoute les fonctionnalités riches. C’est le progressive enhancement : on se met au pas du plus faible, puis on ajoute des couches pour les plus favorisés.
- Soit il part d’une application non accessible, et chaque fois qu’il rencontre une fonctionnalité reposant sur des technologies riches, il met en place un moyen de contournement. C’est le graceful degradation, qui se met gracieusement au pas du plus faible. Et oui, ce nom est particulièrement ironique / cynique.
Évidemment, sur un projet neuf, une seule de ces méthodes est à envisager, je vous laisse deviner laquelle.
4. Quelles sont les solutions pour rendre ces technologies accessibles ?
Malheureusement, elles sont toutes coercitives et pénalisantes : loi puis pénalités financières pour les entreprises ne respectant pas un certain niveau d’accessibilité. Il est en effet illusoire de penser que le seul militantisme va permettre une prise de conscience générale là où la loi ne le permet déjà pas vraiment.
5. Vous semble-t-il possible de rendre accessible le contenu issu des outils de publication (blog, wiki, CMS) ainsi que des outils de partage (liens, photos, vidéos) ?
En ce qui concerne les outils de blog, ils le sont déjà pour la plupart à un certain niveau. En ce qui concerne les sites de partage photo ou vidéo, ça me semble beaucoup plus difficile pour deux raisons :
- Lourdeur et coûts de la mise en oeuvre des moyens de contournement (doublage des vidéos en langue des signes par exemple).
- Le fait que les producteurs de contenus (donc vous et moi) doivent être responsables de la fourniture de contenus alternatifs. Combien d’entre vous mettent systématiquement un titre et une description à la fois précise et détaillée à leurs photos ?
6. Réseaux sociaux, classification collaborative (folkosonomie) et travail collaboratif (groupware) rendent-ils l’information plus accessible ?
Ces outils apportent un avantage certain dans la mise en relation des personnes et des informations. De là à dire qu’ils rendent l’information plus accessible, je ne crois pas.
En revanche, site de bookmarks à la delicious / blogmarks rend – théoriquement – l’information plus accessible en la regroupant en un seul endroit avec des systèmes de classification pertinents quand il est utilisé correctement : description + tags.
7. Quels sont les impacts et enjeux des normes et organismes internationaux dans le cadre de l’accessibilité et du web 2.0 ?
Lorsque je suis allé au Mobile Web Seminar du W3C, l’idée prédominante de l’ensemble des conférences était que l’on doit développer pour un seul et unique web. Le rôle des organisations internationales est avant tout de proposer des directives d’accessibilité unifiées applicables à chaque pays.
C’est au plan national que les législation doivent se faire contraignantes à mesure que s’opère une prise de conscience des nécessités d’ouvrir le web à tous.
8. Selon vous, quelle importance doivent prendre les mesures législatives pour rendre le web plus accessible?
Il y a clairement une nécessité de régulation d’une part, et de mise en oeuvre de moyens incitatifs et coercitifs d’autre part si l’on veut que les choses avancent. C’est un peu dommage de devoir en arriver là, mais il semble que ce soit le seul moyen.
En France, cela a commencé par la mise en place de directives sur les sites web publiques et d’un référentiel général d’accessibilité, mais on ne doit pas s’arrêter là. Les entreprises qui n’emploient pas un certain quota d’handicapés sont aujourd’hui pénalisées. Cela pose d’ailleurs de gros problèmes de recrutement : en effet, être “marqué” COTOREP est considéré comme étant particulièrement dégradant, et de nombreuses personnes qui devraient avoir le statut d’emploi handicapé refusent cet étiquetage, avec un effet ubuesque. Certaines grandes entreprises ont en effet largement leur quota d’employés handicapés, mais leur handicap relativement léger ne nécessite pas une qualification COTOREP bien qu’ils y aient tout de même droit. Ces emplois ne sont donc pas comptés dans le calcul des quotas, et les entreprises se voient du coup pénalisées.
La mise en place de moyens coercitifs pour le non respect des directives d’accessibilité devra donc être soigneusement réfléchie : nécessaire, elle doit entraîner une prise de conscience des entreprises et des agences web, sans entrer dans le grand n’importe quoi.
9. Considérez-vous que le web sémantique (xml, xhtml/css, microformats) puisse être la solution pour rendre le web plus accessible ?
Le web sémantique apporte des moyens de classification et de tri de l’information. Ceux-ci ne seront cependant pas exploitables tant que :
- Ils ne sont pas généralisés.
- Les outils pour les exploiter ne sont pas fortement répandus.
Aujourd’hui, le web sémantique est avant tout une formidable opportunité pour les outils de data mining. Demain, son application autour des contenus multimédia non accessibles pourra leur faire prendre du sens auprès des plus démunis.
10. Selon vous, quelle est la responsabilité de chacun de ces acteurs du web dans le manque d’accessibilité ?
- Développeurs / intégrateurs : tout à fait responsables. C’est l’intégrateur qui choisira de développer “en divs” ou “en tableaux”, qui ajoutera des champs “alt” pertinents aux images… Et c’est le développeur qui rendra son javascript non obtrusif…
- Graphistes : tout à fait responsable. Il est responsable de choix technologiques fondamentaux, notamment de l’utilisation de Flash dans ses zones de navigation, ou du choix des contrastes entre couleur de fond et couleur des polices.
- Décideurs informatiques clients : tout à fait responsables. C’est à lui de spécifier à son prestataire qu’il doit se conformer aux directives WAI.
- Décideurs informatiques prestataires : tout à fait responsables. Leur mission de conseil les oblige à sensibiliser leurs clients sur les problèmes liés à l’accessibilité numérique. Encore faut-il qu’ils y soient eux-même sensibilisés (disclosure : mon employer est membre du groupe de travail Accessiweb).
- Directions marketing et financières clientes : plutôt responsable pour les directions marketing qui poussent souvent à l’utilisation des média riches, comme le flash, sans se préoccuper vraiment des parts de marché liées aux visiteurs présentants des déficiences visuelles, auditives…
- Directions marketing et financières prestataires : tout à fait responsables. Le handicap n’a jamais été très vendeur.
- Organismes internationaux (w3c) : pas du tout responsable, au contraire. D’une part, le W3C n’a pas de pouvoir normatif, et d’autre part, ce serait faux de dire qu’il est responsable du manque d’accessibilité alors même qu’il est à l’origine du WAI.
- Etats, gouvernements, parlements : tout à fait responsables, cf plus haut.
- Fabricants d’agents utilisateurs : pas vraiment responsables.
11. Quelles raisons peuvent expliquer le fait que l’accessibilité d’un service soit négligée ?
J’en vois trois, comme ça, sans réfléchir :
- Pas de sensibilisation au sujet de l’accessibilité.
- Pas rentable en termes de budget supplémentaire / parts de marché gagnées.
- Je m’en foutisme royal.
12. Pensez-vous que le futur du web soit dans son accessibilité ?
C’est évident, et ce pour plusieurs raisons :
La multiplication des services en ligne, notamment au niveau institutionnel – paiement de l’impôt – rend l’accessibilité nécessaire, au risque de voir la fracture numérique se creuser un peu plus.
La multiplication des types de terminaux, de l’ordinateur portable au smartphone rend nécessaire l’interopérabilité des contenus publiés sur le web, et donc une amélioration progressive des services en partant de la base.
Enfin, parce qu’on peut espérer que le web permettra aux handicapés de s’ouvrir au monde extérieur, et rien que pour cela, ça vaut le coupe de faire un effort.
13. Peut-on espérer que ce qui suivra le web 2.0 sera vraiment accessible ?
Le web 2.0, c’est le web tout court. Donc oui, évidemment, mais il y a encore beaucoup de travail. Même ici.
14. Remarques, critiques, complément d’information sur des sujets non évoqués ?
Envoyer le message à 45 personnes en affichant toutes les adresses dans le champs “TO”, c’est mal. D’un autre coté, quand je vois les personnes incluses, ça fait vachement de bien à l’ego. Merci beaucoup de m’avoir sélectionné pour ce questionnaire.
Le Barcamp Paris est-il mort ?
Je crois avoir participé à tous les Barcamp organisés à Paris, à l’exception des Barcamp Bank et des Cantine Camp, et bien qu’on y trouvât une dose de flan 2.0 ça et là, ils avaient tous été très riches et intéressants. Jusqu’à hier.
Loin de moi l’idée de critiquer l’organisation de Yahoo!, qui avait mis les petits plats dans les grands pour nous accueillir avec un open stand Ben and Jerry’s, des t-shirts personnalisés et des cerbères souriants,c’est si rare. Je parle des ateliers au contenu aussi indigent qu’un billet politique sur un Skyblog.
Pour rappel, les Foo/Bar Camps reposent sur un principe bien connu des congressistes : c’est en dehors des conférences que se discutent les sujets les plus intéressants, car, au lieu d’écouter passivement un orateur, chacun des participants apporte sa pierre à l’édifice. Le Barcamp propose donc de rassembler les passionnés (du web) autour de non conférences d’une heure sur des sujets pas forcément préparés à l’avance. Il n’y a ni orateur ni spectateur, mais uniquement des participant, et cette singularité rend les Barcamp si fascinants : on y fait émerger le contenu d’un chaos organisé. Ce onzième Barcamp Paris placé sous le signe de l’identité numérique n’avait rien de tout cela.
L’identité numérique est un thème très vaste : identification, authentification, relation de confiance, réputation, présence en ligne… sont autant de facettes d’un même roblème qui auraient pu déboucher sur tout autant de conversations passionnantes. Au lieu de cela, j’en suis ressorti avec le sentiment que quelques sociétés avaient récupéré l’événement afin de de présenter leur produit, exactement comme dans n’importe quelle conférence commerciale. En fait, l’ensemble des sujets proposés me faisaient royalement chier, pardon pour la vulgarité, et je n’étais visiblement pas le seul. Heureusement qu’il restait quelques personnes bon esprit pour troller discuter intelligemment sur les possibilités d’applications riches tournant autour d’Openoffice.org, la suite bureautique over bloated libre.
On pourra me rétorquer que c’est facile de critiquer quand on arrive les mains vides, et effectivement, je n’avais rien à présenter hier. J’aurais peut-être du ressortir ma présentation sur l’utilisation des Microformats dans les CV, et aborder OpenResume, un projet de normalisation d’architecture des CV en XHTML / XML prévu pour assurer l’interopérabilité entre les différentes plates-formes de CV en ligne qui traîne dans mes cartons depuis un moment, mais j’avoue à ma grande honte avoir eu la flemme de présenter quoi que ce soit.
Je ne sais pas si je suis le seul à avoir ressenti ça, mais pour la première fois, j’ai trouvé les conversations plus intéressantes à la cafétéria que dans les salles de discussion, le comble pour un Barcamp.

L'User Generated Content n'est pas une invention du Web 2.0, loin de là
La phrase du jour :
Ceux qui pensent que le web 2.0 a inventé l’User Generated Content se mettent autant le doigt dans l’oeil que ceux qui doutent de son modèle économique. Les Grosses Têtes font de l’UGC depuis plus de 30 ans, et ma foi, RTL ne s’en sort pas si mal.
Extrait d’une conversation sur la pérennité de l’ego comme générateur de contenu sur le web.

Barcamp Paris chez Yahoo! le 12 mai 2007
Après Google, c’est au tour de Yahoo d’accueillir le Barcamp Paris, dont la onzième édition se tiendra le 12 mai prochain, de 14 heures à tard dans la nuit autour du thème de l’identité numérique.
Le onzième Barcamp Paris se tiendra le 12 mai prochain de 14 heures à tard dans la nuit dans les locaux de Yahoo France, 17 rue Guillaume Tell autour du thème très vaste de l’identité numérique.
Les Barcamp sont des séries de non conférences organisées à l’improviste dans lesquelles sont abolies les barrières intervenants / spectateurs. Tous les participants sont conviés à participer afin d’enrichir le dialogue. Il n’y a pas de sujets préparés à l’avance, chacun inscrivant le sujet dont il a envie de parler sur la grille de programme après le début du barcamp, et les intéressés rejoignant la table correspondante.
Je suis intervenu à plusieurs reprises dans les Barcamps parisiens sur le thème des Microformats, et il n’est pas exclu que j’intervienne à nouveau cette fois ci, ayant deux ou trois angles d’attaques pouvant conduire à des discussions intéressantes. L’identité numérique est en effet un sujet brûlant, et concerne :
- L’ubiquité : disposer d’une identité unique quels que soient les services et la plate-forme utilisée (Internet, téléphonie mobile…).
- La confiance : comment valider les informations affichées.
- La sécurité : comment éviter les vols et l’altération d’identité ?
- L’interopérabilité : besoin d’un système unique et largement adopté pour être crédible, mais reposant sur des standards ouverts et régis par une entité indépendante.
Barcamp Paris 11.
Le 12 mai de 14 heures à tard dans la nuit
17 rue Guillaume Tell
75017 Paris.

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Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.