La navigation par tags va-t-elle remplacer les catégories ?
Alors qu’une étude sur le comportement des utilisateurs montre que 88% des utilisateurs n’ont jamais ou très rarement navigué via les nuages de tags, le débat sur la suppression des catégories à leur seul profit n’a jamais été intense. Habari a déjà franchi le pas, Wordpress a remplacé sa table “catégories” par une taxonomie complexe, et la chose a également été discutée pour Typo avant d’être rejetée.
Apparus en 2005, les tags semblent donc bien partis pour remplacer les catégories, héritées du rubriquage traditionnel de la presse papier. Ils en sont pourtant particulièrement différents, aussi bien par leur nature que par leur fonction, et en sont complémentaires bien plus que concurrents.
Les gens sur le web utilisent-ils vraiment les tags ?
Je suis tombé récemment sur deux chiffres extrêmement intéressants concernant l’utilisation des tags dans les outils de publication sur le web, et sur les pratiques afférentes.
Le premier a été publié par Yahoo lors du WWW2008 de Pékin et concerne son service de bookmarking social Delicious, où 90% des utilisateurs et 95% des bookmarks sont rassemblés sous moins de 2000 tags, ce qui fait à la fois beaucoup et très peu.
Le second vient d’une présentation faite par Garrick Schmitt à l’IA Summit 2008 et concerne l’utilisation de la navigation par tags par les visiteurs de sites web : 87,8% d’entre eux n’ont jamais navigué à l’aide d’un nuage de tags ou ne le font jamais, et seuls 12.2% d’entre eux les utilisent régulièrement.
Compte-rendu de l'atelier web sémantique du troisième WASP café France
À l’occasion du troisième WASP café France, j’ai eu le plaisir d’animer un atelier sur le web sémantique avec David Larlet. David y présentait le point de vue des RDFa, tandis que je soutenais celui des Microformats. Cette opposition de point de vue a permis de rythmer l’atelier avec des échanges intéressants, parfois à la limite du troll, mais cela n’a rien de surprenant.
Le troisième WASP café France, c'est demain !
Juste une petite piqûre de rappel en passant pour vous signaler que le troisième WASP café France aura lieu demain soir à partir de 19 heures à l’IESA, dans le deuxième arrondissement.
Atelier Web Sémantique au troisième WASP café le 17 avril 2008
À l’occasion du troisième WASP café France, David Larlet et moi animerons l’atelier Web sémantique plus particulièrement consacré aux Microformats / RDFA et à l’usage que l’on peut faire de ces outils.
Data Portability, une initiative pour des données globalement interopérables contre le modèle Facebook
Suite à l’éviction de Robert Scoble de Facebook pour violation manifeste des conditions d’usages du site, je viens de découvrir le groupement Data Portability. Le but de data Portability est de proposer un standard applicatif ouvert pour la publication et la transmission des données à l’heure où l’on publie nos profils sur un nombre croissant de plates-formes sans qu’aucune importation, exportation ou mise à jour inter-sites ne soit possible.
Pour chaque usage, un protocole ou un format reconnu et éprouvé a été sélectionné, parmi lesquels on retrouve notamment deux Microformats, hCard et XFN.
Sémantique XHTML et bonnes pratiques
Depuis maintenant trois ou quatre ans, on peut lire jusqu’à plus soif que le web 2.0 a inauguré le règne du contenu, et cette allégation n’est pas complètement fausse. L’auteur d’un site publie un contenu ; les visiteurs y réagissent par des commentaires, des billets liés, du bookmarking social, ou de la mise en avant sur les agrégateur sociaux. Bien que la qualité des contenus promus laisse souvent à désirer – il vaut mieux ne pas trop demander aux gens de réfléchir – le système marche semble fonctionner malgré quelques ratés ici et là. Pourtant, si l’on parle beaucoup du contenu, on en oublie que trop souvent la structure, y compris dans le monde des développeurs web, à l’exception peut-être du web sémantique.
Contrairement à ce que j’ai longtemps cru, le XHTML n’est pas seulement un langage de mise en forme ; par la nature même de chacun de ses éléments, il donne du sens à la structure de la page, et ce sens peut être exploité de bien des manières. C’est pour cette raison que l’on parlera dans la suite de cet article de sémantique structurelle.
Le Barcamp Paris est-il mort ?
Je crois avoir participé à tous les Barcamp organisés à Paris, à l’exception des Barcamp Bank et des Cantine Camp, et bien qu’on y trouvât une dose de flan 2.0 ça et là, ils avaient tous été très riches et intéressants. Jusqu’à hier.
Loin de moi l’idée de critiquer l’organisation de Yahoo!, qui avait mis les petits plats dans les grands pour nous accueillir avec un open stand Ben and Jerry’s, des t-shirts personnalisés et des cerbères souriants,c’est si rare. Je parle des ateliers au contenu aussi indigent qu’un billet politique sur un Skyblog.
Pour rappel, les Foo/Bar Camps reposent sur un principe bien connu des congressistes : c’est en dehors des conférences que se discutent les sujets les plus intéressants, car, au lieu d’écouter passivement un orateur, chacun des participants apporte sa pierre à l’édifice. Le Barcamp propose donc de rassembler les passionnés (du web) autour de non conférences d’une heure sur des sujets pas forcément préparés à l’avance. Il n’y a ni orateur ni spectateur, mais uniquement des participant, et cette singularité rend les Barcamp si fascinants : on y fait émerger le contenu d’un chaos organisé. Ce onzième Barcamp Paris placé sous le signe de l’identité numérique n’avait rien de tout cela.
L’identité numérique est un thème très vaste : identification, authentification, relation de confiance, réputation, présence en ligne… sont autant de facettes d’un même roblème qui auraient pu déboucher sur tout autant de conversations passionnantes. Au lieu de cela, j’en suis ressorti avec le sentiment que quelques sociétés avaient récupéré l’événement afin de de présenter leur produit, exactement comme dans n’importe quelle conférence commerciale. En fait, l’ensemble des sujets proposés me faisaient royalement chier, pardon pour la vulgarité, et je n’étais visiblement pas le seul. Heureusement qu’il restait quelques personnes bon esprit pour troller discuter intelligemment sur les possibilités d’applications riches tournant autour d’Openoffice.org, la suite bureautique over bloated libre.
On pourra me rétorquer que c’est facile de critiquer quand on arrive les mains vides, et effectivement, je n’avais rien à présenter hier. J’aurais peut-être du ressortir ma présentation sur l’utilisation des Microformats dans les CV, et aborder OpenResume, un projet de normalisation d’architecture des CV en XHTML / XML prévu pour assurer l’interopérabilité entre les différentes plates-formes de CV en ligne qui traîne dans mes cartons depuis un moment, mais j’avoue à ma grande honte avoir eu la flemme de présenter quoi que ce soit.
Je ne sais pas si je suis le seul à avoir ressenti ça, mais pour la première fois, j’ai trouvé les conversations plus intéressantes à la cafétéria que dans les salles de discussion, le comble pour un Barcamp.

Barcamp Paris chez Yahoo! le 12 mai 2007
Après Google, c’est au tour de Yahoo d’accueillir le Barcamp Paris, dont la onzième édition se tiendra le 12 mai prochain, de 14 heures à tard dans la nuit autour du thème de l’identité numérique.
Le onzième Barcamp Paris se tiendra le 12 mai prochain de 14 heures à tard dans la nuit dans les locaux de Yahoo France, 17 rue Guillaume Tell autour du thème très vaste de l’identité numérique.
Les Barcamp sont des séries de non conférences organisées à l’improviste dans lesquelles sont abolies les barrières intervenants / spectateurs. Tous les participants sont conviés à participer afin d’enrichir le dialogue. Il n’y a pas de sujets préparés à l’avance, chacun inscrivant le sujet dont il a envie de parler sur la grille de programme après le début du barcamp, et les intéressés rejoignant la table correspondante.
Je suis intervenu à plusieurs reprises dans les Barcamps parisiens sur le thème des Microformats, et il n’est pas exclu que j’intervienne à nouveau cette fois ci, ayant deux ou trois angles d’attaques pouvant conduire à des discussions intéressantes. L’identité numérique est en effet un sujet brûlant, et concerne :
- L’ubiquité : disposer d’une identité unique quels que soient les services et la plate-forme utilisée (Internet, téléphonie mobile…).
- La confiance : comment valider les informations affichées.
- La sécurité : comment éviter les vols et l’altération d’identité ?
- L’interopérabilité : besoin d’un système unique et largement adopté pour être crédible, mais reposant sur des standards ouverts et régis par une entité indépendante.
Barcamp Paris 11.
Le 12 mai de 14 heures à tard dans la nuit
17 rue Guillaume Tell
75017 Paris.

Ma présentation CV et Microformats citée sur 01net
Merci à Mathieu qui vient de me signaler que ma présentation du 16 septembre dernier sur les CV et les Microformats venait d’être citée dans un article de 01net sur le recrutement via le web : Le web n’exclut pas une relation candidat-recruteur plus humaine.
Voilà un article, par ailleurs très pertinent, qui fait bien plaisir. Jacques, puisque je vois ton nom dans le billet, est-ce à toi que je dois cette citation ?








Passionné d'informatique depuis l'âge de six ans, je travaille en tant que responsable qualité chez blueKiwi Software, éditeur spécialiste des outils collaboratifs en entreprise. Ma double formation en sciences politiques et en informatique me permet de porter un regard particulier sur les problématiques abordées par mon poste.